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Le Journal de Lunéville

- 1932 -


3 janvier 1932
AVRICOURT
Violences - Alexandre Reginato, chef ferronnier à l'entreprise Rangeard, s'est rendu coupable de brutalités répétées à l'égard de Joséphine Erevin, avec laquelle il vit depuis deux ans, et de la fille de celle ci qu'il frappa l'an dernier d'un coup de couteau au-dessous de l'oeil gauche
Plainte a été portée contre le brutal, qui rendra compte de ses violences en correctionnelle.

FREMONVILLE
La pêche aux grenouilles - Duret P., manœuvre au hameau de Haute-Seille, écart de Cirey, pêchait des grenouilles à la main au lieudit « Au Pré » dans le ruisseau d'Herbas, affluent de la Vezouze.
Surpris par les gendarmes, le manœuvre s'est vu dresser procès-verbal.
Coups réciproques. - Le 26 courant, à 20 h 30, Modrow Théodore, ouvrier carnier, se trouvait qu café Claude, à Frémonville, o ù il ne consommait pas, sur un refus du débitant de lui servir à boire, étant donné qu'il était ivre.
Vint à rentrer, Konajeski Michel, manoeuvre au service de M. Reisch, meunier dans la localité. Ce dernier, sans aucune provocation de sa part, fut pris à partie par Modrow qui lui envoya une gifle. Konajeski riposta par un vigoureux coup de poing à son adversaire.
Le provocateur a récolté un procès-verbal pont ivresse.

10 janvier 1932
François Poincaré
Curé du Domjevin
Le dernier numéro du Pays lorrain renferme une étude, nourrie d'une riche documentation de M. Pierre Boyé sur les Poincaré à Lunéville. On y trouve notamment un grand oncle de M. Raymond Poincaré, François Poincaré, ancien curé de Domjevin.
Quinzième enfant de Jean-Joseph Poincaré, marchand et conseiller de l'hôtel de ville de Neufchâteau et de Marie-Catherine Bourdot. François Poincaré naquit le 10 septembre 1733. Il entra chez les chanoines réguliers de Saint-Augustin, réformés par saint Pierre-Fourier qui possédaient en Lorraine les célèbres abbayes de Domèvre, Chaumousey. Autrey, Saint-Pierremont. Belchamp et de nombreux
prieurés. Le jeune Poincaré fit profession à Chaumousey en 1745. passa dans diverses maisons de l'ordre, desservit en 1754 la paroisse de Saint-Boing dépendant de l'abbaye de Belchamp, revint à
Chaumousey en 1756, suppléa pendant quelque temps le curé d'Ambacourt puis fut définitivement envoyé à Domjevin en 1759. Cette paroisse sur la Vezouze, au diocèse de Metz, dont les anciens pouillés évaluent le temporel à 900 livres, dépendait de l'abbaye de Chaumousey. Comme les peuples heureux, François Poincaré n'y eut aucune histoire jusqu'en 1789.
Le 30 janvier 1781, il prêta, sans restriction, le serment à la constitution civile du clergé, donna lecture de la lettre pastorale de Lalande, évêque constitutionnel de la Meurthe et semble ne pas avoir été inquiété eux heures les plus troubles de la Révolution. Après la restauration concordataire, il se rétracta, fut maintenu à la cure de Domjevin et se trouva parmi les cent-huit « succursaliers » qui, en présence du sous préfet Lejeune firent à l'église Saint-Jacques de Lunéville, le 19 janvier 1803, le serment requis.
Sous le poids des infirmités, Poincaré dut résilier sa cure et quitta sa paroisse en 1806. M. Boyé nous fait partager les émotions de la séparation après un demi-siècle de fonctions pastorales. Le pasteur caduc prenait pour toujours congé de ses six cents ouailles. Il dit adieu à sa spacieuse église. Il s'éloigna de la Bonne Fontaine, où l'affluence des paysans, provoquée par la rumeur d'apparitions et de guérisons miraculeuses dont s'émurent les patriotes du district, l'avait mis naguère fort mal a l'aise ; de la Bonne Fontaine, dans l'eau de laquelle trois ans auparavant, les personnes accourues a l'annonce du prodige avaient, à l'exception d'une seule (sans doute le curé lui-même puni de son peu de foi) aperçu des choses merveilleuses.
Le P. Poincaré se retira à Lunéville ; il y retrouva d'anciens chanoines réguliers, notamment Nicolas Halanzier, ancien curé de Plombières, et Nicolas Blanpain, ancien curé de Saint-Martin de Pont-à- Mousson, qui avait déjà, dans cette ville, la réputation d'un « bon orateur ». En effet, le Conseil général de la commune de Pont-à-Mousson décida, en 1790, de lui confier la prédication du carême à la collégiale de Sainte-Croix. Blanpain fut curé de Lunéville de 1803 jusqu'à sa mort, en 1814, et membre du conseil municipal Halanzier ne chercha pas du côté de l'héroïsme la solution des difficultés créées au clergé catholique par l'Assemblée nationale ; il prêta serment le 23 septembre 1792 et finalement quitta Plombières pour se diriger sur Luxeuil, muni, du reste, d'un certificat de civisme ; auparavant, il avait déposé sur l'autel de la patrie un couvert et une paire de boucles en argent. Ce n'est certes pas lui qui aurait, comme le fit le curé Maffioli, le 16 mars 1814, reçu officiellement le comte d'Artois à la porte de l'église de Plombières un mois avant l'abdication de Napoléon. A Lunéville, Halanzier, « signataire de multiples pétitions, et, parait-il, effronté dénonciateur, mal libéré de tendances jansénistes, marqué d'un signe fatal, tromper ses ambitions déçues en éditant quelque maigre sermon qu'il dédie au prince Borghèse, dont il se prétend l'aumônier ».
Lunéville était également le lieu de retraite de Chatrian, ancien curé de Saint-Clément, qui, comme vicaire à Ogéviller, avait été voisin du curé de Domjevin. Si sa conversation était aussi piquante que ses nombreux écrits sur les choses ecclésiastiques de son temps, elle ne portait pas à l'ennui. C'est à côté de ces confrères, qui pour le moins sont exemps de banalité, que Poincaré passa les derniers mois de sa vie ; il mourut le 7 juin 1807, 4gè de 82 ans, entouré des soins de sa nièce Catherine-Marguerite Poincaré
La conclusion du travail de M. Pierre Boyé est sobre, mais combien éloquente : « Vers 1886 Lunéville devait voir un dernier Poincaré. C'était un sous-lieutenant de réserve du 2e bataillon de chasseurs à pied. Il s'appelait Raymond-Nicolas Landry. Il a rendu son nom immortel. »
G. FIEL.


24 janvier 1932
BLAMONT
Don - M. Streib Joseph a versé 50 fr. à la caisse de l'A.M.C, indemnité obtenue en réparation d'une diffamation.
Location des pâtis - Le maire informe ses administrés que le tirage des pâtis communaux aura lieu le dimanche 24 janvier 1932 à 14 heures, salle de la justice de paix.
Les détenteurs de pâtis qui désirent se dessaisir des parcelles qui leur ont été attribuées antérieurement, devront en faire la déclaration dans le courant de la semaine. Les personnes qui désirent participer au tirage du D2 janvier devront demander dès maintenant leur inscription sur la liste des tirages.
Il est rappelé aux portionnaires qu'ils sont tenus, conformément à l'article 3 du règlement des biens communaux, d'opérer annuellement le curage des fossés qui limitent leurs lots et d'arracher tous les arbres ou arbustes autres que les arbres fruitiers.
Toute infraction à cet article entraînera le retrait des lots attribués.
Nomination. - M. André Veil, industriel, gèrent des Anciens Etablissements Bechmann et Cie, vient d'être nommé membre correspondant de la Chambre de commerce de Nancy.

AVRICOURT
Police des chemins de fer. - Les gendarmes ont dressé des contraventions contre : Gerhmo Angely, Beziack Guiseppe et Pierre Louis, terrassiers, demeurant à Avriourt, pour circulation sans autorisation sur la voie ferrée.


31 janvier 1932
BLAMONT
Dons à l'A.M. C. - Thomas Joseph, de Gogney, 20 fr.; anonyme, 20 fr ; Demange Etienne, de Fremonville, 20 fr. ; Garland Louis, de Buriville, 20 fr. ; Martin Ed., de Buriville, 10 fr. ; Bailly de Buriville, 10 fr. ; Defrain Abel, de Blâmont, 10 fr ; Dupré Léon, de Blâmont, 5 fr. ; Jacquot Henri, de Verdenal, 10 fr.


14 février 1932
BLAMONT
HISTOIRE DE COCHONS
A la devanture d'un commerçant vendant cher sa marchandise, et connu en même temps pour être un remuant agent électoral, s'étalaient des morceaux de viande d aspect appétissant.
Entre une brave dame, qui voudrait du veau pour son homme.
«  Je n'en ai pas pour le moment, mais voilà de belles côtelettes de porc qui feront bien votre affaire. »
«  Oh ! mais non, c'est trop cher, non donc ! »
«  On vous les laissera à bon compte, je veux vous faire profiter d'une bonne occasion. »
«  Ben, alors, je veux bien ; combien c'est que je vous dois ? »
Au même instant passait un honorable citoyen de l'endroit bien placé pour savoir ce qui se passe à l'abattoir, où tous les animaux abattus doivent être reconnus sains avant de pouvoir être mis en vente.
«  D'où vient ce cochon, s'écria-t-il, il n'a pas passé la visite à l'abattoir? »
«  Je vais porter plainte à la mairie. »
En voilà une histoire.
La mairie se gratte la tête : une affaire grave. Impossible cependant de faire arrêter la plainte.
«  Je m'en f... se dit le commerçant ; ce n'est pas pour leurs beaux yeux qu'on est agent électoral d'un conseiller d'arrondissement et d'un député. A quoi serviraient nos élus s'ils ne pouvaient pas tirer d'une sale affaire les braconniers et les fraudeurs. S'ils ne me sortent pas de là, c'est qu'il n'y a plus de République des camarades.
Et voilà nos deux copains, le commerçant et l'élu au Conseil d'arrondissement, en route pour aller demander secoure au roitelet.
Les murs ont des oreilles ! Engueulades, récriminations !
«  Vous ne pouvez pourtant pas me laisser passer en correctionnelle ; qu'est-ce qu'on dirait à Jérusalem ? »
«  C'est bon, ne vous en faites pas ; on va tâcher d'arranger ça. Mais ne recommencez pas ! Allez en paix et que le Dieu d'Israël vous pardonne: il ne peut d'ailleurs vous en vouloir puisqu'il n'y a que les chrétiens qui peuvent manger du cochon. »
Nos deux compères s'en vont, rassurés et heureux, boire un bock ; ils ont eu chaud.
Oui, mais n'y aura-t-il pas des grincheux qui, inquiets pour leur petite santé n'admettront pas que l'affaire en reste là. Et il y aura encore de vives discussions qui interrompront les parties de bellotte. Est ce vraiment dans la bonne et honnête petite ville de Blâmont que cette histoire est arrivée ? Nous en doutons.

Coups. - Le 24 courant, à la sertie du café Humbert, Joseph Steib, 45 ans, entrepreneur
et Jean Berthelier, 29 ans. se prirent de querelle. L'entrepreneur ayant reçu un coup de poing sur le nez, a porté plainte à la gendarmerie.

EMRERMÉNIL
Pas en règle. - Kukjelkia David ajusteur à la Société Lorraone Dietrich à Lunéville, rencontré à Embermenil par les gendarmes, ne pu présenter à ceux ci son extrait d'immatriculation. Il a fait l'objet d'un procès-verbal.

GOGNEY
A qui les tôles ? - M. Jean Schmitt, cultivateur, possédé au lieudit «  Haut-du-Breuil », une petite carrière dans laquelle avait été édifié un petit abri pour les ouvriers avec sept tôles ondulées.
Le 19 courant, le propriétaire s'étant rendu dans son terrain, constata que les sept tôles avaient disparu. C'est M. Louis Verlé, cultivateur, qui se les était appropriées, prétendant que ces tôles lui appartenaient comme ayant été comprises dans un achat qu'il a fait autrefois sur le même terrain. L'enquête élucidera l'affaire.

Collision. - Mlle Renard, 21 ans, conduisait. Le 3 courant, vers 7 h. 15, en direction de Blâmont un breack, attelé d'un cheval et contenant des bidons de lait. Elle suivait régulièrement la droite de la chaussée, quand un camion, conduit par le chauffeur Albert Syda, 32 ans, dérapa sur la route et heurta l'arrière du break pour aller s'échouer dans le fossé.
La voiture a subi d'importants dégâts et plusieurs bidons de lait furent renversés.

21 février 1932
BLAMONT
Mise au peint. - M. Mantout, boucher, se prétendant désigné dans un article paru ici dimanche dernier nous adresse la lettre suivante :
Blâmont. le 17 février 1932.
Monsieur le gérant du Journal de Lunéville.
Clairement désigné dans un article intitulé «  Histoire de Cochons » paru sous la rubrique Blâmont dans votre numéro du dimanche 14 février, je vous requiers d'insérer dans vos colonnes la mise au point suivante, conformément à la loi de juillet 1881, réservant toute action en ce qui concerne la diffamation dont j ai été l'objet.
Le 4 janvier dernier, pour rendre service à un client, j'ai demandé à un collègue de Domèvre 1 k. 600 de viande de porc que j'ai rapporté â Blâmont.
Ce porc avait été tué à l'abattoir et estampillé à Domèvre, La viande étant dans ma boucherie, l'honorable citoyen dont vous partez - fonctionnaire de la ville - remarqua pendant mon absence que la viande n'avait pas été estampillée à Blâmont et que, par conséquent, la perception du droit à l'abatage n'avait pas été faite.
Voilà toute l'affaire. Un droit de six centimes huit millimes n'a pas été perçu, non par ma faute, mais parce que mes instructions n'ont pas été suivies.
De tout cela, vous faites une «  histoire de cochons » où l'on invoque la santé publique et la correctionnelle !
Vous auriez pu vous renseigner à des sources moins antijuives, ne pas chercher à ternir la réputation d'un commerçant et nuire à ses intérêts,
Agréez, Monsieur, mes sincères salutations.
Robert MANTOUT.
Boucher à Blâmont.

ANCERVILLER
Réunion musicale. - la Comité de l'Union musicale adresse ses plus sincères remerciements aux membres honoraires de la Société pour l'empressement généreux qu'ils ont mis à répondre à son appel à l'occasion du paiement des cotisations, montrant par là tout l'intérêt qu'ils portent à cette vaillante Société et en même temps un précieux encouragement.

6 mars 1932
OGEVILLER
Représentation théâtrale - La première soirée théâtrale organisée par l'Association Sportive d'Ogeviller a obtenu un grand succès. Des 7 heures un nombreux public envahissait la salle qui, au lever du rideau était archi comble. Nos fidèles spectateurs, qui n'avaient pas hésité à braver les rigueurs d'une température véritablement inclémente furent alors récompensés et ce fut pendant 2 heures un débordement de folle gaieté.
A cette occasion, le Comité est heureux de remercier tous ceux et toutes celles qui ont bien voulu l'aider.
Contrairement à l'avis donné, la deuxième représentation n'aura pas lieu le 6 mars ; mais le 13 Mars à 7 heures 45.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Représentation théâtrale. - Nous apprenons que l'Association Sportive d'Ogéviller donnera dimanche prochain 6 Mars, à la salle paroissiale une soirée théâtrale. Cette représentation qui vient d'obtenir à Ogéviller un grand succès, nous promet de passer une bonne soirée.
Ouverture des portes : 7 heures 15.
Rideau : à 7 heures 45


13 mars 1932
AVRICOURT
En défaut. - Rentrant de tournée et contrôlant un sujet polonais au centre de la localité, les gendarmes relevèrent deux contraventions contre Bednarczik Pierre, manœuvre à l'entreprise Chambort, pour défaut de visa d'arrivée à son extrait d'immatriculation et sa carte d'identité.
£n défaut. - Bracciali Aldo, terrassier, à l'entreprise Borle, n'a pas pu présenter son extrait d'immatriculation aux gendarmes. Procès verbal.

DOMEVRE SUR-VEZOUZE
Pas veinard - De service au poste fixe dans la commune les gendarmes constatèrent que la bicyclette sur laquelle pédalait W... François, berger à Igney, état dépourvue de plaque d'identité.
Procès-verbal fut dressé

OGEVILLER
Les ambulants. - Deux contraventions ont été relevées contre Michel del Monaco, marchand ambulant, qui était dépourvu de récépissé d'inscription au registre du commerce et de déclaration de sa profession ambulante
Soirée théâtrale - La soirée théâtrale donnée dimanche soir à Domèvre par l'Association Sportive de Ogéviller a obtenu encore un bon succès. La prochaine soirée aura lieu dimanche prochain 13 Mars à Ogéviller. Ouverture des portes à 7 heures 15.
Rideau à 7 heures 45.
La location est comme d'habitude ouverte à l'école.
Football. - Ogéviller (mixte) bat A. S Dombasle (J) par 6 buts à 1.
Dimanche prochain Ia première équipe joue à Blainville contre la réserve locale
A l'Officiel. - L'Association sportive d'Ogéviller vient d'être déclarée au Journal Officiel. Le siège social est établi à l'école d'Ogéviller.


27 mars 1932
DOMJEVIN
Bal des conscrits - Grand bal gratuit le lundi de Pâques 28 mars, offert par les conscrits des classes 31 et 32, en matinée, à 14 h. 30, et soirée, à 20 h. Musique de choix, parquet ciré et danse du coq.

OGEVILLER
Foot-Ball. - Lundi de Pâques, huit équipes de la Région lutteront entre elle pour tenter de s'approprier les deux challenges mis en compétition par l'association sportive des anciens élèves d'Ogéviller. En premières équipes. Blâmont (1), Lunéville (2). Cirey Mazerand (1) et Ogéviller (1) se livreront certainement un beau duel tandis que les jeunes feront tout leur possible pour faire aussi bien. Les finales, auxquelles l'A.S.A E i Ogéviller convoque tous les amateurs de beau sport se joueront à partir de 1 h. 30.


3 avril 1932
BLAMONT
Soirées théâtrales. - Nous apprenons quel l'association sportive des anciens élèves d'Ogéviller donnera le samedi 2 Avril sur la scène de Bon Accueil une soirée théâtrale avec un programme très intéressant.
Conseil municipal. - M. J. Crouzier, désigné comme secrétaire, donne lecture du procès-verbal de la dernière séance qui adopté sans observation.
Le conseil donne un avis défavorable en ce qui concerne le projet d'abandon au département de toutes les ressources vicinales.
Vote un crédit de 1 000 fr. destiné au bureau de bienfaisance, pour la création d'une caisse de secours.
Approuve la liste de proposition des répartitions pour 1932.
Décide de faire procéder au remplacement de la bascule publique en mauvais état et d'une force devenue insuffisante pour le pesage des camions de gros tonnage. Vote un crédit de 15.000 francs pour l'achat d'un appareil pouvant supporter 20 tonnes et autorise le maire à traiter de gré à gré.
M. le maire donne connaissance des études faites en vue de trouver un produit résistant pour le revêtement des trottoirs. Des essais définitifs auront lieu prochainement et les travaux seront entrepris dès les résultats connus. Ces travaux de revêtement, d'un intérêt capital, au point de vue de l'embellissement des rues et dont l'importance n'a pas échappé au conseil municipal, seront entièrement à la charge de la ville. L'empierrement et le cylindrage des rues du Château, des Voileurs et du Puits-Joppée, étant sur le point de recevoir leur exécution, il importe que les propriétaires qui ne sont pas encore raccordés sur le réseau d'égouts et qui déversent des eaux usées sur la voie publique, fassent entreprendre le plus rapidement possible les travaux nécessaires.
Tenant compte des démarches faites par M. le maire au ministère de l'intérieur et des résultats obtenus prés des services de l'hygiène, le conseil, sous certaines réserves, acceptant la subvention de 250.000 fr. qui vient de lui être accordée, vote la somme nécessaire pour faire exécuter les travaux de construction d'égouts, trottoirs et caniveaux pavés dans la seconde partie de la ville.

XOUSSE
Quête. – La quête au profit des pupilles de l'école publique, faite au mariage de M. Robert Ossieur, sous-officier au 8e bataillon de chasseurs à pied, avec Mlle Marie Petitjean, fille de M. Auguste Petitjean, conseiller municipal, a produit la somme de 92 fr. 50.


10 avril 1932
BLAMONT
Don aussi généreux qu'original. - En ouvrant son courrier, M. de Turckheim a eu l'agréable surprise de trouver dans une enveloppe qui n'attirait en rien l'attention deux billets de banque de 1.000 francs qui étaient placés dans une page mal déchirée d'un catalogue des grands magasins du Louvre, datant de 1887, et sur laquelle l'expéditeur avait rapidement tracé la mention suivante : « Pour les petits souliers de la maison maternelle de Blâmont. »
Conformément au désir de ce donateur anonyme, cette somme de 2.000 fr. a été Immédiatement remise à la Maison maternelle, ou elle sera judicieusement employée.
La Direction de cette institution, à la tête de laquelle se trouve le dévoué M. de Turckheim qui s'intéresse particulièrement à cette œuvre, qui devient journellement de plus en plu importante, adresse ses vifs remerciements à ce généreux donateur anonyme.


24 avril 1932
BLAMONT
Troupeau transhumant. - Bernard Knab, berger à Koffen (B.-R), conduisait son troupeau de moutons à Manonviller. Comme il ne l'a pas fait visiter par un vétérinaire à son entrée en Meurthe-et-Moselle, procès-verbal lui a été dressé.
Société de tir. - Le conseil d'administration de la Société de Tir s'est réuni mercredi dernier à Bon Accueil, a 18 h 15, sous la présidence de M. le docteur Collot, conseiller d'arrondissement.
Il a été décidé que les séances de tir auraient lieu les dimanches 17 et 24 avril, 8, 22 et 29 mai, 5 et 12 juin, le matin seulement, de 8 heures à 11 h. 30.
Le règlement est le même que celui de l'année dernière.
Le comité espère que cette année les tireurs viendront plus nombreux encore au stand des Marmottes et que tous tiendront à terminer leurs tirs afin de participer à la magnifique distribution de prix qui aura lieu en octobre prochain.
Don. - Une somme de 100 fr. a été remise à M. le maire pour être répartie entre le bureau de bienfaisance et la caisse des écoles.

LEINTREY
En défaut. - Lucie Bertrand, marchande ambulante à Bertrambois, a fait l'objet d'un procès-verbal pour défaut de patente sur les professions ambulantes.

28 avril 1932
OGEVILLER
Code de la route. - En tournée, territoire de la commune, les gendarmes ont constaté qu'un camion automobile, piloté par Gérard Lucien, chauffeur, rue du Château, à Blainville, avait abordé le carrefour formé par la route nationale 4, le chemin d'intérêt commun 19, et le chemin vicinal, puis doublé deux cyclistes, sans avoir au préalable annoncé son approche.
Procès-verbal a été relevé contre l'imprudent chauffeur qui, étant en outre détenteur d'un permis de circulation périmé, a fait l'objet d'une contraction supplémentaire.


1er mai 1932
RECLONVILLE
Arme prohibée. - Les gendarmes de Blâmont ayant appris que Martin Pierre, 18 ans, vannier à Reclonville, avait tiré un coup de pistolet dans la localité, le 11 courant, vers 15 heures, l'interrogèrent. Martin déclara, qu'en effet, avant eu une discussion avec son beau-père, Remetter Antoine, vannier, il avait tiré un coup de feu en l'air pour effrayer celui-ci.
Invité à présenter l'arme e n question, le jeune homme déclara l'avoir jetée dans le ruisseau la « Verdurette », où elle ne put être retrouvée.
Le vannier a récolté un procès-verbal pour port d'arme prohibée.

OGÉVILLER
Code de la route. - En tournée, territoire de la commune, les gendarmes ont constaté qu'un camion-automobile, piloté par Gérard Lucien, chauffeur, rue du Château, à Blainviile, avait abordé le carrefour formé par la route nationale 4, le chemin d'intérêt commun 19, et le chemin vicinal, puis doublé deux cyclistes, sans avoir au préalable annoncé son approche.
Procès-verbal a été relevé contre l'imprudent chauffeur qui, étant en outre détenteur d'un permis de circulation périmé, a fait l'objet d'une contravention supplémentaire.


8 mai 1932
BLAMONT
Grivèlerie. - Bertrand Auguste, 25 ans, sans domicile fixe, s'est présenté chez plusieurs débitants et leur a demandé de lui faire à manger, entre autres chez Mme veuve Hainzelin, à Barbas, MM Tomasetti et Pinot, débitants a Blâmont, mais après plusieurs repas il n'est pas venu règler ses dépenses. De plus, il avait emprunte une somme de 29 fr. à la veuve Hainzelin, un poids de fonte à M. Tomasetti et était allé acheter 39 mètres de cordeau et deux mousquetons chez M. Tiha, seller, pour 30 fr., qu'il n'a pas soldés.
Bertrand est coutumier de ces sortes d'abus de confiance et est activement recherché.

15 mai 1932
AVRICOURT
A.M.C. - Remise de décoration. - C'était bien, c'était beau, c'était touchant ! Ces trois expressions s'appliquent intégralement et sans aucune restriction à la fête organisée le 5 mai à Avricourt par la sous-section de l'Association des anciens combattants et dont nous avons oublié le programme dans notre numéro du 2 courant...
Le cérémonial qui accompagne la remise de la croix de la Légion d'honneur est toujours impressionnant, mais à Avricourt, en la circonstance, il avait revêtu un caractère particulier en ce sens qu il était présidé par un prêtre dont la modeste soutane, cependant ornée d'une brochette de décorations évoluait avec aisance au milieu des jaquettes et des vestons des camarades anciens combattants. C'est que le R. P. Vigy, ancien lieutenant de vaisseau, chevalier de la Légion d'honneur et croix de guerre, qui avait repris du service en 1914 et avait fait partie de la brigade des fusiliers marins de l'amiral Ronarch, est membre de l'Association des anciens combattants et avait été choisi par les camarades d'Avricourt pour remettre, après obtention de la délégation du grand-chancelier de la Légion d'honneur, la croix au nouveau chevalier de l'ordre, M. Houillon Eugène, propriétaire à Amenoncourt, qui a été grièvement blessé et cruellement défiguré, au cours de la guerre.
Mais voici la foule qui se groupe auprès du monument aux morts: le drapeau tout flambant neuf de la sous-section sort de la mairie et, à la hauteur du monument, est remis à M. Rietsch, président, qui, après une belle allocution, le confie au porte-drapeau, M. Frécot.
Le R.P. Vigy fait sonner « Au Drapeau » et prie M. Houillon de venir se placer devant l'emblème, puis après le commandement « Ouvrez le ban », s avance vers le nouveau chevalier, prononce la formule sacramentelle : « Au nom du président de la République... », épingle sur sa poitrine la croix des braves et lit la citation qu'il a méritée. Il remet ensuite la croix de guerre à M. Erichemann, d'Amenoncourt, et commande « Fermez le ban », après avoir lu la citation de ce dernier.
Après l'observation d'une minute de silence et de recueillement, tout le monde se rend à l'église où a lieu une cérémonie religieuse qui avait été préparée pour donner plus d'éclat possible à la fête. Le R. P. Vigy officiant a, en outre, donné le sermon dont le thème s'adaptait admirablement aux circonstances. Le prédicateur a développé l'idée puisée dans un livre écrit par le maréchal Pétain sur les divers sentiments qui devaient animer les poilus de la grande guerre et notamment les défenseurs de Verdun.
Après la cérémonie religieuse, un vin d'honneur a été servi dans la salle de la mairie où se sont réunis les anciens combattants, leurs familles et leurs amis, qui ont écouté avec sympathie une forte allocution de M. Guérin, propagandiste de la sous-section d'Avricourt, dont le langage a été très applaudi.
En résumé, belle et bon ne matinée dont les Avricourtois garderont le meilleur souvenir.


22 mai 1932
BLAMONT
Plainte a été portée contre M. Jean Grasser, monteur d'une société de Strasbourg, lequel a disparu de Blâmont sans acquitter les 391 fr. 30 de travaux effectués par M. Joseph Steib, entrepreneur, et sans restituer deux outils évalués 35 fr.


29 mai 1932
VERDENAL
Vol d'un réveil. - Le 29 mai dernier, vers 17 heures, le jeune Masson René, 14 ans, garçon de culture pénétra dans la cuisine de Mme veuve Marguerite Houillon dont la porte était ouverte, et déroba un réveil matin placé sur le buffet et le porta dans sa chambre.
Le surlendemain, apprenant que la gendarmerie faisait une enquête il replaça le réveil, sans se faire voir, sur une fenêtre donnant sur la ruelle de la maison de Mme Houillon.
Cette restitution tardive n'empêchera pas le jeune Masson d'être poursuivi.

REPAIX
Farce ou vol. - Plusieurs cultivateurs qui avaient laissé leur charrue dans les champs ont été surpris de constater que les balances de leur instrument agricole avaient été changées et, pour deux d'entre eux dérobées.
On croit qu'il s'agit d'une mauvaise farce faite lors de la fête patronale de cette commune ; néanmoins, sur la plainte de ces cultivateurs, la gendarmerie enquête.


5 juin 1932
AVRICOURT
Insultes. - Lemée François, manoeuvre à Avricourt, injuriait sur la voie publique M. Dutour Antoine, conducteur de travaux à l'entreprise Rangeard.
Les gendarmes de passage, lui dressèrent procès-verbal, pour tapage injurieux sur la voie publique.

DOMÈVRE-SUR-VEZOUZE
Quête. - A l'occasion du mariage Dedenon-Aubry, une quête faite à la mairie a produit la somme «le 62 fr. 10, destinée à la Caisse des écoles.
Remerciements et vœux.

LEINTREY
Dons. - Une quête faite au mariage Didier-Raoul, a produit la somme de 42 fr. 25.
Ont donné pour le monument : M. Adolphe Lhuillier, 100 fr. ; M. Camaille Charles, 15 francs.


12 juin 1932
BLAMONT
Conseil Municipal. - Le Conseil Municipal s'est réuni mardi dernier pour sa session de mai.
Avant d'ouvrir la séance, M. Colin, maire, adresse à ses collègues l'allocution suivante :
«  Depuis notre dernière réunion, bien des évènements se sont produits :
«  1° Les élections législatives. Nous conservons dans notre arrondissement notre représentant. S'il est bienséant et naturel de féliciter l'élu de son succès, il est juste de rendre hommage au courage malheureux. . r
«  Souhaitons Messieurs, qu en présence des contingences extérieures, fort peu réjouissantes - une large union se fasse au Parlement, qui mette la France en posture de résister victorieusement aux assauts qui lui sont et seront livrés de trop de côtés à la fois. Et, pour notre modeste part, continuons à pratiquer cette union qui serait si profitable aux intérêts du pays.
2-«  Quelques jours après les élections, un de ces trop nombreux métèques qui encombrent notre territoire, abusant de notre hospitalité plus que bienveillante, assassinait le Vénérable Président Doumer. Comme tous les bons Français, nous avons pris notre part au deuil du pays et de la famille du Président défunt si cruellament frappée, après les multiples sacrifices que lui avait imposés la guerre.
«  L'Assemblée Nationale, comblant le vide créé par la mort de M. Doumer, a envoyé à l'Elysée un bon Lorrain, M. Albert Lebrun, Président du Sénat et Président du Conseil Général de notre département. Me faisant votre interprète auprès de notre éminent compatriote, je lui ai adressé nos félicitations en ces termes:
« Le Conseil Municipal de la ville de Blâmont interprète de la population toute entière, heureux de voir de nouveau la Lorraine à l'honneur en votre personne, vous exprime, M. le Président de la République, sa joie et vous adresse l'assurance de son respectueux dévouement et de son attachement à la République. »
«  J'en ai reçu la réponse suivante :
Paris, 19 mai 1932,
«  Mon cher Maire,
«  J'ai pris connaissance des félicitations que vous m'avez adressées au nom du Conseil Municipal de Blâmont à l'occasion de mon élection à la Présidence de la République.
«  Très touché de cette marque de sympathie, je vous prie d'être mon interprété auprès des Membres du Conseil Municipal et des habitants de Blâmont pour leur exprimer mes remerciements cordiaux et leur renouveler l'assurance de mon affectueux attachement.
«  Croyez, mon cher Maire, à mes sentiments bien dévoués. »
A. LEBRUN
Ces évocations rétrospectives faites, il I nous reste à aborder l'ordre du jour de notre séance.
M. Crouzier est désigne en qualité de Secrétaire.
Le Conseil approuve les comptes de gestion et administratif qui s'élèvent en recettes à 835.973 fr., en dépenses a 651.376 fr., soit un excédent recettes pour l'exercice 1931 de 184.597 francs.
M. le Maire donne connaissance de documents relatifs aux caisses de chômage total et chômage partiel ainsi que des conditions à remplir pour avoir droit aux secours. De l'ensemble de ces documents il résulte que la commune a tout intérêt de s'affilier à la Caisse Départementale, Les fonds versés devant être administrés par une commission municipale. Un premier crédit de 2.000 fr. est voté pour permettre à la commune de Blâmont de s'affilier aux deux caisses précitées.
Le Conseil approuve les comptes de gestion et administratif de l'Hospice qui s'élèvent en recettes à 250.000 fr. en dépenses à 156.000 fr. soit un excédent recettes de 94.000 francs.
Approuve également le budget additionnel du même établissement pour l'exercice 1932 s'élevant en recettes à 136.031 fr. et en dépenses à 136.000 fr. Dans le total de cette dépense se trouve inscrite une somme de 85.000 fr. en vue de doter l'Hospice du chauffage central qui fonctionnera pour cet hiver.
Vote un crédit de 25.000 fr. pour l'installation complète et l'achat d'un nouveau pont-à-bascule Cette somme devenue nécessaire par suite des travaux effectués en raison du terrain mouvant, sera supportée pour une bonne partie, par les subventions du Ministère de l'Agriculture.
M. le Président donne connaissance des démarches faites au Ministère en vue de la modification du deuxième projet de construction d'égouts en raison des difficultés rencontrées. A la suite de la visite sur place des Ingénieurs des Ponts ainsi que du rapporteur général de la Commission départementale d'hygiène et du Ministère, il faut espérer un ajustement nouveau du projet qui nous donnerait satisfaction.
Le Conseil décide de faire procéder aux travaux de cylindrage de la rue du Collège.
Autorise le maire à procéder à l'adjudication du charbon nécessaire au chauffage des établissements municipaux.
Approuve les comptes de gestion et administratif de l'exercice 1931 (B. de B.) qui s'élèvent en recettes à 11.857 fr. en dépensés à 4.706fr., soit un excédent de recettes de 7.150 fr.
Autorise le Maire à procéder à la location de l'herbe des chemins et des fruits.
Approuve le budget additionnel du Bureau de Bienfaisance, en recettes à 7.150 francs, en dépenses à 7.100 francs.
Autorise le Maire à prendre les dispositions nécessaires d'un commun accord avec la commission des Fêtcs, en vue de l'organisation de la fête du Comice Agricole de l'arrondissement de Lunéville, qui aura lieu cette année à Blâmont, le 21 août.
M. le Maire donne connaissance des résultats obtenus pour le revêtement des trottoirs. Par suite du mauvais temps il n'a pas encore été possible de terminer les essais. Une couche de matière agglutinant doit être posée dans quelques jours.

CHAZELLES
Vol d'une montre. - Mme Flaus Jeanne, institutrice, s'en fut, le 12 mai, au bureau de l'assistance publique, à Nancy, pour y chercher la jeune Grimber Marie, 17 ans, qu'elle avait engagée comme bonne.
Au bout de trois semaines, l'institutrice n'étant pas satisfaite des services de la jeune fille, la reconduisit au bureau de l'assistance publique.
Après le départ de la bonne, Mme Flaus étant revenue chez elle et ayant besoin de sa montre, voulut la prendre dans une armoire où elle l'avait déposée auparavant. Mais quelle ne fut pas sa surprise en constatant que la montre avait disparu. L'institutrice a porté plainte ; elle suppose que sa montre a été dérobée par la jeune Grimber.
Cette dernière va être interrogée par les gendarmes.

19 juin 1932
AVRICOURT
Accident. - Le 8 juin; vers 7 heures, M. Masson Aimé, plâtrier à Saint-Georges (Moselle), venait de traverser avec sa camionnette, le village, lorsqu il entendit l'avertisseur d'une autre voiture qui voulait le doubler. Il se rangea à droite, mais au moment où cette automobile le doublait, le pneu avant gauche de sa camionnette éclata et lui fit faire une embardée à gauche. Afin d'éviter l'accident, le conducteur de l'autre voiture. M. Bajot Pierre, 29 ans, demeurant à Lunéville, fut obligé d'obliquer également à gauche et alla se jeter dans le fossé. L'accident se borne à des dégâts matériels.
Tombola de l'A.M.C. - Le tirage de la tombola dont le produit est uniquement réservé à notre caisse de Secours « Solidarité », a eu lieu à la mairie d'Avricourt, le 12 juin à 15 heures.
Les heureux gagnants voudront bien trouver ci-dessous la liste des numéros sortis :
139 142 170 215 262 281
318 390 394 418 443 460
527 552 580 635 659 664
708 759 781 809 877 891
905 925 946 1041 1044 1053
1101 1151 1158 1230 1234 1276
1336 1355 1358 1414 1435 1467
1507 1524 1580 1618 1639 1678
1706 1746 1761 1829 1891 1898
1906 1951 1973
Les camarades devront consulter la liste donnant le détail des lots auprès de leur délégué communal.
Pour prendre possession des lots, prière de s'adresser à M. Zang, secrétaire de notre 51e section d'Avricourt.
Les lots non réclamés dans le délai de trois mois seront acquis à la Société.
La majeure partie des lots nous ont été offerts par des donateurs ; qu'ils veuillent bien trouver ici, l'expression de nos sincères remerciements.
Dons. - Le président remercie les généreux donateurs qui ont tenu à participer à l'achat du drapeau.
Les dons parvenus à ce jour sont les suivants :
François Joseph de Leintrey 30 fr
Houillon Eugène, Amenoncourt 100 fr
Gouviot Ernest, Avricourt 50 fr
Henely Jean, Avricourt 25 fr
Briat, Xousse 10 fr
Montagnon Louis, Xousse 10 fr
Anonyme, Blâmont 150 fr
Anonyme, Blâmont 30 fr
Anonyme, Cirey 100 fr
Paul Bertrand, Avricourt 50 fr
Haas Auguste, Avricourt 50 fr
- A l'occasion du mariage de M. Lucien Fix avec Mlle Emile Bertrand, fille de notre camarade Bertrand, d'Avricourt, une quête faite à la mairie d'Avricourt a rapporté la somme de 50 fr. destinée à la caisse de secours.
Merci à tous et nos meilleurs vœux de bonheur aux jeunes époux.
Décorations. - Nous apprenons avec joie, que notre sympathique camarade et ami Humbert, de Remoncourt, figure au tableau de la médaille militaire (J. O,).
Toutes nos félicitations.

BLAMONT
Un beau geste. - A l'occasion de la fête annuelle corporative de la « Basoche Lunévilloise », une délégation de cette association mutualiste professionnelle, ayant à sa tête M. Léon Claudel, principal clerc de M Jean Crouzier, notaire et à laquelle s'était joint M. Robert Mantout, conseiller municipal, est allée s'incliner, au cimetière de Blamont, sur les tombes des regrettés camarades qui y reposent : MM. Charles Laval, ancien président d honneur et Aimé Gobert, ancien président actif.
Après l'observation d'une minute de silence, M. Claudel le dévoué correspondant cantonal de la Basoche, déposa sur chaque tombe une superbe gerbe de fleurs au nom de tous leq sociétaires.
Ce geste, émouvant dans sa simplicité, mérite d'être signalé.


3 juillet 1932
BLAMONT
Grave accident d'automobile. - Un grave accident d'auto s'est produit dimanche dernier, vers 8 heures à 200 mètres du village de Gogney, sur la route nationale de Blâmont à Strasbourg, causant la mort d'une fillette de 3 ans, et trois blessés, dont deux assez grièvement.
M. Poirson Laurent, agent général d'assurances à Sarrebourg, conduisait sa voiture, dans laquelle avaient pris place Mme Poirson, née Klein, 29 ans, son épouse ; Jeannine Poirson, 3 ans, sa fille ; Mme Seneintz, 58 ans, mère de Mme Poirson, pour se rendre à la fête de l'Union Drouot.
La voiture roulait à une allure modérée, lorsqu'on arrivant à 200 mètres de Gogney, un dos d'âne de la route, lui fit faire, malgré les efforts de M. Poirson pour se redresser, une violente embardée qui la jeta contre un arbre.
Sous le choc la petite Jeannine que sa mère tenait sur ses genoux fut tuée. Mme Poirson qui avait été elle-même grièvement blessée fut transportée à l'hôpital de Blâmont. Mais son état permit néanmoins de la diriger le soir sur son domicile à Sarrebourg, où elle reprit connaissance. Le docteur qui la soigne espère que sauf complications, elle se rétablira assez rapidement. Quant à la grand-mère Mme Seneintz elle portait de nombreuses contusions sur tout le corps, et M. Poirson lui-même était blessé légèrement à la tète.
Les obsèques de la petite Jeannine, dont le corps a été ramené à Sarrebourg, ont eu lieu mardi dernier après-midi.
Nous adressons à M. Poirson et à sa famille, dans cette pénible circonstance nos condoléances émues.
Passage de troupe. - Le maire informe ses administrés qu'un détachement du 120e régiment d'artillerie lourde, composé de : 15 officiers, 60 sous-officiers, 360 hommes de troupes et 360 chevaux, cantonnera à Blâmont, le 2 juillet 1932.
Située sur la route Nationale, la ville est susceptible - à de nombreuses reprises dans le courant d'une année, - de loger des troupes. Tâche qui était plus facile avant la guerre, si on songe que la ville logeait 1.200 hommes en billets de logements. C'est devenu aujourd'hui une chose impossible, surtout si la troupe se compose d'artillerie ou de cavalerie : de nombreuses granges ayant été transformées, il est difficile de loger des chevaux.
Devant certaines mauvaises volontés, nous tenons à signaler une fois pour toutes que tout habitant doit le logement. La loi de 1877 est formelle sur ce point.
Acte de probité. - Le jeune Fleuréan, ayant trouvé, jeudi dernier, un portefeuille contenant la somme de cinq cents francs, s'est empressé de le déposer à la mairie, où sa propriétaire fut heureuse d'en prendre possession.
Nos bien vives félicitations à ce brave et honnête petit garçon.

AVRICOURT
Procès-verbal. - Les gendarmes en patrouille sur le territoire ont rencontré Ali Ben Tahara, sujet marocain, terrassier à Nancy, lequel n'a pu présenter aux représentants de la loi sa carte d'identité d'étranger. Il a fait l'objet d'un procès-verbal.

DOMÈVRE-SUR VEZOUZE
Quête. - Une quête faite à la mairie, à l'occasion du mariage Gens-Soubriard, a produit 25 fr., remis à la caisse des pompiers. Remerciements et voeux.

BARBAS
Cambriolage. - Samedi dernier, Mlle Claire Haxaire, institutrice, constata à son réveil que ses appartements avaient été visités par un cambrioleur.
Un carreau avait été cassé à la fenêtre, les meubles avaient été fouillés. Deux portefeuilles avec 600 francs, une paire de gants, une bouteille d'eau-de-vie, avaient été enlevés. A la cuisine, 10 fr. en monnaie et une lampe électrique ont été dérobés. A la cave, une bouteille de champagne avait disparu. Le préjudice se montait au total à 780 francs.
L'enquête a permis de trouver le coupable : Maurice Lefèvre, 22 ans, garçon de culture, sans domicile fixe, qui avoua.
Il a été arrête pour être déféré au parquet.

FREMONVILLE
Collision d'autos. - Le 16 courant, vers 10 h. 30, le maréchal des logis Grosjean, du service géographique de l'armée, en garnison à Domont (S.-et-O.), actuellement en déplacement à Domêvre-sur-Vezouze, circulait dans une automobile pilotée par le chauffeur Grand Albert Julien, en garnison également à Domont. Le maréchal des logis venait de poser un poteau repère à proximité de la commune de Frémonville. Comme il avait pris le chemin du retour vers Domévre, le conducteur Grosjean, en traversant Frémonville, avant d'arriver à un carrefour, ralentit sa marche et actionna son appareil avertisseur. Mais au moment où il s'engageait dans le carrefour, une auto pilotée par M. Dupuy Gaston, négociant à Cirey, déboucha du chemin d'intérêt commun n° 20 et vint tamponner la voiture conduite par le militaire.
Les deux véhiculés ont subi des dégâts, mais aucun accident de personne n'est à déplorer.
M. Dupuy. qui ne circulait pas sur la droite de la chaussée et qui aurait du laisser la priorité de passage à la voiture conduite par Grosjean, a fait l'objet d'un procès-verbal.

10 juillet 1932
Blamont
Dans le mur. - Henri Bannewarth et Alfred Bentz, 20 ans, conduisaient à Blâmont un camion attelé d'une remorque appartenant à M. Michel, entrepreneur de transports à Colmar.
S'étant trompés de route, ils voulaient faire demi-tour et commencèrent par décrocher la remorque. Mais, en raison de la déclivité du terrain et du poids du chargement, la remorque roula et, malgré les efforts des deux conducteurs, alla heurter le mur de la maison de Mme veuve Roger, propriétaire à Blâmont.

BLAMONT
Fête nationale. - Voici le programme: 13 Juillet. - 21 h. 30, retraite aux flambeaux, avec le concours de la fanfare la Blâmontaise et la compagnie de sapeurs-pompiers. Illumination des édifices publics.
14 Juillet. - 9 heures : manoeuvre de la compagnie des sapeurs-pompiers et du matériel d'incendie.
15 heures : chants par les enfants des écoles, rafraîchissements, jeux et divertissements, mât de cocagne, concours divers, feux de jour, bombes japonaises. Distribution des prix. Pendant toute la durée des jeux, concert par la fanfare la Blâmontaise.
21 h. 30, route de Frémonville : grand feu d'artifice. Concert par la fanfare la Blâmontaise. Illumination des édifices publics.
A l'issue du feu d'artifice, à l'hôtel de ville : grand bal populaire.
M. le maire invite la population à pavoiser.

AVRICOURT
Oeil crevé. -- La fillette des époux Ruyer, fromagers, voulait enlever une paire de ciseaux avec laquelle s'amusait sa soeur âgée de 4 ans. Par suite d'un mouvement brusque, le dangereux instrument blessa la plus jeune des fillettes à l'oeil gauche.
La petite blessée fut conduite d'urgence à Nancy, où les chirurgiens ont procédé à l'enlèvement de l'oeil crevé.

IGNEY
Arrestation. - En vertu d'un extrait de jugement du tribunal militaire permanent de Nancy le condamnant à à trois mois de prison et aux frais envers l'Etat pour insoumission, Chevillot Auguste Clément, 22 ans, célibataire, au service de M. Verdenal, à Igney, a été arrêté par les gendarmes et écroué

OGÉVILLER
Arrestation. - Condamné imam le tribunal correctionnel de Lunéville pour rébellion et non représentation d'enfants, Charles Coster, 36 ans, manoeuvre, a été mis en état d'arrestation et écroué pour deux mois à la prison de Lunéville.

17 juillet 1932
BLAMONT
Trop tard ! - Les gendarmes rentrant de tournée de nuit, dressèrent contravention contre M. L .... Joseph, cafetier, Grande-Rue, pour fermeture tardive de son établissement.
Au voleur. - M. Emile Demange, chef de gare du chemin de fer départemental L.B.B., se rendant à son bureau le 9 courant, constata que la porte donnant sur la voie était ouverte. Un carreau avait été démastiqué ce qui permit aux cambrioleurs de tourner la clef qui était restée sur la serrure à l'intérieur.
Les tiroirs du bureau, de deux buffets et d'un classeur avaient été visités ainsi que plusieurs boites dans lesquelles il y a ordinairement de l'argent, mais qui justement ne contenaient aucune valeur. Dans un buffet de la cuisine, un verre de rhum manquait dans un litre, une bouteille d'eau-de-vie et un litre de vin avaient disparu. Les malfaiteurs ont également visité la gare terminus, à 200 mètres de là, mais ils n'ont rien emporté. M. Demange a porté plainte pour un préjudice de 40 francs.
Une enquête est ouverte par les gendarmes.

DOMÈVRE-SUR-VEZOUZE
Pas en règle. - Willig Eugène, plâtrier à Ivry (Seine), stationnait avec sa motocyclette devant le garage Labord, à Domèvre-sur-Vezouze. Invité par les gendarmes à présenter ses papiers et n'ayant pu exhiber le permis de conduire, procès-verbal lui a été dressé.


24 juillet 1932
AVRICOURT
Et le registre ? - M. Mihalie Joseph, terrassier à l'entreprise Michaut, logeait chez lui deux ouvriers serbes, depuis le 10 juillet. Comme il ne possédait pas de registre de logeur, il a récolté un procès-verbal.

EMBERMENIL
La plaque. - M... Paul, garçon de culture, circulait territoire d'Emberménil avec une bicyclette non éclairée. Rencontré par les gendarmes, l'imprudent s'est vu octroyer un procès-verbal.

31 juillet 1932
BLAMONT
Distribution de prix aux Ecoles. - Dimanche dernier, a eu lieu à l'Hôtel de Ville, devant une très nombreuse assistance, la distribution des prix aux élèves des écoles. M. Mazerand, député, présidait la cérémonie entouré de : MM. Colin, maire ; Campion, adjoint ; A. Laurent ; docteur Collot, conseiller d'arrondissement ;Charton, Crouzier, Chambrey, Lartisant, Diot, Mantout, et Conrad, conseillers municipaux.
Comme chaque année, « La Blâmontaise », sous la direction de M. Chevalier, prêtait son gracieux concours.
Après l'exécution de la « Marseillaise », M. Colin, maire, prononça une allocution très applaudie.
Après avoir présenté les excuses de MM Labourel, de Turckheim et Veil, que des obligations difficiles à éluder retenaient loin de la cérémonie, M. Colin remercia M. Mazerand, d'avoir voulu en accepter la présidence, témoignant ainsi de l'intérêt qu'il porte à l'enseignement national, et à l'enseignement primaire en particulier.
Puis passant en revue les succès scolaires, M. Colin se félicita des résultats, plus brillants encore cette année que les précédentes, obtenus aux divers examens :
« Chez les jeunes filles, dit-il, Mlles Lartisant et Resnick ont obtenu le certificat d'études de premier ordre. Mlle Lartisant, fille de notre sympathique collègue au conseil municipal, a, en outre, été reçue à l'examen des bourses, voyant ainsi s'ouvrir devant elle, un avenir que son travail et son intelligence peuvent rendre brillant : ce que je lui souhaite de tout cœur.
« Au certificat du 2e ordre, je note, par ordre de mérite : Mlles Kientzler, Benédict, Guérin, reçues avec la mention très bien, à la tête de leurs compagnes du canton.
« Mlles Rigoulet, Chambrey, avec mention bien, et enfin Mlle Bagard.
« Belle moisson, vous le voyez, qui fait honneur aux maîtresses qui, les premières, ont déposé la bonne semence, mais, surtout à Mlle Nô, directrice, laquelle, en se piquant les doigts, a su écarter ronces et épines pour parfaire la récolte.
« A toutes, élèves et maîtresses, j'adresse nos vives félicitations.
« Du côté des garçons, j'enregistre avec plaisir le succès du jeune Holveck au certificat du 1er ordre et des élèves Massa Félix (mention bien), Daguindeau Robert et Merveley Roger, lauréats du certificat du 2e ordre.
« A eux aussi et à leur dévoué maître, vont nos sincères félicitations et nos encouragements pour l'avenir.
« Ce brillant palmarès que je viens d'étaler sous vos yeux me fournit la conclusion de mon allocution que je vous ai promis de faire brève.
« Cette conclusion sera un conseil que je vous demande de suivre et, en quelque sorte, une prière que vous exaucerez, j'en suis certain.
« Notre bon La Fontaine - que vous lisez quelquefois sans doute - a écrit dans une de ses belles fables :
« Notre ennemi c'est notre maître.
« Je vous le dis en bon français. »
« En un français aussi bon que possible, je vous dis, mes chers enfants, n'écoutez pas notre Bonhomme.
« Aimez, au contraire, sans arrière-pensée, sans réticences, vos maîtres, pour la peine qu'ils se donnent, pour leur vie toute entière consacrée à une tâche par moment bien ingrate, mais dont ils tirent la récompense dans la haute et belle satisfaction d'accomplir leur devoir et de préparer à notre cher pays les générations qui seront son honneur et sa gloire. »
M. Mazerand prononce ensuite un discours.
A l'issue de la distribution des prix, un vin d'honneur a été servi par la municipalité.
Nous adressons nos vifs remerciements aux généreux donateurs qui ont permis de distribuer aux relèves des récompenses dignes de leurs efforts, ainsi qu'à M. Chevalier et ses collaborateurs, qui n'hésitent jamais à faire l'effort nécessaire pour rehausser l'éclat des cérémonies blâmontaises.


7 août 1932
BLAMONT
Les autos - Contravention a été dressé contre J. Armand, chauffeur à Lunéville, pour excès de vitesse et pour numéro minéralogique avant illisible.

AVRICOURT
Coups et blessures. - Micula Perrbdack, 26 ans, sujet tchécoslovaque, porte plainte contre Stansacka et Maujant, ce dernier son chef de chantier, pour coups et blessures.
Maujant déclara avoir voulu renvoyer Perrbdack, parce qu'il était mauvais ouvrier, il l'aurait simplement poussé, Stansacka serait intervenu dans la discussion et se serait empoigne avec le plaignant, qui porte des éraflures au cou et une contusion du pouce.
Coups. - Lémée François, 59 ans, se plaint d'avoir reçu des coups de Gaston Niklaus, qui nie. Le plaignant n'a d'ailleurs aucune blessure.

14 août 1932
BLAMONT
Don. - A l'occasion de la naissance de François Caen, son arrière-petit fils, Mme Edmond Bechmann a fait don au bureau de bienfaisance de Blâmont d'une somme de 300 francs.
Nos plus vifs remerciements.

DOMÈVRE-SUR-VEZOUZE
En défaut. - F. Guérin, manoeuvre a Cirey, circulait route départementale 13, territoire de Domèvre, sur une bicyclette dépourvue de plaque de contrôle, rencontré par les gendarmes, l'imprudent a fait l'objet d'un procès-verbal.

NONHlGNY
Insultes et violences. - Le 3 courant, vers 21 heures, M. Adrien Durand, garde particulier au service de M. d'Hausen, de Nonhigny, effectuait une tournée de surveillance en bordure du bois, au lieudit « Au dessous du petit étang ».
A un moment donné, il aperçut un individu porteur d'une carabine de l'armée allemande qui, à sa vue, se dissimula dans un champ de blé. Le garde le suivit et reconnut cet homme pour être un nommé Jédor Ernest, cultivateur chez ses parents, à Nonhigny. Jédor saisit par le bras droit le garde qui l'interpellait et le traita de fainéant, tout en le secouant fortement, puis il l'insulta grossièrement.
M. Durand a porté plainte contre Jédor pour violences et insultes. Ce dernier a fait l'objet de procès-verbal pour chasse de nuit, sans autorisation et sans permis.


21 août 1932
IGNEY-AVRICOURT
Tapage injurieux. - Le 10 août, Lemée, 59 ans, manoeuvre à Avricourt, invita Mlle Amélie Guerre, 29 ans, ménagère, à boire un demi au café de l'Est, en face de la gare d'Igney-Avricourt, débit où elle est employée.
Mlle Guerre refusa cette offre. Lemée, se mettant en colère, l'insulta grossièrement.
Procès-verbal lui a été dressé pour tapage injurieux sur la voie publique.

NONHIGNY
Quête à mariage. - Une quête faite au mariage Vouaux-Hoger, au profit de la Caisse des écoles, a produit la jolie somme de 74 fr. Merci aux généreux donateurs et meilleurs vœux aux jeunes époux.


28 août 1932
BLAMONT
En défaut. - M. Dosch Jean, boucher à Sarrebourg, vendait de la viande place de l'hôtel-de-Ville. Comme il était dépourvu de patente, les gendarmes lui ont dressé procès-verbal.
Cycliste et auto. - Garland Lucien, 16 ans, garçon boucher au service de M. Beckrich Joseph, à Blâmont, était allé le 20 courant, à bicyclette, porter un panier de viande à Gogney.
Vers 19 h. 30, comme il se trouvait à environ 150 mètres du carrefour formé par la route allant de Frémonville à Repaix et croisant la route nationale 4, alors qu'il tenait exactement sa droite, une automobile, qui suivait à vive allure, heurta le cycliste en passant à sa hauteur et le projeta sur la chaussée.
L'auto ne s'arrêta pas après l'accident. Le jeune Garland qui, heureusement, ne fut pas blessé, put relever le numéro de voiture 905 KL. La bicyclette est hors d'usage.
M. Beckrich a porte plainte et fait rechercher le chauffeur fuyard.


11 septembre 1932
COMICE AGRICOLE DE LUNÉVILLE
CONCOURS DE BLÂMONT

C'est la ville de Blâmont qui avait mette année l'honneur et le plaisir de servir de cadre au concours annuel du Comice de Lunéville.
L'agréable et vieille cité lorraine s'était fort joliment pavoisée pour accueillir ses visiteurs.
De tous les points de l'arrondissement les agriculteurs, éleveurs, constructeurs et généralement tous ceux qu'intéresse cette périodique manifestation agricole, où ils viennent puiser d'utiles enseignements, étaient venus nombreux et par tous les moyens de locomotion, l'avion à part, au concours de Blâmont.
Une seule ombre au tableau : la pluie lie et pénétrante qui tomba durant toute la matinée.
Les expositions de machine et d'animaux se tenaient au Pâtis, sur la route de Cirey.
Parmi les personnalités présentes sur le terrain du concours nous avons noté :
MM. Louis Michel, sénateur; Georges Mazerand, député ; Fenal, maire de Lunéville; de Turckheim, conseiller général ; Colin, maire de Blâmont ; Labourel, ancien maire ; Buisson, Marin et le docteur Collot, conseillers d'arrondissement ; Paul Suisse, président du Comice agricole et naturellement les membres du jury fort occupés par leurs fonctions.

Les visiteurs ont pu admirer les progrès réalisés dans l'outillage agricole et qui permettent, avec plus de rapidité, un plus grand rendement dans le travail.
Au bord du stand, nous avons noté : d'abord les maisons Fensch et Labourel de Blâmont, dont la réputation dépasse le cadre de l'arrondissement ; le matériel de conserves de M. Hennequin, également de Blâmont ; l'importante exposition de machines de tous genres dont l'emploi s'impose dans toute exploitation rurale moderne et présentée par la Lorraine Agricole de Lunéville ; les envois des maisons Gérardin, de Flin, La bord et Marchal, de Domêvre-sur-Vesouze, Marchal de Laneuveville-aux-Bois, Breton frères d'Einvaux, Jeanjean-Richard, de Laronxe, toutes très connues pour le travail consciencieux et le soin avec lequel elles sc tiennent au courant de tous les perfectionnements ; la Société Alfa-Laval, dont on retrouve les machines dans beaucoup d'exploitations rurales ; la maison Verrelle, de Baccarat, dont les machines à aiguiser les faux se recommandent par une conception fort ingénieuse et un travail irréprochable.
L'arboriculture était fort bien représentée par des massifs d'arbustes réalisés par les pépinières de M. Pauchard, de Roville-devant-Bayon.
Le meuble, qui paré et rend agréable le home campagnard, était représenté par la maison Kocher, de Blâmont.
L'automobile, qui se répand de plus en plus parmi les agriculteurs, et leur permet les déplacements rapides et fréquents que leur impose leur profession s'ils veulent se tenir au courant du progrès, offrait aux amateurs les modèles variés et de tous prix des maisons Citroën et Renault, présentés par les deux sympathiques garagistes de Lunéville, MM. Barthélemy et Willmé.
Les spécimens de l'espèce chevaline et bovine n'étaient pas très nombreux, niais la qualité compensait largement la quantité.
L'espèce porcine était représentée par un lot de magnifiques verrats.
Les animaux de basse-cour et les produits agricoles et horticoles étaient exposés dans un vaste stand, décoré avec beaucoup de goût sur la place de hôtel-de-ville.
A noter tout particulièrement les magnifiques spécimens de l'élevage du Frêne, de M. Biétrix de Lunéville et de M. Géo Le Saint de Badonviller. Dans les produits apicoles signalons MM. Gabriel de Blamont et Simoutre de Frémonville ; dans le rayon légumes, les splendides échantillons de M. Bonus de Frémonville ; dans celui des fleurs, les magnifiques dahlias de M. Simon de Lunéville ; dans celui de la médecine vétérinaire le «  météorifuge » de M. Lahoussaye et enfin dans la tonnellerie les cuves et cuveaux de M. Holveck de Blâmont.

Suivant la tradition à laquelle les membres du Comice sont toujours restés immuablement fidèles, un service religieux avait lieu à l'Eglise de Blamont. C'est M. le chanoine Barbier, curé de la paroisse, qui officia.
Ensuite ce fut sur la place de l'Hotel de Ville la distribution des récompenses.
Sur l'estrade avaient pris place : MM. Paul Suisse, M. le conseiller de préfecture Grenel, représentant M. le préfet de Meurthe-et-Moselle, MM. Louis Michel, sénateur; Georges Mazerand et de Wendel, députés; les conseillers généraux et d'arrondissement déjà nommés; M. Colin, maire de Biamont, etc. etc...
Avant la lecture du palmarès M. Paul Suisse prononça le discours suivant :

Discours de M. Paul Suisse
Je considère comme un devoir, avant de poursuivre plus avant, d'évoquer la haute et sympathique personnalité de M. Albert Lebrun, président de la République, notre éminent compatriote, qui préside aux destinées de la France avec tant de conscience et de dignité, depuis la magistrale élection qui la élevé à la plus haute magistrature de la République ; et nous saluons tous la mémoire de son illustre prédécesseur, M. Paul Doumer, frappé à son poste d'honneur, par la main d'un misérable, qui n'a pas craint de frapper un homme que le chagrin aurait pu terrasser, s'il n'avait été soutenu par un sentiment du devoir patriotique poussé à son extrême limite.
Le monde agricole se préoccupe fort, en cette année 1932, du sort qui sera fait à l'agriculture française et au pays tout entier, par la crise qui sévit sur le monde. Nous lions, à dessein, les destinées du monde agricole à celles de l'industrie et du commerce, car on ne peut pas concevoir la prospérité de l'un sans la prospérité des autres, dans un pays d'ordre et de juste mesure comme le nôtre.
Jusque l'an passé, l'agriculture n'a pas trop pâti du malaise général qui sévit partout à des degrés différents, d'un continent à l'autre et dans les contrées voisines de la communauté européenne, où règne une confusion déplorable et lamentable, due certainement aux suites de la guerre mondiale. Nous attendons, avec impatience, la convalescence oui viendra certes, car tout a une fin en ce bas monde.
La guerre, avec ses destructions, nécessitant beaucoup de production, a amené la surproduction le jour où on n'a plus rien détruit, la machinerie qui remplaça l'homme qui se battait, a mis cet homme sur le pavé dès qu'il a cessé de se battre, cependant que la sous-consommation rendait inutiles les gros stocks de marchandises qui se constituaient et que n'achètent plus d'ailleurs les immenses pays comme la Russie, l'Inde et la Chine.
Et que dire encore d'une autre cause, qui est peut-être la principale à l'heure actuelle, le manque de confiance qui règne en Europe, où tout le monde se jalouse, où aucune entente n'est respectée, aucun contrat exécuté ? Il semble que nous retournons à l'époque ou la force primait le droit.
Notre pays, notre malheureuse Lorraine, et en particulier le vieux comté de Salin et de Blâmont, gardent toujours vers l'Est quelque# sujets d'inquiétude qui ne laisseront pas, j'en suis certain, endormir la vieille énergie des gens de nos campagnes, qui ont su montrer leurs qualités d'endurance et leur acharnement au labeur de la culture de la terre et de sa reconstitution.
La région du Blâmontois, notamment, ainsi que le précise son historien si autorisé, M. le chanoine Dedenon, dans sa magnifique monographie, nous a donné l'exemple des grandes vertus qui, dans l'adversité, trempent les caractères.
Aussi, Messieurs, c'est l'affection pour autrui et la solidarité qui nous sont nécessaires aujourd'hui, comme par le passé, pour vaincre les difficultés du moment et préparer un avenir meilleur aux populations rurales qui nous sont chères.
Il ne faut plus que l'homme de la terre, au village, reste comme autrefois étranger à tout ce qui se passe autour de lui, il faut qu'il prenne sa part à la vie de l'arrondissement, notre petit coin de pays, et qu'il cesse d'ignorer qu'il y a des organisations agricoles qui doivent l'intéresser et qui sont faites pour lui.
Notre comice agricole et toutes ses filiales, que vous connaisses bien, n'est-il pas là pour vous soutenir, vous instruire, vous aider dans l'accomplissement de votre tâche journalière ? Il vous encourage à bien cultiver, à perfectionner vos méthodes, aidé en cela par la direction des services agricoles ; il cherche à donner à la masse rurale la cohésion, la fraternité qui adoucissent, pour ceux qui peinent, la dureté de la tache ardue qui est la vôtre, et l'isolement du laboureur en face des grandes épreuves climatiques.
Vous savez que l'effet de certains accidents, de certaines intempéries, que nous sommes incapables de prévoir, peut être atténué par l'assurance : c'est l'incendie, c'est la foudre, la grêle; assurons donc tous ces risques. Et puis, il y a la confiance en nos associations que je vous demande de ne pas négliger, c'est l'esprit mutualiste qui doit se développer toujours plus en vous, pour devenir la règle de tous vos actes, de tous vos rapports entre hommes, qui vivent la même vie, la même vie des champs, en face de la grande nature qui a aussi sa beauté, avec son grand calme si reposant.
Cette confiance, que je sollicite de vous, dans nos associations, a porté déjà de beaux fruits. Vous n'ignorez pas que c'est grâce à notre cohésion, imparfaite encore, que nous avons pu obtenir la protection efficace du blé, notre principale production, qui était à la merci du marché étranger, alors que des tarifs douaniers couvraient notre industrie, bien intéressante elle aussi, d'une sollicitude toute providentielle.
Le comice agricole s'est affilié à l'association des producteurs de blé à celle des producteurs de viande, et nous sommes tenus toutes les semaines, par ces deux organismes, au courant de tout ce qui peut intéresser ces branches principales de la production de l'arrondissement.
L'Association des producteurs de viande est en rapports constants avec le ministère de l'agriculture et obtient tous les jours de nouvelles dispositions qui permettent à l'élevage de ne pas être ruiné, par ce temps de surproduction mondiale. La sous-consommation de la viande est une cause, la principale, de la surproduction; elle atteint jusque 25 % de la normale et elle est due au chômage et à la gène de ceux dont les ressources diminuent tous les jours, conséquence de la liquidation financière des comptes de la grande guerre. Il y a aussi un facteur qui pousse à la baisse, c'est celui de l'avilissement du prix du cinquième quartier du bétail, c'est-à-dire de la dépouille qui tombe à rien. Nos différentes Associations ont obtenu, cette année, une réduction sensible des importations de bétail étranger, et nous pouvons espérer que la situation s'améliorera, à la condition toutefois que la viande au détail suivra la baisse des cours de la viande sur pied. On peut obtenir une amélioration à la crise de la surproduction si on permet, par des prix raisonnables, à la consommation de redevenir normale.
Il est nécessaire que ceux qui ont la charge de notre administration fassent tout ce qui est nécessaire pour arriver à ce résultat, sans aucun retard.
Nous avons tenu les lecteurs de la «  Lorraine Agricole » au courant de l'état du marché du blé à Paris. La soudure des années 1931-32 s'est effectuée de façon normale, comme elle ne s'est pas faite depuis longtemps d'une façon aussi parfaite, mais avec un retard de trois semaines malheureusement, qui sera pris sur les douze mois de l'année.
La moisson de 1932 s'annonce belle et les battages de notre région accusent de bons rendements, au-dessus de la moyenne des dernières années qui était mauvaise. Nous n'obtenons toutefois que des rendements sans aucun rapport avec les chiffres donnés, avec complaisance, par quelques journaux parisiens, inféodes au grand commerce, qui agit à la baisse à la Bourse du commerce.
Cette frénésie de la spéculation a été poussée à l'extrême, au point que le ministère a été obligé de prendre parti et d'édicter quelques mesures qui seront peut-être efficaces. Nous verrons le résultat à l'usage. Nous réclamons aussi une protection des céréales secondaires, en rapport avec celle du blé, car le cours de ces dernières n'est plus rémunérateur ; seigle, orge, avoine, mais sont tombés à si bas prix, qu'il est à craindre que les emblavures de ces denrées baissent considérablement, ce qui nous obligerait à des importations plus fortes encore que celles que nous déplorons actuellement.
Nous plaçant au point de vue du consommateur de pain, qui touche de près le cultivateur producteur du blé, nous réclamons une mise au point, étudiée sérieusement, entre le prix du pain et celui du blé. Nous pouvons dire que le blé a baissé de plus de 45 frs. aux cent kilos, alors que le pain n'a baissé que de 20 francs aux cent kilos également, et nous trouvons cela inadmissible, car le pain vendu aujourd'hui provient du blé de la nouvelle récolte, qui est parfaite comme qualité.
Nous trouvons exagérés les avantages faits à la meunerie depuis quelques années, alors que le charbon a baissé de façon indiscutable dans ces derniers temps, en même temps que d'autres éléments qui concourent à rétablissement de la prime de mouture.
Cette baisse est de l'ordre de 11 p. 100 au moins, puisque l'indice de Paris, qui nous touche Ici, est passé do 618 (moyenne de 1930, à 547 pour juillet 1932.
Il en est de même de la prime de planification, en hausse continuelle, sans cause apparente, puisque tout de même, le coût de la vie a légèrement baissé en alimentation et en combustibles.
On se plaint beaucoup de la mauvaise qualité du pain chez certains boulangers, c'est déplorable et inadmissible en travaillant des blés de 78 kgs et du kgs à l'hectolitre. Eu résumé, nous devons demander l'abaissement sérieux de ces deux taxes de mouture et de planification, ou leur suppression, c'est-à-dire le retour à la concurrence.
Si ce n'est pas abuser de vos Instants, je vous citerai quelques chiffres sur les taxes envisagées plus haut. Le 6 janvier 1928, la prime de mouture était de 12 francs; le 23 décembre 1929, elle passe à 14 francs ; le 5 février 1930, elle se trouve à 15 francs, et, aujourd'hui, août 1932, elle va à 20 francs, avec des frais qui sont déjà comptés dans les chiffres cités plus haut.
Pour la prime de planification, elle est : le 6 février 1925, de 38 francs; le 13 décembre 1928, elle passe à 53 fr. ; le 17 mars 1930, est portée à 62 francs, et elle est plus élevée .dans plusieurs départements.
Je m'excuse de vous importuner avec des chiffres, cl cependant II est bon que tout le monde les connaisse et comprenne qu'il est nécessaire que le bon public sache qu'il est possible d'améliorer notre situation à tous avant de nous demander de nouveaux sacrifices pour établir un budget solide.
Je vous demande donc à tous de ne pas vous affoler en présence de l'effondrement du cours du blé, dû aux manoeuvres dee spéculateurs qui ont tiré sur voue à boulets rouges, n'ayant en vue que leur profit personnel. Vendez votre blé, pour réaliser quelques sous nécessaires, par petits paquets, et ne négligez pas de vous agresser à votre caisse de crédit, pour des emprunts à court terme, à 6 mois, par exemple. Beaucoup d'entre vous peuvent le faire, c'est une question de solidarité, puisqu'il faut faire avaliser son billet par un ami ou plusieurs amis, ce qui est encore mieux. Ce genre de prêt est parfaitement envisagé par la Caisse nationale de crédit et peut entrer dans nos moeurs. Nous faisons appel, de plus en plus, aux bonnes volontés, aux travailleurs sérieux, aux hommes scrupuleux qui font honneur à leur signature, qui sont l'armature de notre classe paysanne, les gardiens du bas de laine de la France, qui fait bien envie aux étrangers, et les meilleurs défenseurs du sol hérité de nos ancêtres. (Applaudissements).
Lecture est ensuite donnée du palmarès par MM. Marchal et Bertrand C.
Au cours de cette cérémonie «  la Blâmontaise », que préside M. Veil et que dirige avec talent M. Chevalier, exécuta les plus beaux morceaux de son répertoire.

Le banquet, auquel M. Godard, hôtelier attitré du Comice, avait donné tous ses soins, avait lieu dans la Salle des Fêtes.
M. le conseiller de préfecture Grenel présidait, entouré de MM. Paul Suisse, Colin, maire de Blâmont, Louis Michel, sénateur, Mazerand, député, de Wendel, de Turckheim, Adrien Valentin, Dauphin, conseillers généraux, Fournier, L. Marin, Liengey, Buisson, Dr Collot. Mathieu, Colin, conseillers d'arrondissement, Maldiiller, directeur de l'Ecole d'agriculture de Tomblaine, Gruet, directeur des Services Agricoles de Meurthe-et-Moselle, Auguste et Charles Bertrand, Pierre et Paul Genay, Marchal, le colonel Lyauley, P. Masson. Wouters, professeur d'agriculture. Désiré Dor, P. Messager, Gance, Purel, Toussaint, président du Syndical des Maraîchers de Lunéville, Ch. Petitjean, Chevalier, les lauréats, etc.
Au champagne, M. Colin, maire, prenant le premier la parole, évoqua le souvenir des années qu'il passa comme élève du vieux collège, devenu école communale de filles, et de son lointain prédécesseur, M. Alexandre Brice, qui, élu maire en 1876, consacra le meilleur de lui-même à la défense des intérêts du canton.
M. Colin rendit hommage ensuite à ces distingués représentants de l'agriculture lorraine que sont MM. Louis Michel, sénateur, P. Suisse, président du Comice, Pierre et Paul Genay, qui ont de qui tenir dans la carrière dont leur père et grand-père fut une des plus remarquables figures.
Après avoir souhaité la bienvenue à tous M. Colin termina en faisant un appel à l'union et en levant son verre en l'honneur de la France républicaine.
On entendit ensuite M. Suisse qui remercia tout le monde y compris l'hôtelier; puis M. Dauphin, maire de Toul qui apporta le salut cordial du Comice de sa ville, et M. de Turckheim, conseiller général qui prononça le discours suivant :
Discours de M. A. de Turckheim
La ville de Blâmont a l'honneur de recevoir cette année le Comice Agricole de Lunéville ; nous nous en réjouissons et au nom du Canton, je souhaite la bienvenue à tous ceux qui ont bien voulu venir jusqu'à nous.
Il y a 9 ans que nous nous trouvions déjà réunis dans cette salle ; je ne peux pas dire que l'assemblée était alors plus brillante - ce ne serait pas aimable pour nos hôtes, - mais elle était certainement plus nombreuse. Comme parlementaires nous recevions M. Albert Lebrun, sénateur, depuis Président de la République ; en souvenir de sa venue parmi nous, vous m'approuverez certainement de lui adresser nos sentiments de respect et de dévouement.
Nous recevions aussi M. Michel, sénateur et comme à cette époque nous jouissions du scrutin de liste, nous avions quatre députés à nos côtés.
Puisque nous parlons de MM. les Parlementaires, rappelons-nous que le 16 octobre nous aurons des élections sénatoriales; or, plusieurs candidats sont parmi nous. M. le Sénateur Michel peut être tranquille sur les résultats du vote des délégués du canton de Blâmont. Nous connaissons tous l'ardeur avec laquelle il a toujours défendu les intérêts des cultivateurs et nous l'en remercions. Pour les autres candidats, MM. de Wendel et Mazerand, je ne peux que leur souhaiter bonne chance, mais j'avoue que je trouverai bien fastidieux d'avoir de nouvelles élections législatives dans l'arrondissement cet hiver.
I,cs cultivateurs étaient aussi plus nombreux il y a 9 ans. C'est qu'alors la joie régnait, l'avenir paraissait si beau. Nous sortions à peine du long cauchemar de la guerre, nous étions vivants et encore Français. Nos demeures détruites se relevaient sur notre terre de Lorraine retrouvée, meurtrie mais guérissable.
L'agriculture était florissante; il fallait réparer la brèche faite par la guerre dans le cheptel; le blé valait cher ; les réparations si coûteuses devaient être payées par le boche, et la victoire si glorieuse et si dure paraissait présager un bel avenir et une prospérité infinie.
Aujourd'hui, hélas, tant de nos espérances sont déçues et nos inquiétudes renaissent tous les jours. Une politique d'abandon et de concessions nous a amenés à l'impasse où nous nous débattons. Un dernier trait de plume a effacé récemment presque tout ce qui restait des réparations à payer par les boches; et notre ennemi séculaire, relevant la tête est plus menaçant que jamais. Certains de nos anciens alliés sont devenus nos adversaires et nous nous sentons isolés dans le monde.
Il ne reste plus grand chose de la victoire et la paix semble plus problématique.
C'est nous qui devrons payer les destructions de l'ennemi, ce qui met le budget en déséquilibre ; les impôts si lourds et diminués a un moment donné, reprennent de plus belle, alors qu'on nous avait promis leur diminution. L'impôt sur le revenu est augmenté, de nouveaux impôts plus timides se créent à chaque moment, comme ceux sur les chèques postaux et sur les conversations téléphoniques et d'autres encore.
La vie est chère, mais les produits agricoles baissent; nous avons vu le bétail diminuer de 30 à 35 % et la côtelette est toujours jours au même prix. Le blé qui a paru s'effondrer iI y a peu de temps, se remet difficilement, mais le pain n'a guère diminué ; les engrais, les machines agricoles sont toujours à des prix forts.
Certes, une baisse de prix générale est nécessaire. La déflation s'impose puisqu'il faut nous rapprocher des prix mondiaux, moins élevés que les nôtres. Mais les sacrifices doivent être supportés par tous les Français, qu'ils soient capitalistes, fonctionnaires, ouvriers ou agriculteurs. Sans quoi nos prix de revient resteront trop élevés et ne pouvant plus concurrencer les produits étrangers, notre balance commerciale serait de plus en plus déficitaire, ce qui pourrait mettre notre monnaie en péril.
Mais il ne faut pas que l'agriculteur seul soit frappé, qu'iI soit toujours bon à peiner et à tondre.
Toujours on le considère comme un profiteur. Que faire? Se plaindre ne sert à rien. Nous savons que nous ne pouvons pas compter sur le Gouvernement qui n'a pas au empêcher la spéculation de taper sur le cours des blés. On nous dira que la baisse vient logiquement à la suite d'une bonne récolte ; mais en 1929 aussi la récolte était belle et les prix s'étaient maintenus.
Pour nous défendre, groupons nous mieux. Des syndicats, comme ceux des ouvriers et des fonctionnaires sont presqu'impossibles à créer parmi les cultivateurs, maîtres chacun chez soi. Mais il y a des Associations puissantes, comme la «  Centrale », présidée par le Sénateur Michel, ou plus près de nous le Comice Agricole de Lunéville. Il pourra vous donner non seulement le bon conseil de conserver votre blé, mais aussi les fonds nécessaires pour parer aux dépenses de fin d'année, en attendant que le blé ait repris la valeur normale de 140 francs, puisque le prix de revient pour le cultivateur moyen parait être d'environ 130 fr.
Vous défendrez plus facilement votre blé dans vos greniers contre les souris, que contre la spéculation internationale qui cherche à vous ruiner. Tenez bon et le succès viendra.
Je n'viral pas jusqu'à vous conseiller de faire grève, comme les cultivateurs américains qui attaquaient les convois de ravitaillement des villes et qu'on a du mettre à la raison à coup de gaz lacrymogène. Mais évitons qu'il ne nous reste à nous aussi, plus que les yeux pour pleurer.
On nous dit aussi que vous êtes des heureux parce que vous ne connaissez pas le chômage. Ah certes non, on ne connaît pas le chômage dans l'agriculture ; mais c'est précisément une raison, puisque ce métier est dur, pour qu'il soit assez rémunérateur pour créer non seulement le nécessaire, mais aussi le superflu ; pour rendre la vie à la campagne plus attrayante et moins monotone ; pour que les cultivateurs aient non seulement l'eau, l'électricité, la radio, mais aussi l'auto pour pouvoir aller se promener au loin.
Si l'industrie chôme, c'est qu'il y a eu surproduction; la crise n'eut pas été si grave si les industriels avaient suivi l'exemple du cultivateur, qui ne met pas plus de bétail dans ses écuries qu'il ne peut en nourrir sur ses terres.
Aujourd'hui on propose comme remède dans l'industrie de faire la semaine de 40 heures. C'est une solution de paresseux, qui donnera de mauvaises habitudes à la jeunesse. Et que diront les jeunes cultivateurs quand ils verront leurs camarades quitter le travail, alors qu'ils peineront encore ? Ils quitteraient les champs et ce serait la déchéance définitive de nos campagnes.
Le but à atteindre n'est ni dans une déflation exagérée, ni dans la réduction des heures du travail, ni dans de nouvelles lois de secours aux chômeurs, qui amènent des abus en attendant qu'ils aboutissent à des catastrophes, connue en Allemagne et en Angleterre.
Certes, il faut des secours dans certains cas, mais sérieusement contrôlés. Pourquoi les chômeurs des usines ne viendraient-ils pas à la terre, puisque le métier est proclamé si beau et si facile ?
La vraie solution est de donner du travail aux chômeurs, par la création d'outillage national, comme le voulait certains gouvernements. Mais avec notre vieille Constitution usée, qui permet aux Députés et aux Sénateurs de se livrer au jeu de massacre sur les ministères, aucun homme d'Etat, qu'il soit de droite ou de gauche n'arrivera jamais à aller au bout de son idée et à appliquer les réformes nécessaires. Et on ira de plus en plus au désordre, tant que nous n'aurons pas un Gouvernement fort et durable.
Espérons qu'après avoir abandonné les sommes dues pour les réparations, on n'abandonnera pas les armements devant un ennemi de plus en plus décidé à déchirer le Traité de Versailles.
Espérons aussi que nous pourrons continuer à travailler en sécurité derrière des frontières fortifiées, que nous ne songeons pas à dépasser, mais que nous voulons défendre contre des invasions sanglantes, comme celles que nous avons subies en 1914.
Vous voyez Messieurs, que la tâche est rude et l'horizon chargé de nuages ; mais ne nous décourageons pas ; la France finira par se redresser. Mais encore faut-il qu'elle soit dirigée par des hommes énergiques et patriotes.
Les années de prospérité viendront après les années difficiles; cela a toujours été, car ne croyez pas que la vie chère et les abus de certains intermédiaires datent d'aujourd'hui.
Je lisais dans une chronique des anciens temps, qu'à la fin du XVIe siècle, il y a plus de 300 ans, la régente du Duché de Lorraine, mère du Duc Charles III, voulant pourvoir au soulagement de ses sujets de Blâmont et prévenir la disette que faisait redouter la cherté des vivres, rendit le 20 Mars 1587 une ordonnance ayant pour but d'empêcher cette cherté provenant (dit la chronique), «  de la malice et avarice débordée des hôteliers, cabaretiers, taverniers et par les continuelles fréquentations de leurs hôtelleries, tavernes et cabarets par des débauches, gourmandises et ivrogneries qui s'y commettent journellement ».
Nos bons ancêtres de Blâmont paraissent avoir apprécié la bonne chère et les bons vins. Nous ne pouvons retendant pas accuser nos excellents amis Fiel, Conrad, Cuny, Bain et autres, d'avoir tant de malice que çà et d'être cause de la vie chère.
Et savez-vous le remède que l'on appliquait dans ces temps reculés ? On défendait à ces hôteliers et cabaretiers de recevoir, loger ou traiter aucun individu, quel qu'il soit, du domaine ou de la recette de Blâmont, sauf les voyageurs étrangers, voyageant pour leurs affaires ou leur négoce. Sont prohibés aussi, tous festins et banquets des fêtes annales des villages, fiançailles, noces ou assemblées de communautés.
Vous voyez, plus un verre de pinard, plus moyen de se réunir en un joyeux baquet comme aujourd'hui !
Malgré la dureté des temps, il vaut encore mieux vivre aujourd'hui que dans ces temps reculés. Quelques dizaines d'années plus tard, la petite ville de Blâmont était complètement détruite par les Impériaux, comme elle a failli l'être en 1914. De ce côté-là, pas beaucoup de progrès.
Travaillez hardiment, sur la terre de vos ancêtres; estimez-vous heureux d'être votre propre maître, de ne dépendre de personne. Et si même vous avez à lutter contre la nature et des baisses de prix, vous serez tout de même sûrs de pouvoir bien nourrir votre famille.
Semez le bon grain ; et vous les jeunes, semez aussi des gosses, si nécessaires à la France. (S'ils sont malades, on les soignera bien à la Pouponnière). Et à la fin de l'année, lorsque vous chercherez à vous rendre compte de ce que vous avez gagné, n'oubliez pas d'ajouter aux bénéfices, la bonne santé que vous a valu le travail en plein air dans notre saine Lorraine, la santé de votre femme et les belles joues rouges de vos enfants. C'est là le meilleur de la vie.
Aussi est-ce à votre santé que je lève mon verre, à la prospérité de vos cultures et de vos familles. (Applaudissements)
M. Mazerand parla ensuite de la crise mondiale et des différents remèdes qui ont été envisagés.
M. de Wendel traita la question du blé, tout à fait de circonstance et d'actualité, et du rôle des grandes associations agricoles.
M. le Sénateur Louis Michel commença par rendre hommage à M. Albert Lebrun président de la République et parla lui aussi du problème du blé. Il constata que le prix du pain avait baissé de 11 % et conclut en disant qu'il ne fallait pas que cela dure. Evidemment, c'est inadmissible.
M. .Michel termina en buvant à l'agriculture française.
M. Grenel clôtura la série des discours par un vibrant éloge de la terre lorraine el de ceux qui la cultivent.

18 septembre 1932
BLAMONT
Délégués sénatoriaux. - Le Conseil municipal s'est réuni dimanche 11 septembre pour procéder à la désignation des délégués sénatoriaux.
Ont été désignés : MM. J. Colin, maire ; Eugène Campion, adjoint ; Lucien Labourel, ancien maire.
Suppléant : M. Alphonse Chambrey.
Conseil municipal. - Le conseil municipal s'est réuni cour sa session d'août. Etaient présents : MM. Colin, maire ; Campion, adjoint; Laurent, docteur Collot, de Turckheim, Charton, Veil, Crouzier, Laboure!, Chambrey, Lartisant, Mantout et Courau. Absent excusé ; M. Diot.
M. Crouzier, désigné comme secrétaire donne lecture du procès-verbal de la dernière séance, qui est adopté sans observation.
Le conseil, après examen des soumissions déposées pour l'adjudication du quatrième lot de construction d'égouts, trottoirs et caniveaux pavés, s'élevant à 348.600 francs, déclare M. René Martignoni, entrepreneur à Val-et-Châtillon, adjudicataire. Ces travaux doivent commencer prochainement dans la Grande-Rue, rue de Gogney, rue du Château, rue Traversière, rue de la Gare et rue de Voise. En ce qui concerne les trottoirs, les matériaux nécessaires aux revêtements ayant été définitivement acceptés, les travaux seront effectués fin septembre pour être termines avant l'hiver.
Le conseil approuve :
1° Le budget primitif de l'exercice 1933 (ville), en recettes à 350.123 fr., en dépenses à 339.231 fr.
2° Le budget primitif de l'exercice 1933 de l'hôpital-hospice, en recettes à 103.712 fr., en dépenses à 6.751 francs.
Approuve la délibération de la commission administrative de l'hospice, déclarant la maison Bonnaire-Zimmermann, de Nancy, comme adjudicataire, en vue de l'installation du chauffage central dans cet établissement, pour une somme forfaitaire de 64.000 francs.
Vote un crédit de 2.000 francs pour achat de gravier destiné aux allées des fosses communes du cimetière.
Approuve la délibération de la commission administrative de l'hospice, ouvrant un crédit de 49.800 francs pour l'achat de rente 6 p. 100 1927.
Approuve la délibération du bureau de bienfaisance acceptant un don de 300 francs fait par Mme Bechmann, à l'occasion de la naissance de son petit-fils.
Désigne les classificateurs pour la révision des évaluations foncières.
Désigne MM. Veil et Adrien Laurent comme membres chargés de la révision des listes des électeurs de la Chambre de commerce de Nancy.
M. le Maire donne connaissance d'une lettre par laquelle Me V. Diétrich, notaire à Lunéville, fait connaître que, par testament olographe en date à Lunéville, du 4 août 1932, M. Jules Reinstadler, ancien pharmacien à Blâmont, a légué, à titre particulier, au bureau de bienfaisance une somme en espèces de quarante mille francs.
Le conseil émet un avis favorable à six demandes d'assistance aux femmes en couches.
Société de tir. - La dernière séance de tir de cette année aura lieu au stand des Marmottes, le dimanche 18 courant, en matinée seulement.
Au cours de cette séance, les tirs de concours seront exécutés et les tireurs pourront achever leurs tirs réguliers.

NONHIGNY
Procès-verbal contre M. Auguste G…, 71 ans, cultivateur, pour défaut d'appareil sonore à sa bicyclette.

XOUSSE
Tapage nocturne et outrages. - Au débit Dieulin, à Xousse, au cours de la fête patronale, le nommé Robert Scher, 18 ans, garçons de culture à Vaucourt étant ivre avait enlevé sa veste pour inviter d'autres jeunes hommes à venir se mesurer avec lui. Les gendarmes qui essayaient de le conduire au violon furent outragés par l'ivrogne qui sera poursuivi.


25 septembre 1932
AVRICOURT
Ivresse. - Georges Duroc, manoeuvre à Réchicourt-le-Château, étant ivre a été déposé pour y cuver son vin, au violon municipal. Il en est sorti avec un P. V.

FRÉMONVILLE
L'éclairage. - Les gendarmes en patrouille de nuit, ont rencontré route nationale, Antoine Auguste, ouvrier d'usine à Cirey, qui pédalait malgré l'obscurité sur une bicyclette non éclairée.


9 octobre 1932
BURIVILLE
Fête patronale. - La fête patronale de Buriville aura lieu les dimanche 16 et lundi 17 octobre courant, grand bal sous tente, piquet ciré, avec buvette et attractions. Toute la jeunesse des environs y est cordialement invitée

BLAMONT
La Blâmontaise. - Un cours destiné aux nouveaux élèves commencera le 7 octobre.
Les jeunes gens de Blâmont et environs désireux de suivre ce cours, sont priés, soit d'adresser une demande à M le président de la Fanfare La Blâmontaise, soit de se faire inscrire auprès de M. Chevalier, chef de musique.


16 octobre 1932
DOMJEVIN
Dons. - A l'occasion du mariage Aubriot-Dulcy, les nouveaux époux ont' remis à M. le maire la somme de 100 fr. à verser à la caisse des écoles.
Ont été également attribués à cette caisse les dons suivants : 20 fr. de M. Messager, 5 et 60 fr. de deux anonymes, 20 fr. de M. Chaton Emile, 10 fr. de M. Munier Joseph, 25 fr, de M. Perrin Jules. Remerciements.


23 octobre 1932
BLAMONT
Renards à deux pattes. - M. Duchamp Gabriel, propriétaire à Blâmont, avait à son service Belin Gabriel-Célestin, 22 ans, et le père de celui-ci, Belin Léopold-Chéry, 54 ans.
Depuis un certain temps, les poulets de M. Duchamp disparaissaient ; une quinzaine de volatiles manquaient au poulailler.
Les gendarmes informés s'embusquèrent et surprirent les deux voleurs en possession de volailles tuées. Ils ont avoué leurs méfaits.
Tous deux ont été mis en état d'arrestation pour être conduits au parquet.

AMENONCOURT
En défaut. - Les gendarmes de passage dans la localité ont dressé procès-verbal contre Belin Anthille, chauffeur à l'entreprise des Moulins de Sarrebourg pour défaut d'appareil rétroviseur à son camion-auto.

HARBOUEY
Quête. - Une quête faite en mairie, à l'occasion du mariage Bridey-Jacques au profit de la caisse des écoles. Cette quête a produit la somme de 52 fr. 25.
Remerciements.

LEINTREY
Don. - A l'occasion de la fête patronale, M. Jacquet, de Saint-Martin, entrepreneur de cette fête, a donné 20 francs pour un bouquet au monument des morts de la guerre.

30 octobre 1932
OGEVILLER
Don. - A l'occasion du mariage de M.. Metz, maréchal des logis au 73e R.A., avec Mlle Solange Petitcolas, sage femme à Crévic, les familles ont remis à la mairie le somme de 100 francs à partager par moitié entre l'A.M.C. et le Comité d'entretien du Monument aux Morts.
Merci aux généreux donateurs et meilleurs vœux de bonheur aux jeunes époux.

BLAMONT
Avis d'enquête. - Une enquête sur le projet présenté par l'Etat français en vue d'installer sur le territoire de la commune de Blâmont, sur un terrain situé entre la route nationale n° 4 et la limite d'emprise de la gare de Blâmont (A.B.C.), une station de stockage double (360 tonnes) et de réchauffage de goudron. .
A cet effet. M. Adrien Laurent, désigne comme commissaire enquêteur, se rendra à la mairie de Blâmont, le 30 octobre 1932 de 14 à 16 heures, et y recevra les déclarations des habitants de Ia commune sur les avantages et les inconvénients du projet dont il s'agit.
Le dossier de l'affaire est déposé a la mairie où les intéressés pourront en prendre connaissance tous les jours non fériés, de 8 à 12 heures.
Ecole d'agriculture ambulante. - L'Ecole d'agriculture ambulante de l'arrondissement de Lunéville a pour but de donner une instruction professionnelle aux fils d'agriculteurs qui ne peuvent passer deux ou trois ans dans une école pratique d'agriculture s'ouvrira pour le canton de Blâmont, dans une des salles de l'hôtel de ville, dans le courant de novembre. La durée des études est de quatre mois. La session commence en novembre et se termine en mars. Les cours qui auront lieu une fois par semaine, seront entièrement gratuits.
L'enseignement comprend les matières ci-après: agriculture, horticulture, arboriculture, zootechnie, hygiène et entretien du bétail, économie rurale et droit rural, technologie agricole, arpentage mécanique agricole et toutes matières intéressant plus particulièrement les régions dans lesquelles l'Ecole est appelée à fonctionner.
Des applications et exercices pratiques ont lieu pour divers matières.
Des visites dans les meilleures exploitations et industries agricoles de la région ainsi que des projections cinématographiques, complètent l'enseignement théorique.
Pour être admis, les élèves doivent être âgés d'au moins 15 ans et avoir acquis une certaine pratique agricole. Il n'y a pas d'âge minimum.
Les élèves qui désirent suivre les cours de l'Ecole doivent adresser le plus rapidement possible leur demande d'inscription, soit à la direction des services agricoles de Meurthe-et-Moselle, soit à M. le professeur d'agriculture, 9. place Victor Hugo, à Lunéville.
Reprise des séances d'instruction de l'école de perfectionnement des sous-officiers de réserve (artillerie). - Séance jeudi 3 novembre à 18 h 15, à la mairie de Blâmont (description du matériel).
Séance dimanche matin, 6 novembre, à 7 h. 45, dans la cour de la gendarmerie de Blâmont (séance avec matériel, équipe de pièce et de batterie).
Comme l'an dernier, tous les S.O.R., brigadiers-chefs et brigadiers de réserve, sont cordialement invité, à prendre part aux séances, et le capitaine de réserve Veil, directeur de l'école, compte sur la présence continue et assidue du plus grand nombre possible d'entre eux.

AVRICOURT
Abus de confiance. - Mme Cambu, débitante à Avricourt, avait en garni du 29 août au 8 octobre 1932, Didier Albert, manoeuvre à l'entreprise Michaut. Le 7 octobre, voulant se rendre à Nancy pour s'engager. Didier demanda 10 francs à Mme Cambu pour pouvoir prendre le train. Le même jour, à sa rentrée de Nancy, la débitante, sur la demande du pensionnaire, lui servit un casse-croûte avec promesse qu'il rembourserait dès qu'il toucherait sa paye.
Depuis ce jour, Didier s'est fait régler et a pris la fuite sans dédommager sa patronne de pension qui a porté plainte pour un préjudice de 90 francs.

AMENONCOURT
Quête à mariage. - A l'occasion du mariage Didier-Baumgarten, une quête faite au profit de la caisse des écoles, a rapporté 36 fr. Remerciements.

GOGNEY
Meule incendiée. - M. Jules Lavielle, cultivateur, possède à Gogney, sur un chemin allant à Foulcrey, un parc entouré d'une haie vive et de fil de fer, dans lequel il axait édifié une grosse meule de paille de féverole et de seigle, le tout d'une valeur de 7.000 francs qui lut détruite par un incendie.
De l'enquête ouverte il est à présumer que le feu a pris naissance au milieu de la meute par suite de réchauffement spontané de la paille de féveroles.
Cette meule était assurée pour 5.000 francs.

REPAIX
Une génisse blanche, tachée gris clair, âgée de 2 ans et demi, s'est échappée d'un parc, dans la nuit du 22 au 23 Octobre. Prière de prévenir son propriétaire, M. Victor Claude, à Repaix.


6 novembre 1932
GOGNEY
Pêche interdite. - En patrouille route nationale 4, territoire de Gogney, les gendarmes ont aperçu François Schoumaker, étameur, qui péchait à la ligne dans le ruisseau La Voise, où la pêche est interdite. Procès-verbal a été dressé.

HERBEVILLER
Collision d'autos. – Rue principale, une collision s'est produite lundi dernier, vers 17 h 30, entre deux automobiles pilotées respectivement par M. Marande, chauffeur, au service de la société l'Agriculture Lorraine, à Blâmont, et Lassale Georges, chauffeur, au service de MM. Cahen et Walter, propriétaire à Neufchâteau.
Dégâts matériels seulement.

AVRICOURT
Infraction à expulsion. - Valsecchi Généroso, 54 ans, avait été frappé d'un arrêté d'expulsion à la suite d'une condamnation à vingt jours de prison pour coups et blessures, en avril dernier
Valsecchi est bien parti en Italie, mais il est revenu le 18 octobre, muni d'un passeport. Il dit être revenu en France pour défendre ses intérêts.
L'arrêté d'expulsion dont il a été l'objet ayant toujours force de loi, Valsecchi a été arrêté et écroué.
Sans lanterne. - Procès-verbal contre M. Joseph Muller, cultivateur, à Gondrexange, pour bicyclette non éclairée
A.M.C. - Fête du 11 novembre. - Programme :
Service religieux à 10 h, 30 ; visite en cortège au monument à 11 h. 30. dépôt de gerbes et bouquets.
Retour en mairie et distribution de friandises aux enfants.
Banquet à 12 h. 30. Le prix du banquet est fixe à 20 francs. Se faire inscrire chez M. Charbonnet, café de Est, ou chez MM. Rietsch et Thomas.


20 novembre 1932
BLAMONT
Collision. - Au moment où M. Emile Chrislet, 36 ans, chauffeur au service de la brasserie de Tanconville, prenait sa gauche dans un carrefour, pour rentrer au garage, une autre voiture conduite par M. Jeandal, 31 ans, chauffeur au service des moulins de Blâmont, entra en collision avec la sienne.
M. Goeury qui accompagnait M. Chrislet a été légèrement blessé. Les dégâts matériels sont assez importants.
Vélo et auto. - Rue du Maréchal Foch, Mlle Lucienne Dedenon, dactylographe à Domèvre, circulait, son vélo à la main, marchant sur le trottoir. Une auto conduite par M. Emile Georges, marchand de vins en gros, accrocha le vélo, qui fut écrasé.

27 novembre 1932
BLAMONT
Société des P.M. - Les séances de la P.M. reprendront le dimanche matin, à partir du 4 décembre.
Leq jeunes gens désirant faire partie de la P.M. sont priés de se faire inscrire à la gendarmerie de Blâmont.

Domèvre-sur-Vezouze.
Quête à mariage. - A l'occasion du mariage Pellet-Collet, une quête faite à la mairie pour la caisse des écoles a produit la somme de 53 fr.
Remerciements et voeux.

FRÉMÉNIL
Collision d'autos. - Au lieudit «  Les Baraques », route nationale 4, territoire de Fréménil, une collision s'est produite entre deux automobiles pilotées respectivement par les chauffeurs Masson Gustave, de Tomblaine, et Amet Alphonse, de Nancy-Taxi.
M. Colette Charles, instituteur à Gogney, qui se trouvait dans l'auto de ce dernier, en compagnie de Mme Amet, furent légèrement blessés. Les deux véhicules ont subi des dégâts.
Le chauffeur Masson a fait l'objet de deux procès verbaux pour défaut de permis de conduire et de circulation.

4 décembre 1932
IGNEY
Fête de la Sainte-Barbe. - A l'occasion de la Sainte-Barbe, la compagnie de sapeurs-pompiers d'Igney organise un bal, café Vannier, le dimanche 4 décembre. Elle invite gracieusement toute la jeunesse d'Igney et des environs à venir y assister. Toutes et tous seront reçus cordialement.

OGEVILLER
Football. - Résultats du dimanche. - Jeunesse Sportive de Senones (1) bat A.S. Ogéviller (1), 3 à 1.
Match peu agréable à voir, disputé sur un terrain détrempé.


11 décembre 1932
BLAMONT
Révision des listes électorales. - Il est actuellement procédé en mairie à la révision de la liste électorale 1932-1933. A cet effet, on ne saurait trop insister auprès des nouveaux résidents d'avoir à se présenter à la mairie en vue de leur inscription sur la dite liste d'ici le 16 janvier 33, date à laquelle se clôturera le premier tableau rectificatif.
Passe ce délai, jusqu'au 4 février inclus, ne pourront être inscrits que les électeurs qui feront l'objet d'une réclamation en inscription, soit en première Instance par la commission municipale, soit à la suite d'un appel devant le juge de paix ou d'un pourvoi de la cour de cassation.
Recensement des véhicules automobiles. - Les propriétaires de véhicules automobiles, camions, camionnettes, ambulances, voitures de tourisme, motocyclettes, tracteurs et remorques, sont informés qu'ils devront faire avant le 16 janvier 1933, la déclaration prescrite sur les réquisitions militaires.
Cette déclaration est obligatoire aussi bien pour les propriétaires de nouvelles voitures que pour ceux possédant antérieurement des véhicules inscrits les années précédentes.

18 décembre 1932
BLAMONT
Conseil municipal. - Le conseil municipal s'est réuni le 30 novembre, sous la présence de M. J. Colin, maire, pour délibérer sur les questions ci-après :
M. le docteur Collot est désigné comme secrétaire et le procès-verbal de la dernière séance est adopté sans aucune observation.
Le conseil approuve un traité de gré à gré s'élevant à la somme de 12.718 francs, pour des travaux supplémentaires exécutés par M. Alini, entrepreneur.
Demande l'exploitation d'une coupe extraordinaire de 200 m3 pour l'exercice 1933.
Décide que le marché du vendredi sera ouvert, hiver comme été, à 8 heures du matin, afin de permettre aux habitants des localités environnantes d'arriver par les trains du matin.
Approuve les modifications apportées au tarif des droits de place dans les foires et marchés et fixe uniformément à 0 fr. 80 par mètre occupé et 1 fr. 50 pour voiture sans déballage.
Décide de modifier l'éclairage à l'extrémité de la rue des Capucins.
Vote un crédit de 780 francs pour l'installation de deux nouvelles lampes électriques qui seront placées à l'angle de la ruelle du Bouhot et à l'extrémité de la ruelle des Prés, sur le pont, en face de la maison Petit.
Vote un crédit de 500 francs pour la distribution de jouets et friandises aux enfants des écoles pour la Saint-Nicolas.
Autorise le maire à faire exécuter un devis en vue de l'installation d'une lampe pour l'éclairage public, face au cimetière.
Désigne MM. Charton, A. Laurent et Lartisant comme membres devant faire partie des commissions chargées de la révision de la liste électorale.
Vote un crédit de la somme de 100 fr. destiné au comité d'action chargé d'élever un monument, à Aurillac, à la mémoire du président Paul Doumer.
Fixe au 15 janvier, à 9 heures, le tirage des pâtis communaux.
M. le maire donne connaissance d'une lettre par laquelle le comité des Amis des écoles fait connaître qu'à la suite de la liquidation générale des organismes de la Reconstitution scolaire départementale, un actif se trouve disponible et qu'une somme de 6.000 francs sera remise à la caisse des écoles. Le conseil adresse ses félicitations et ses vifs remerciements au comité des Amis des écoles et charge M. Charton, trésorier de la caisse des écoles, d'encaisser cette somme.
L'ordre du jour des affaires devant être traitées en séance publique étant épuisé, le conseil se réunit en comité secret en vue de délibérer sur différentes demandes d'assistance.
Admet deux demandes d'assistance aux vieillards, ainsi que plusieurs demandes d'assistance aux femmes en couches.

FRÉMONVILLE
Trop vite. - Procès-verbal a été relevé contre M. W... Georges, représentant de commerce à Nancy, pour excès de vitesse, en automobile.

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