3 janvier 1932
AVRICOURT
Violences - Alexandre Reginato, chef ferronnier à l'entreprise
Rangeard, s'est rendu coupable de brutalités répétées à l'égard
de Joséphine Erevin, avec laquelle il vit depuis deux ans, et de
la fille de celle ci qu'il frappa l'an dernier d'un coup de
couteau au-dessous de l'oeil gauche
Plainte a été portée contre le brutal, qui rendra compte de ses
violences en correctionnelle.
FREMONVILLE
La pêche aux grenouilles - Duret P., manœuvre au hameau de
Haute-Seille, écart de Cirey, pêchait des grenouilles à la main
au lieudit « Au Pré » dans le ruisseau d'Herbas, affluent de la
Vezouze.
Surpris par les gendarmes, le manœuvre s'est vu dresser
procès-verbal.
Coups réciproques. - Le 26 courant, à 20 h 30, Modrow Théodore,
ouvrier carnier, se trouvait qu café Claude, à Frémonville, o ù
il ne consommait pas, sur un refus du débitant de lui servir à
boire, étant donné qu'il était ivre.
Vint à rentrer, Konajeski Michel, manoeuvre au service de M.
Reisch, meunier dans la localité. Ce dernier, sans aucune
provocation de sa part, fut pris à partie par Modrow qui lui
envoya une gifle. Konajeski riposta par un vigoureux coup de
poing à son adversaire.
Le provocateur a récolté un procès-verbal pont ivresse.
10 janvier 1932
François Poincaré
Curé du Domjevin
Le dernier numéro du Pays lorrain renferme une étude, nourrie
d'une riche documentation de M. Pierre Boyé sur les Poincaré à
Lunéville. On y trouve notamment un grand oncle de M. Raymond
Poincaré, François Poincaré, ancien curé de Domjevin.
Quinzième enfant de Jean-Joseph Poincaré, marchand et conseiller
de l'hôtel de ville de Neufchâteau et de Marie-Catherine Bourdot.
François Poincaré naquit le 10 septembre 1733. Il entra chez les
chanoines réguliers de Saint-Augustin, réformés par saint
Pierre-Fourier qui possédaient en Lorraine les célèbres abbayes
de Domèvre, Chaumousey. Autrey, Saint-Pierremont. Belchamp et de
nombreux
prieurés. Le jeune Poincaré fit profession à Chaumousey en 1745.
passa dans diverses maisons de l'ordre, desservit en 1754 la
paroisse de Saint-Boing dépendant de l'abbaye de Belchamp,
revint à
Chaumousey en 1756, suppléa pendant quelque temps le curé d'Ambacourt
puis fut définitivement envoyé à Domjevin en 1759. Cette
paroisse sur la Vezouze, au diocèse de Metz, dont les anciens
pouillés évaluent le temporel à 900 livres, dépendait de
l'abbaye de Chaumousey. Comme les peuples heureux, François
Poincaré n'y eut aucune histoire jusqu'en 1789.
Le 30 janvier 1781, il prêta, sans restriction, le serment à la
constitution civile du clergé, donna lecture de la lettre
pastorale de Lalande, évêque constitutionnel de la Meurthe et
semble ne pas avoir été inquiété eux heures les plus troubles de
la Révolution. Après la restauration concordataire, il se
rétracta, fut maintenu à la cure de Domjevin et se trouva parmi
les cent-huit « succursaliers » qui, en présence du sous préfet
Lejeune firent à l'église Saint-Jacques de Lunéville, le 19
janvier 1803, le serment requis.
Sous le poids des infirmités, Poincaré dut résilier sa cure et
quitta sa paroisse en 1806. M. Boyé nous fait partager les
émotions de la séparation après un demi-siècle de fonctions
pastorales. Le pasteur caduc prenait pour toujours congé de ses
six cents ouailles. Il dit adieu à sa spacieuse église. Il
s'éloigna de la Bonne Fontaine, où l'affluence des paysans,
provoquée par la rumeur d'apparitions et de guérisons
miraculeuses dont s'émurent les patriotes du district, l'avait
mis naguère fort mal a l'aise ; de la Bonne Fontaine, dans l'eau
de laquelle trois ans auparavant, les personnes accourues a
l'annonce du prodige avaient, à l'exception d'une seule (sans
doute le curé lui-même puni de son peu de foi) aperçu des choses
merveilleuses.
Le P. Poincaré se retira à Lunéville ; il y retrouva d'anciens
chanoines réguliers, notamment Nicolas Halanzier, ancien curé de
Plombières, et Nicolas Blanpain, ancien curé de Saint-Martin de
Pont-à- Mousson, qui avait déjà, dans cette ville, la réputation
d'un « bon orateur ». En effet, le Conseil général de la commune
de Pont-à-Mousson décida, en 1790, de lui confier la prédication
du carême à la collégiale de Sainte-Croix. Blanpain fut curé de
Lunéville de 1803 jusqu'à sa mort, en 1814, et membre du conseil
municipal Halanzier ne chercha pas du côté de l'héroïsme la
solution des difficultés créées au clergé catholique par
l'Assemblée nationale ; il prêta serment le 23 septembre 1792 et
finalement quitta Plombières pour se diriger sur Luxeuil, muni,
du reste, d'un certificat de civisme ; auparavant, il avait
déposé sur l'autel de la patrie un couvert et une paire de
boucles en argent. Ce n'est certes pas lui qui aurait, comme le
fit le curé Maffioli, le 16 mars 1814, reçu officiellement le
comte d'Artois à la porte de l'église de Plombières un mois
avant l'abdication de Napoléon. A Lunéville, Halanzier, «
signataire de multiples pétitions, et, parait-il, effronté
dénonciateur, mal libéré de tendances jansénistes, marqué d'un
signe fatal, tromper ses ambitions déçues en éditant quelque
maigre sermon qu'il dédie au prince Borghèse, dont il se prétend
l'aumônier ».
Lunéville était également le lieu de retraite de Chatrian,
ancien curé de Saint-Clément, qui, comme vicaire à Ogéviller,
avait été voisin du curé de Domjevin. Si sa conversation était
aussi piquante que ses nombreux écrits sur les choses
ecclésiastiques de son temps, elle ne portait pas à l'ennui.
C'est à côté de ces confrères, qui pour le moins sont exemps de
banalité, que Poincaré passa les derniers mois de sa vie ; il
mourut le 7 juin 1807, 4gè de 82 ans, entouré des soins de sa
nièce Catherine-Marguerite Poincaré
La conclusion du travail de M. Pierre Boyé est sobre, mais
combien éloquente : « Vers 1886 Lunéville devait voir un dernier
Poincaré. C'était un sous-lieutenant de réserve du 2e bataillon
de chasseurs à pied. Il s'appelait Raymond-Nicolas Landry. Il a
rendu son nom immortel. »
G. FIEL.
24 janvier 1932
BLAMONT
Don - M. Streib Joseph a versé 50 fr. à la caisse de l'A.M.C,
indemnité obtenue en réparation d'une diffamation.
Location des pâtis - Le maire informe ses administrés que le
tirage des pâtis communaux aura lieu le dimanche 24 janvier 1932
à 14 heures, salle de la justice de paix.
Les détenteurs de pâtis qui désirent se dessaisir des parcelles
qui leur ont été attribuées antérieurement, devront en faire la
déclaration dans le courant de la semaine. Les personnes qui
désirent participer au tirage du D2 janvier devront demander dès
maintenant leur inscription sur la liste des tirages.
Il est rappelé aux portionnaires qu'ils sont tenus, conformément
à l'article 3 du règlement des biens communaux, d'opérer
annuellement le curage des fossés qui limitent leurs lots et
d'arracher tous les arbres ou arbustes autres que les arbres
fruitiers.
Toute infraction à cet article entraînera le retrait des lots
attribués.
Nomination. - M. André Veil, industriel, gèrent des Anciens
Etablissements Bechmann et Cie, vient d'être nommé membre
correspondant de la Chambre de commerce de Nancy.
AVRICOURT
Police des chemins de fer. - Les gendarmes ont dressé des
contraventions contre : Gerhmo Angely, Beziack Guiseppe et
Pierre Louis, terrassiers, demeurant à Avriourt, pour
circulation sans autorisation sur la voie ferrée.
31 janvier 1932
BLAMONT
Dons à l'A.M. C. - Thomas Joseph, de Gogney, 20 fr.; anonyme, 20
fr ; Demange Etienne, de Fremonville, 20 fr. ; Garland Louis, de
Buriville, 20 fr. ; Martin Ed., de Buriville, 10 fr. ; Bailly de
Buriville, 10 fr. ; Defrain Abel, de Blâmont, 10 fr ; Dupré
Léon, de Blâmont, 5 fr. ; Jacquot Henri, de Verdenal, 10 fr.
14 février 1932
BLAMONT
HISTOIRE DE COCHONS
A la devanture d'un commerçant vendant cher sa marchandise, et
connu en même temps pour être un remuant agent électoral,
s'étalaient des morceaux de viande d aspect appétissant.
Entre une brave dame, qui voudrait du veau pour son homme.
« Je n'en ai pas pour le moment, mais voilà de belles côtelettes
de porc qui feront bien votre affaire. »
« Oh ! mais non, c'est trop cher, non donc ! »
« On vous les laissera à bon compte, je veux vous faire profiter
d'une bonne occasion. »
« Ben, alors, je veux bien ; combien c'est que je vous dois ? »
Au même instant passait un honorable citoyen de l'endroit bien
placé pour savoir ce qui se passe à l'abattoir, où tous les
animaux abattus doivent être reconnus sains avant de pouvoir
être mis en vente.
« D'où vient ce cochon, s'écria-t-il, il n'a pas passé la visite
à l'abattoir? »
« Je vais porter plainte à la mairie. »
En voilà une histoire.
La mairie se gratte la tête : une affaire grave. Impossible
cependant de faire arrêter la plainte.
« Je m'en f... se dit le commerçant ; ce n'est pas pour leurs
beaux yeux qu'on est agent électoral d'un conseiller
d'arrondissement et d'un député. A quoi serviraient nos élus
s'ils ne pouvaient pas tirer d'une sale affaire les braconniers
et les fraudeurs. S'ils ne me sortent pas de là, c'est qu'il n'y
a plus de République des camarades.
Et voilà nos deux copains, le commerçant et l'élu au Conseil
d'arrondissement, en route pour aller demander secoure au
roitelet.
Les murs ont des oreilles ! Engueulades, récriminations !
« Vous ne pouvez pourtant pas me laisser passer en
correctionnelle ; qu'est-ce qu'on dirait à Jérusalem ? »
« C'est bon, ne vous en faites pas ; on va tâcher d'arranger ça.
Mais ne recommencez pas ! Allez en paix et que le Dieu d'Israël
vous pardonne: il ne peut d'ailleurs vous en vouloir puisqu'il
n'y a que les chrétiens qui peuvent manger du cochon. »
Nos deux compères s'en vont, rassurés et heureux, boire un bock
; ils ont eu chaud.
Oui, mais n'y aura-t-il pas des grincheux qui, inquiets pour
leur petite santé n'admettront pas que l'affaire en reste là. Et
il y aura encore de vives discussions qui interrompront les
parties de bellotte. Est ce vraiment dans la bonne et honnête
petite ville de Blâmont que cette histoire est arrivée ? Nous en
doutons.
Coups. - Le 24 courant, à la sertie du café Humbert, Joseph
Steib, 45 ans, entrepreneur
et Jean Berthelier, 29 ans. se prirent de querelle.
L'entrepreneur ayant reçu un coup de poing sur le nez, a porté
plainte à la gendarmerie.
EMRERMÉNIL
Pas en règle. - Kukjelkia David ajusteur à la Société Lorraone
Dietrich à Lunéville, rencontré à Embermenil par les gendarmes,
ne pu présenter à ceux ci son extrait d'immatriculation. Il a
fait l'objet d'un procès-verbal.
GOGNEY
A qui les tôles ? - M. Jean Schmitt, cultivateur, possédé au
lieudit « Haut-du-Breuil », une petite carrière dans laquelle
avait été édifié un petit abri pour les ouvriers avec sept tôles
ondulées.
Le 19 courant, le propriétaire s'étant rendu dans son terrain,
constata que les sept tôles avaient disparu. C'est M. Louis
Verlé, cultivateur, qui se les était appropriées, prétendant que
ces tôles lui appartenaient comme ayant été comprises dans un
achat qu'il a fait autrefois sur le même terrain. L'enquête
élucidera l'affaire.
Collision. - Mlle Renard, 21 ans, conduisait. Le 3 courant, vers
7 h. 15, en direction de Blâmont un breack, attelé d'un cheval
et contenant des bidons de lait. Elle suivait régulièrement la
droite de la chaussée, quand un camion, conduit par le chauffeur
Albert Syda, 32 ans, dérapa sur la route et heurta l'arrière du
break pour aller s'échouer dans le fossé.
La voiture a subi d'importants dégâts et plusieurs bidons de
lait furent renversés.
21 février 1932
BLAMONT
Mise au peint. - M. Mantout, boucher, se prétendant désigné dans
un article paru ici dimanche dernier nous adresse la lettre
suivante :
Blâmont. le 17 février 1932.
Monsieur le gérant du Journal de Lunéville.
Clairement désigné dans un article intitulé « Histoire de
Cochons » paru sous la rubrique Blâmont dans votre numéro du
dimanche 14 février, je vous requiers d'insérer dans vos
colonnes la mise au point suivante, conformément à la loi de
juillet 1881, réservant toute action en ce qui concerne la
diffamation dont j ai été l'objet.
Le 4 janvier dernier, pour rendre service à un client, j'ai
demandé à un collègue de Domèvre 1 k. 600 de viande de porc que
j'ai rapporté â Blâmont.
Ce porc avait été tué à l'abattoir et estampillé à Domèvre, La
viande étant dans ma boucherie, l'honorable citoyen dont vous
partez - fonctionnaire de la ville - remarqua pendant mon
absence que la viande n'avait pas été estampillée à Blâmont et
que, par conséquent, la perception du droit à l'abatage n'avait
pas été faite.
Voilà toute l'affaire. Un droit de six centimes huit millimes
n'a pas été perçu, non par ma faute, mais parce que mes
instructions n'ont pas été suivies.
De tout cela, vous faites une « histoire de cochons » où l'on
invoque la santé publique et la correctionnelle !
Vous auriez pu vous renseigner à des sources moins antijuives,
ne pas chercher à ternir la réputation d'un commerçant et nuire
à ses intérêts,
Agréez, Monsieur, mes sincères salutations.
Robert MANTOUT.
Boucher à Blâmont.
ANCERVILLER
Réunion musicale. - la Comité de l'Union musicale adresse ses
plus sincères remerciements aux membres honoraires de la Société
pour l'empressement généreux qu'ils ont mis à répondre à son
appel à l'occasion du paiement des cotisations, montrant par là
tout l'intérêt qu'ils portent à cette vaillante Société et en
même temps un précieux encouragement.
6 mars 1932
OGEVILLER
Représentation théâtrale - La première soirée théâtrale
organisée par l'Association Sportive d'Ogeviller a obtenu un
grand succès. Des 7 heures un nombreux public envahissait la
salle qui, au lever du rideau était archi comble. Nos fidèles
spectateurs, qui n'avaient pas hésité à braver les rigueurs
d'une température véritablement inclémente furent alors
récompensés et ce fut pendant 2 heures un débordement de folle
gaieté.
A cette occasion, le Comité est heureux de remercier tous ceux
et toutes celles qui ont bien voulu l'aider.
Contrairement à l'avis donné, la deuxième représentation n'aura
pas lieu le 6 mars ; mais le 13 Mars à 7 heures 45.
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Représentation théâtrale. - Nous apprenons que l'Association
Sportive d'Ogéviller donnera dimanche prochain 6 Mars, à la
salle paroissiale une soirée théâtrale. Cette représentation qui
vient d'obtenir à Ogéviller un grand succès, nous promet de
passer une bonne soirée.
Ouverture des portes : 7 heures 15.
Rideau : à 7 heures 45
13 mars 1932
AVRICOURT
En défaut. - Rentrant de tournée et contrôlant un sujet polonais
au centre de la localité, les gendarmes relevèrent deux
contraventions contre Bednarczik Pierre, manœuvre à l'entreprise
Chambort, pour défaut de visa d'arrivée à son extrait
d'immatriculation et sa carte d'identité.
£n défaut. - Bracciali Aldo, terrassier, à l'entreprise Borle,
n'a pas pu présenter son extrait d'immatriculation aux
gendarmes. Procès verbal.
DOMEVRE SUR-VEZOUZE
Pas veinard - De service au poste fixe dans la commune les
gendarmes constatèrent que la bicyclette sur laquelle pédalait
W... François, berger à Igney, état dépourvue de plaque
d'identité.
Procès-verbal fut dressé
OGEVILLER
Les ambulants. - Deux contraventions ont été relevées contre
Michel del Monaco, marchand ambulant, qui était dépourvu de
récépissé d'inscription au registre du commerce et de
déclaration de sa profession ambulante
Soirée théâtrale - La soirée théâtrale donnée dimanche soir à
Domèvre par l'Association Sportive de Ogéviller a obtenu encore
un bon succès. La prochaine soirée aura lieu dimanche prochain
13 Mars à Ogéviller. Ouverture des portes à 7 heures 15.
Rideau à 7 heures 45.
La location est comme d'habitude ouverte à l'école.
Football. - Ogéviller (mixte) bat A. S Dombasle (J) par 6 buts à
1.
Dimanche prochain Ia première équipe joue à Blainville contre la
réserve locale
A l'Officiel. - L'Association sportive d'Ogéviller vient d'être
déclarée au Journal Officiel. Le siège social est établi à
l'école d'Ogéviller.
27 mars 1932
DOMJEVIN
Bal des conscrits - Grand bal gratuit le lundi de Pâques 28
mars, offert par les conscrits des classes 31 et 32, en matinée,
à 14 h. 30, et soirée, à 20 h. Musique de choix, parquet ciré et
danse du coq.
OGEVILLER
Foot-Ball. - Lundi de Pâques, huit équipes de la Région
lutteront entre elle pour tenter de s'approprier les deux
challenges mis en compétition par l'association sportive des
anciens élèves d'Ogéviller. En premières équipes. Blâmont (1),
Lunéville (2). Cirey Mazerand (1) et Ogéviller (1) se livreront
certainement un beau duel tandis que les jeunes feront tout leur
possible pour faire aussi bien. Les finales, auxquelles l'A.S.A
E i Ogéviller convoque tous les amateurs de beau sport se
joueront à partir de 1 h. 30.
3 avril 1932
BLAMONT
Soirées théâtrales. - Nous apprenons quel l'association sportive
des anciens élèves d'Ogéviller donnera le samedi 2 Avril sur la
scène de Bon Accueil une soirée théâtrale avec un programme très
intéressant.
Conseil municipal. - M. J. Crouzier, désigné comme secrétaire,
donne lecture du procès-verbal de la dernière séance qui adopté
sans observation.
Le conseil donne un avis défavorable en ce qui concerne le
projet d'abandon au département de toutes les ressources
vicinales.
Vote un crédit de 1 000 fr. destiné au bureau de bienfaisance,
pour la création d'une caisse de secours.
Approuve la liste de proposition des répartitions pour 1932.
Décide de faire procéder au remplacement de la bascule publique
en mauvais état et d'une force devenue insuffisante pour le
pesage des camions de gros tonnage. Vote un crédit de 15.000
francs pour l'achat d'un appareil pouvant supporter 20 tonnes et
autorise le maire à traiter de gré à gré.
M. le maire donne connaissance des études faites en vue de
trouver un produit résistant pour le revêtement des trottoirs.
Des essais définitifs auront lieu prochainement et les travaux
seront entrepris dès les résultats connus. Ces travaux de
revêtement, d'un intérêt capital, au point de vue de
l'embellissement des rues et dont l'importance n'a pas échappé
au conseil municipal, seront entièrement à la charge de la
ville. L'empierrement et le cylindrage des rues du Château, des
Voileurs et du Puits-Joppée, étant sur le point de recevoir leur
exécution, il importe que les propriétaires qui ne sont pas
encore raccordés sur le réseau d'égouts et qui déversent des
eaux usées sur la voie publique, fassent entreprendre le plus
rapidement possible les travaux nécessaires.
Tenant compte des démarches faites par M. le maire au ministère
de l'intérieur et des résultats obtenus prés des services de
l'hygiène, le conseil, sous certaines réserves, acceptant la
subvention de 250.000 fr. qui vient de lui être accordée, vote
la somme nécessaire pour faire exécuter les travaux de
construction d'égouts, trottoirs et caniveaux pavés dans la
seconde partie de la ville.
XOUSSE
Quête. – La quête au profit des pupilles de l'école publique,
faite au mariage de M. Robert Ossieur, sous-officier au 8e
bataillon de chasseurs à pied, avec Mlle Marie Petitjean, fille
de M. Auguste Petitjean, conseiller municipal, a produit la
somme de 92 fr. 50.
10 avril 1932
BLAMONT
Don aussi généreux qu'original. - En ouvrant son courrier, M. de
Turckheim a eu l'agréable surprise de trouver dans une enveloppe
qui n'attirait en rien l'attention deux billets de banque de
1.000 francs qui étaient placés dans une page mal déchirée d'un
catalogue des grands magasins du Louvre, datant de 1887, et sur
laquelle l'expéditeur avait rapidement tracé la mention suivante
: « Pour les petits souliers de la maison maternelle de Blâmont.
»
Conformément au désir de ce donateur anonyme, cette somme de
2.000 fr. a été Immédiatement remise à la Maison maternelle, ou
elle sera judicieusement employée.
La Direction de cette institution, à la tête de laquelle se
trouve le dévoué M. de Turckheim qui s'intéresse
particulièrement à cette œuvre, qui devient journellement de
plus en plu importante, adresse ses vifs remerciements à ce
généreux donateur anonyme.
24 avril 1932
BLAMONT
Troupeau transhumant. - Bernard Knab, berger à Koffen (B.-R),
conduisait son troupeau de moutons à Manonviller. Comme il ne
l'a pas fait visiter par un vétérinaire à son entrée en
Meurthe-et-Moselle, procès-verbal lui a été dressé.
Société de tir. - Le conseil d'administration de la Société de
Tir s'est réuni mercredi dernier à Bon Accueil, a 18 h 15, sous
la présidence de M. le docteur Collot, conseiller
d'arrondissement.
Il a été décidé que les séances de tir auraient lieu les
dimanches 17 et 24 avril, 8, 22 et 29 mai, 5 et 12 juin, le
matin seulement, de 8 heures à 11 h. 30.
Le règlement est le même que celui de l'année dernière.
Le comité espère que cette année les tireurs viendront plus
nombreux encore au stand des Marmottes et que tous tiendront à
terminer leurs tirs afin de participer à la magnifique
distribution de prix qui aura lieu en octobre prochain.
Don. - Une somme de 100 fr. a été remise à M. le maire pour être
répartie entre le bureau de bienfaisance et la caisse des
écoles.
LEINTREY
En défaut. - Lucie Bertrand, marchande ambulante à Bertrambois,
a fait l'objet d'un procès-verbal pour défaut de patente sur les
professions ambulantes.
28 avril 1932
OGEVILLER
Code de la route. - En tournée, territoire de la commune, les
gendarmes ont constaté qu'un camion automobile, piloté par
Gérard Lucien, chauffeur, rue du Château, à Blainville, avait
abordé le carrefour formé par la route nationale 4, le chemin
d'intérêt commun 19, et le chemin vicinal, puis doublé deux
cyclistes, sans avoir au préalable annoncé son approche.
Procès-verbal a été relevé contre l'imprudent chauffeur qui,
étant en outre détenteur d'un permis de circulation périmé, a
fait l'objet d'une contraction supplémentaire.
1er mai 1932
RECLONVILLE
Arme prohibée. - Les gendarmes de Blâmont ayant appris que
Martin Pierre, 18 ans, vannier à Reclonville, avait tiré un coup
de pistolet dans la localité, le 11 courant, vers 15 heures,
l'interrogèrent. Martin déclara, qu'en effet, avant eu une
discussion avec son beau-père, Remetter Antoine, vannier, il
avait tiré un coup de feu en l'air pour effrayer celui-ci.
Invité à présenter l'arme e n question, le jeune homme déclara
l'avoir jetée dans le ruisseau la « Verdurette », où elle ne put
être retrouvée.
Le vannier a récolté un procès-verbal pour port d'arme prohibée.
OGÉVILLER
Code de la route. - En tournée, territoire de la commune, les
gendarmes ont constaté qu'un camion-automobile, piloté par
Gérard Lucien, chauffeur, rue du Château, à Blainviile, avait
abordé le carrefour formé par la route nationale 4, le chemin
d'intérêt commun 19, et le chemin vicinal, puis doublé deux
cyclistes, sans avoir au préalable annoncé son approche.
Procès-verbal a été relevé contre l'imprudent chauffeur qui,
étant en outre détenteur d'un permis de circulation périmé, a
fait l'objet d'une contravention supplémentaire.
8 mai 1932
BLAMONT
Grivèlerie. - Bertrand Auguste, 25 ans, sans domicile fixe,
s'est présenté chez plusieurs débitants et leur a demandé de lui
faire à manger, entre autres chez Mme veuve Hainzelin, à Barbas,
MM Tomasetti et Pinot, débitants a Blâmont, mais après plusieurs
repas il n'est pas venu règler ses dépenses. De plus, il avait
emprunte une somme de 29 fr. à la veuve Hainzelin, un poids de
fonte à M. Tomasetti et était allé acheter 39 mètres de cordeau
et deux mousquetons chez M. Tiha, seller, pour 30 fr., qu'il n'a
pas soldés.
Bertrand est coutumier de ces sortes d'abus de confiance et est
activement recherché.
15 mai 1932
AVRICOURT
A.M.C. - Remise de décoration. - C'était bien, c'était beau,
c'était touchant ! Ces trois expressions s'appliquent
intégralement et sans aucune restriction à la fête organisée le
5 mai à Avricourt par la sous-section de l'Association des
anciens combattants et dont nous avons oublié le programme dans
notre numéro du 2 courant...
Le cérémonial qui accompagne la remise de la croix de la Légion
d'honneur est toujours impressionnant, mais à Avricourt, en la
circonstance, il avait revêtu un caractère particulier en ce
sens qu il était présidé par un prêtre dont la modeste soutane,
cependant ornée d'une brochette de décorations évoluait avec
aisance au milieu des jaquettes et des vestons des camarades
anciens combattants. C'est que le R. P. Vigy, ancien lieutenant
de vaisseau, chevalier de la Légion d'honneur et croix de
guerre, qui avait repris du service en 1914 et avait fait partie
de la brigade des fusiliers marins de l'amiral Ronarch, est
membre de l'Association des anciens combattants et avait été
choisi par les camarades d'Avricourt pour remettre, après
obtention de la délégation du grand-chancelier de la Légion
d'honneur, la croix au nouveau chevalier de l'ordre, M. Houillon
Eugène, propriétaire à Amenoncourt, qui a été grièvement blessé
et cruellement défiguré, au cours de la guerre.
Mais voici la foule qui se groupe auprès du monument aux morts:
le drapeau tout flambant neuf de la sous-section sort de la
mairie et, à la hauteur du monument, est remis à M. Rietsch,
président, qui, après une belle allocution, le confie au
porte-drapeau, M. Frécot.
Le R.P. Vigy fait sonner « Au Drapeau » et prie M. Houillon de
venir se placer devant l'emblème, puis après le commandement «
Ouvrez le ban », s avance vers le nouveau chevalier, prononce la
formule sacramentelle : « Au nom du président de la
République... », épingle sur sa poitrine la croix des braves et
lit la citation qu'il a méritée. Il remet ensuite la croix de
guerre à M. Erichemann, d'Amenoncourt, et commande « Fermez le
ban », après avoir lu la citation de ce dernier.
Après l'observation d'une minute de silence et de recueillement,
tout le monde se rend à l'église où a lieu une cérémonie
religieuse qui avait été préparée pour donner plus d'éclat
possible à la fête. Le R. P. Vigy officiant a, en outre, donné
le sermon dont le thème s'adaptait admirablement aux
circonstances. Le prédicateur a développé l'idée puisée dans un
livre écrit par le maréchal Pétain sur les divers sentiments qui
devaient animer les poilus de la grande guerre et notamment les
défenseurs de Verdun.
Après la cérémonie religieuse, un vin d'honneur a été servi dans
la salle de la mairie où se sont réunis les anciens combattants,
leurs familles et leurs amis, qui ont écouté avec sympathie une
forte allocution de M. Guérin, propagandiste de la sous-section
d'Avricourt, dont le langage a été très applaudi.
En résumé, belle et bon ne matinée dont les Avricourtois
garderont le meilleur souvenir.
22 mai 1932
BLAMONT
Plainte a été portée contre M. Jean Grasser, monteur d'une
société de Strasbourg, lequel a disparu de Blâmont sans
acquitter les 391 fr. 30 de travaux effectués par M. Joseph
Steib, entrepreneur, et sans restituer deux outils évalués 35 fr.
29 mai 1932
VERDENAL
Vol d'un réveil. - Le 29 mai dernier, vers 17 heures, le jeune
Masson René, 14 ans, garçon de culture pénétra dans la cuisine
de Mme veuve Marguerite Houillon dont la porte était ouverte, et
déroba un réveil matin placé sur le buffet et le porta dans sa
chambre.
Le surlendemain, apprenant que la gendarmerie faisait une
enquête il replaça le réveil, sans se faire voir, sur une
fenêtre donnant sur la ruelle de la maison de Mme Houillon.
Cette restitution tardive n'empêchera pas le jeune Masson d'être
poursuivi.
REPAIX
Farce ou vol. - Plusieurs cultivateurs qui avaient laissé leur
charrue dans les champs ont été surpris de constater que les
balances de leur instrument agricole avaient été changées et,
pour deux d'entre eux dérobées.
On croit qu'il s'agit d'une mauvaise farce faite lors de la fête
patronale de cette commune ; néanmoins, sur la plainte de ces
cultivateurs, la gendarmerie enquête.
5 juin 1932
AVRICOURT
Insultes. - Lemée François, manoeuvre à Avricourt, injuriait sur
la voie publique M. Dutour Antoine, conducteur de travaux à
l'entreprise Rangeard.
Les gendarmes de passage, lui dressèrent procès-verbal, pour
tapage injurieux sur la voie publique.
DOMÈVRE-SUR-VEZOUZE
Quête. - A l'occasion du mariage Dedenon-Aubry, une quête faite
à la mairie a produit la somme «le 62 fr. 10, destinée à la
Caisse des écoles.
Remerciements et vœux.
LEINTREY
Dons. - Une quête faite au mariage Didier-Raoul, a produit la
somme de 42 fr. 25.
Ont donné pour le monument : M. Adolphe Lhuillier, 100 fr. ; M.
Camaille Charles, 15 francs.
12 juin 1932
BLAMONT
Conseil Municipal. - Le Conseil Municipal s'est réuni mardi
dernier pour sa session de mai.
Avant d'ouvrir la séance, M. Colin, maire, adresse à ses
collègues l'allocution suivante :
« Depuis notre dernière réunion, bien des évènements se sont
produits :
« 1° Les élections législatives. Nous conservons dans notre
arrondissement notre représentant. S'il est bienséant et naturel
de féliciter l'élu de son succès, il est juste de rendre hommage
au courage malheureux. . r
« Souhaitons Messieurs, qu en présence des contingences
extérieures, fort peu réjouissantes - une large union se fasse
au Parlement, qui mette la France en posture de résister
victorieusement aux assauts qui lui sont et seront livrés de
trop de côtés à la fois. Et, pour notre modeste part, continuons
à pratiquer cette union qui serait si profitable aux intérêts du
pays.
2-« Quelques jours après les élections, un de ces trop nombreux
métèques qui encombrent notre territoire, abusant de notre
hospitalité plus que bienveillante, assassinait le Vénérable
Président Doumer. Comme tous les bons Français, nous avons pris
notre part au deuil du pays et de la famille du Président défunt
si cruellament frappée, après les multiples sacrifices que lui
avait imposés la guerre.
« L'Assemblée Nationale, comblant le vide créé par la mort de M.
Doumer, a envoyé à l'Elysée un bon Lorrain, M. Albert Lebrun,
Président du Sénat et Président du Conseil Général de notre
département. Me faisant votre interprète auprès de notre éminent
compatriote, je lui ai adressé nos félicitations en ces termes:
« Le Conseil Municipal de la ville de Blâmont interprète de la
population toute entière, heureux de voir de nouveau la Lorraine
à l'honneur en votre personne, vous exprime, M. le Président de
la République, sa joie et vous adresse l'assurance de son
respectueux dévouement et de son attachement à la République. »
« J'en ai reçu la réponse suivante :
Paris, 19 mai 1932,
« Mon cher Maire,
« J'ai pris connaissance des félicitations que vous m'avez
adressées au nom du Conseil Municipal de Blâmont à l'occasion de
mon élection à la Présidence de la République.
« Très touché de cette marque de sympathie, je vous prie d'être
mon interprété auprès des Membres du Conseil Municipal et des
habitants de Blâmont pour leur exprimer mes remerciements
cordiaux et leur renouveler l'assurance de mon affectueux
attachement.
« Croyez, mon cher Maire, à mes sentiments bien dévoués. »
A. LEBRUN
Ces évocations rétrospectives faites, il I nous reste à aborder
l'ordre du jour de notre séance.
M. Crouzier est désigne en qualité de Secrétaire.
Le Conseil approuve les comptes de gestion et administratif qui
s'élèvent en recettes à 835.973 fr., en dépenses a 651.376 fr.,
soit un excédent recettes pour l'exercice 1931 de 184.597
francs.
M. le Maire donne connaissance de documents relatifs aux caisses
de chômage total et chômage partiel ainsi que des conditions à
remplir pour avoir droit aux secours. De l'ensemble de ces
documents il résulte que la commune a tout intérêt de s'affilier
à la Caisse Départementale, Les fonds versés devant être
administrés par une commission municipale. Un premier crédit de
2.000 fr. est voté pour permettre à la commune de Blâmont de
s'affilier aux deux caisses précitées.
Le Conseil approuve les comptes de gestion et administratif de
l'Hospice qui s'élèvent en recettes à 250.000 fr. en dépenses à
156.000 fr. soit un excédent recettes de 94.000 francs.
Approuve également le budget additionnel du même établissement
pour l'exercice 1932 s'élevant en recettes à 136.031 fr. et en
dépenses à 136.000 fr. Dans le total de cette dépense se trouve
inscrite une somme de 85.000 fr. en vue de doter l'Hospice du
chauffage central qui fonctionnera pour cet hiver.
Vote un crédit de 25.000 fr. pour l'installation complète et
l'achat d'un nouveau pont-à-bascule Cette somme devenue
nécessaire par suite des travaux effectués en raison du terrain
mouvant, sera supportée pour une bonne partie, par les
subventions du Ministère de l'Agriculture.
M. le Président donne connaissance des démarches faites au
Ministère en vue de la modification du deuxième projet de
construction d'égouts en raison des difficultés rencontrées. A
la suite de la visite sur place des Ingénieurs des Ponts ainsi
que du rapporteur général de la Commission départementale
d'hygiène et du Ministère, il faut espérer un ajustement nouveau
du projet qui nous donnerait satisfaction.
Le Conseil décide de faire procéder aux travaux de cylindrage de
la rue du Collège.
Autorise le maire à procéder à l'adjudication du charbon
nécessaire au chauffage des établissements municipaux.
Approuve les comptes de gestion et administratif de l'exercice
1931 (B. de B.) qui s'élèvent en recettes à 11.857 fr. en
dépensés à 4.706fr., soit un excédent de recettes de 7.150 fr.
Autorise le Maire à procéder à la location de l'herbe des
chemins et des fruits.
Approuve le budget additionnel du Bureau de Bienfaisance, en
recettes à 7.150 francs, en dépenses à 7.100 francs.
Autorise le Maire à prendre les dispositions nécessaires d'un
commun accord avec la commission des Fêtcs, en vue de
l'organisation de la fête du Comice Agricole de l'arrondissement
de Lunéville, qui aura lieu cette année à Blâmont, le 21 août.
M. le Maire donne connaissance des résultats obtenus pour le
revêtement des trottoirs. Par suite du mauvais temps il n'a pas
encore été possible de terminer les essais. Une couche de
matière agglutinant doit être posée dans quelques jours.
CHAZELLES
Vol d'une montre. - Mme Flaus Jeanne, institutrice, s'en fut, le
12 mai, au bureau de l'assistance publique, à Nancy, pour y
chercher la jeune Grimber Marie, 17 ans, qu'elle avait engagée
comme bonne.
Au bout de trois semaines, l'institutrice n'étant pas satisfaite
des services de la jeune fille, la reconduisit au bureau de
l'assistance publique.
Après le départ de la bonne, Mme Flaus étant revenue chez elle
et ayant besoin de sa montre, voulut la prendre dans une armoire
où elle l'avait déposée auparavant. Mais quelle ne fut pas sa
surprise en constatant que la montre avait disparu.
L'institutrice a porté plainte ; elle suppose que sa montre a
été dérobée par la jeune Grimber.
Cette dernière va être interrogée par les gendarmes.
19 juin 1932
AVRICOURT
Accident. - Le 8 juin; vers 7 heures, M. Masson Aimé, plâtrier à
Saint-Georges (Moselle), venait de traverser avec sa
camionnette, le village, lorsqu il entendit l'avertisseur d'une
autre voiture qui voulait le doubler. Il se rangea à droite,
mais au moment où cette automobile le doublait, le pneu avant
gauche de sa camionnette éclata et lui fit faire une embardée à
gauche. Afin d'éviter l'accident, le conducteur de l'autre
voiture. M. Bajot Pierre, 29 ans, demeurant à Lunéville, fut
obligé d'obliquer également à gauche et alla se jeter dans le
fossé. L'accident se borne à des dégâts matériels.
Tombola de l'A.M.C. - Le tirage de la tombola dont le produit
est uniquement réservé à notre caisse de Secours « Solidarité »,
a eu lieu à la mairie d'Avricourt, le 12 juin à 15 heures.
Les heureux gagnants voudront bien trouver ci-dessous la liste
des numéros sortis :
139 142 170 215 262 281
318 390 394 418 443 460
527 552 580 635 659 664
708 759 781 809 877 891
905 925 946 1041 1044 1053
1101 1151 1158 1230 1234 1276
1336 1355 1358 1414 1435 1467
1507 1524 1580 1618 1639 1678
1706 1746 1761 1829 1891 1898
1906 1951 1973
Les camarades devront consulter la liste donnant le détail des
lots auprès de leur délégué communal.
Pour prendre possession des lots, prière de s'adresser à M. Zang,
secrétaire de notre 51e section d'Avricourt.
Les lots non réclamés dans le délai de trois mois seront acquis
à la Société.
La majeure partie des lots nous ont été offerts par des
donateurs ; qu'ils veuillent bien trouver ici, l'expression de
nos sincères remerciements.
Dons. - Le président remercie les généreux donateurs qui ont
tenu à participer à l'achat du drapeau.
Les dons parvenus à ce jour sont les suivants :
François Joseph de Leintrey 30 fr
Houillon Eugène, Amenoncourt 100 fr
Gouviot Ernest, Avricourt 50 fr
Henely Jean, Avricourt 25 fr
Briat, Xousse 10 fr
Montagnon Louis, Xousse 10 fr
Anonyme, Blâmont 150 fr
Anonyme, Blâmont 30 fr
Anonyme, Cirey 100 fr
Paul Bertrand, Avricourt 50 fr
Haas Auguste, Avricourt 50 fr
- A l'occasion du mariage de M. Lucien Fix avec Mlle Emile
Bertrand, fille de notre camarade Bertrand, d'Avricourt, une
quête faite à la mairie d'Avricourt a rapporté la somme de 50 fr.
destinée à la caisse de secours.
Merci à tous et nos meilleurs vœux de bonheur aux jeunes époux.
Décorations. - Nous apprenons avec joie, que notre sympathique
camarade et ami Humbert, de Remoncourt, figure au tableau de la
médaille militaire (J. O,).
Toutes nos félicitations.
BLAMONT
Un beau geste. - A l'occasion de la fête annuelle corporative de
la « Basoche Lunévilloise », une délégation de cette association
mutualiste professionnelle, ayant à sa tête M. Léon Claudel,
principal clerc de M Jean Crouzier, notaire et à laquelle
s'était joint M. Robert Mantout, conseiller municipal, est allée
s'incliner, au cimetière de Blamont, sur les tombes des
regrettés camarades qui y reposent : MM. Charles Laval, ancien
président d honneur et Aimé Gobert, ancien président actif.
Après l'observation d'une minute de silence, M. Claudel le
dévoué correspondant cantonal de la Basoche, déposa sur chaque
tombe une superbe gerbe de fleurs au nom de tous leq
sociétaires.
Ce geste, émouvant dans sa simplicité, mérite d'être signalé.
3 juillet 1932
BLAMONT
Grave accident d'automobile. - Un grave accident d'auto s'est
produit dimanche dernier, vers 8 heures à 200 mètres du village
de Gogney, sur la route nationale de Blâmont à Strasbourg,
causant la mort d'une fillette de 3 ans, et trois blessés, dont
deux assez grièvement.
M. Poirson Laurent, agent général d'assurances à Sarrebourg,
conduisait sa voiture, dans laquelle avaient pris place Mme
Poirson, née Klein, 29 ans, son épouse ; Jeannine Poirson, 3
ans, sa fille ; Mme Seneintz, 58 ans, mère de Mme Poirson, pour
se rendre à la fête de l'Union Drouot.
La voiture roulait à une allure modérée, lorsqu'on arrivant à
200 mètres de Gogney, un dos d'âne de la route, lui fit faire,
malgré les efforts de M. Poirson pour se redresser, une violente
embardée qui la jeta contre un arbre.
Sous le choc la petite Jeannine que sa mère tenait sur ses
genoux fut tuée. Mme Poirson qui avait été elle-même grièvement
blessée fut transportée à l'hôpital de Blâmont. Mais son état
permit néanmoins de la diriger le soir sur son domicile à
Sarrebourg, où elle reprit connaissance. Le docteur qui la
soigne espère que sauf complications, elle se rétablira assez
rapidement. Quant à la grand-mère Mme Seneintz elle portait de
nombreuses contusions sur tout le corps, et M. Poirson lui-même
était blessé légèrement à la tète.
Les obsèques de la petite Jeannine, dont le corps a été ramené à
Sarrebourg, ont eu lieu mardi dernier après-midi.
Nous adressons à M. Poirson et à sa famille, dans cette pénible
circonstance nos condoléances émues.
Passage de troupe. - Le maire informe ses administrés qu'un
détachement du 120e régiment d'artillerie lourde, composé de :
15 officiers, 60 sous-officiers, 360 hommes de troupes et 360
chevaux, cantonnera à Blâmont, le 2 juillet 1932.
Située sur la route Nationale, la ville est susceptible - à de
nombreuses reprises dans le courant d'une année, - de loger des
troupes. Tâche qui était plus facile avant la guerre, si on
songe que la ville logeait 1.200 hommes en billets de logements.
C'est devenu aujourd'hui une chose impossible, surtout si la
troupe se compose d'artillerie ou de cavalerie : de nombreuses
granges ayant été transformées, il est difficile de loger des
chevaux.
Devant certaines mauvaises volontés, nous tenons à signaler une
fois pour toutes que tout habitant doit le logement. La loi de
1877 est formelle sur ce point.
Acte de probité. - Le jeune Fleuréan, ayant trouvé, jeudi
dernier, un portefeuille contenant la somme de cinq cents
francs, s'est empressé de le déposer à la mairie, où sa
propriétaire fut heureuse d'en prendre possession.
Nos bien vives félicitations à ce brave et honnête petit garçon.
AVRICOURT
Procès-verbal. - Les gendarmes en patrouille sur le territoire
ont rencontré Ali Ben Tahara, sujet marocain, terrassier à
Nancy, lequel n'a pu présenter aux représentants de la loi sa
carte d'identité d'étranger. Il a fait l'objet d'un
procès-verbal.
DOMÈVRE-SUR VEZOUZE
Quête. - Une quête faite à la mairie, à l'occasion du mariage
Gens-Soubriard, a produit 25 fr., remis à la caisse des
pompiers. Remerciements et voeux.
BARBAS
Cambriolage. - Samedi dernier, Mlle Claire Haxaire,
institutrice, constata à son réveil que ses appartements avaient
été visités par un cambrioleur.
Un carreau avait été cassé à la fenêtre, les meubles avaient été
fouillés. Deux portefeuilles avec 600 francs, une paire de
gants, une bouteille d'eau-de-vie, avaient été enlevés. A la
cuisine, 10 fr. en monnaie et une lampe électrique ont été
dérobés. A la cave, une bouteille de champagne avait disparu. Le
préjudice se montait au total à 780 francs.
L'enquête a permis de trouver le coupable : Maurice Lefèvre, 22
ans, garçon de culture, sans domicile fixe, qui avoua.
Il a été arrête pour être déféré au parquet.
FREMONVILLE
Collision d'autos. - Le 16 courant, vers 10 h. 30, le maréchal
des logis Grosjean, du service géographique de l'armée, en
garnison à Domont (S.-et-O.), actuellement en déplacement à
Domêvre-sur-Vezouze, circulait dans une automobile pilotée par
le chauffeur Grand Albert Julien, en garnison également à
Domont. Le maréchal des logis venait de poser un poteau repère à
proximité de la commune de Frémonville. Comme il avait pris le
chemin du retour vers Domévre, le conducteur Grosjean, en
traversant Frémonville, avant d'arriver à un carrefour, ralentit
sa marche et actionna son appareil avertisseur. Mais au moment
où il s'engageait dans le carrefour, une auto pilotée par M.
Dupuy Gaston, négociant à Cirey, déboucha du chemin d'intérêt
commun n° 20 et vint tamponner la voiture conduite par le
militaire.
Les deux véhiculés ont subi des dégâts, mais aucun accident de
personne n'est à déplorer.
M. Dupuy. qui ne circulait pas sur la droite de la chaussée et
qui aurait du laisser la priorité de passage à la voiture
conduite par Grosjean, a fait l'objet d'un procès-verbal.
10 juillet 1932
Blamont
Dans le mur. - Henri Bannewarth et Alfred Bentz, 20 ans,
conduisaient à Blâmont un camion attelé d'une remorque
appartenant à M. Michel, entrepreneur de transports à Colmar.
S'étant trompés de route, ils voulaient faire demi-tour et
commencèrent par décrocher la remorque. Mais, en raison de la
déclivité du terrain et du poids du chargement, la remorque
roula et, malgré les efforts des deux conducteurs, alla heurter
le mur de la maison de Mme veuve Roger, propriétaire à Blâmont.
BLAMONT
Fête nationale. - Voici le programme: 13 Juillet. - 21 h. 30,
retraite aux flambeaux, avec le concours de la fanfare la
Blâmontaise et la compagnie de sapeurs-pompiers. Illumination
des édifices publics.
14 Juillet. - 9 heures : manoeuvre de la compagnie des
sapeurs-pompiers et du matériel d'incendie.
15 heures : chants par les enfants des écoles,
rafraîchissements, jeux et divertissements, mât de cocagne,
concours divers, feux de jour, bombes japonaises. Distribution
des prix. Pendant toute la durée des jeux, concert par la
fanfare la Blâmontaise.
21 h. 30, route de Frémonville : grand feu d'artifice. Concert
par la fanfare la Blâmontaise. Illumination des édifices
publics.
A l'issue du feu d'artifice, à l'hôtel de ville : grand bal
populaire.
M. le maire invite la population à pavoiser.
AVRICOURT
Oeil crevé. -- La fillette des époux Ruyer, fromagers, voulait
enlever une paire de ciseaux avec laquelle s'amusait sa soeur
âgée de 4 ans. Par suite d'un mouvement brusque, le dangereux
instrument blessa la plus jeune des fillettes à l'oeil gauche.
La petite blessée fut conduite d'urgence à Nancy, où les
chirurgiens ont procédé à l'enlèvement de l'oeil crevé.
IGNEY
Arrestation. - En vertu d'un extrait de jugement du tribunal
militaire permanent de Nancy le condamnant à à trois mois de
prison et aux frais envers l'Etat pour insoumission, Chevillot
Auguste Clément, 22 ans, célibataire, au service de M. Verdenal,
à Igney, a été arrêté par les gendarmes et écroué
OGÉVILLER
Arrestation. - Condamné imam le tribunal correctionnel de
Lunéville pour rébellion et non représentation d'enfants,
Charles Coster, 36 ans, manoeuvre, a été mis en état
d'arrestation et écroué pour deux mois à la prison de Lunéville.
17 juillet 1932
BLAMONT
Trop tard ! - Les gendarmes rentrant de tournée de nuit,
dressèrent contravention contre M. L .... Joseph, cafetier,
Grande-Rue, pour fermeture tardive de son établissement.
Au voleur. - M. Emile Demange, chef de gare du chemin de fer
départemental L.B.B., se rendant à son bureau le 9 courant,
constata que la porte donnant sur la voie était ouverte. Un
carreau avait été démastiqué ce qui permit aux cambrioleurs de
tourner la clef qui était restée sur la serrure à l'intérieur.
Les tiroirs du bureau, de deux buffets et d'un classeur avaient
été visités ainsi que plusieurs boites dans lesquelles il y a
ordinairement de l'argent, mais qui justement ne contenaient
aucune valeur. Dans un buffet de la cuisine, un verre de rhum
manquait dans un litre, une bouteille d'eau-de-vie et un litre
de vin avaient disparu. Les malfaiteurs ont également visité la
gare terminus, à 200 mètres de là, mais ils n'ont rien emporté.
M. Demange a porté plainte pour un préjudice de 40 francs.
Une enquête est ouverte par les gendarmes.
DOMÈVRE-SUR-VEZOUZE
Pas en règle. - Willig Eugène, plâtrier à Ivry (Seine),
stationnait avec sa motocyclette devant le garage Labord, à
Domèvre-sur-Vezouze. Invité par les gendarmes à présenter ses
papiers et n'ayant pu exhiber le permis de conduire,
procès-verbal lui a été dressé.
24 juillet 1932
AVRICOURT
Et le registre ? - M. Mihalie Joseph, terrassier à l'entreprise
Michaut, logeait chez lui deux ouvriers serbes, depuis le 10
juillet. Comme il ne possédait pas de registre de logeur, il a
récolté un procès-verbal.
EMBERMENIL
La plaque. - M... Paul, garçon de culture, circulait territoire
d'Emberménil avec une bicyclette non éclairée. Rencontré par les
gendarmes, l'imprudent s'est vu octroyer un procès-verbal.
31 juillet 1932
BLAMONT
Distribution de prix aux Ecoles. - Dimanche dernier, a eu lieu à
l'Hôtel de Ville, devant une très nombreuse assistance, la
distribution des prix aux élèves des écoles. M. Mazerand,
député, présidait la cérémonie entouré de : MM. Colin, maire ;
Campion, adjoint ; A. Laurent ; docteur Collot, conseiller
d'arrondissement ;Charton, Crouzier, Chambrey, Lartisant, Diot,
Mantout, et Conrad, conseillers municipaux.
Comme chaque année, « La Blâmontaise », sous la direction de M.
Chevalier, prêtait son gracieux concours.
Après l'exécution de la « Marseillaise », M. Colin, maire,
prononça une allocution très applaudie.
Après avoir présenté les excuses de MM Labourel, de Turckheim et
Veil, que des obligations difficiles à éluder retenaient loin de
la cérémonie, M. Colin remercia M. Mazerand, d'avoir voulu en
accepter la présidence, témoignant ainsi de l'intérêt qu'il
porte à l'enseignement national, et à l'enseignement primaire en
particulier.
Puis passant en revue les succès scolaires, M. Colin se félicita
des résultats, plus brillants encore cette année que les
précédentes, obtenus aux divers examens :
« Chez les jeunes filles, dit-il, Mlles Lartisant et Resnick ont
obtenu le certificat d'études de premier ordre. Mlle Lartisant,
fille de notre sympathique collègue au conseil municipal, a, en
outre, été reçue à l'examen des bourses, voyant ainsi s'ouvrir
devant elle, un avenir que son travail et son intelligence
peuvent rendre brillant : ce que je lui souhaite de tout cœur.
« Au certificat du 2e ordre, je note, par ordre de mérite :
Mlles Kientzler, Benédict, Guérin, reçues avec la mention très
bien, à la tête de leurs compagnes du canton.
« Mlles Rigoulet, Chambrey, avec mention bien, et enfin Mlle
Bagard.
« Belle moisson, vous le voyez, qui fait honneur aux maîtresses
qui, les premières, ont déposé la bonne semence, mais, surtout à
Mlle Nô, directrice, laquelle, en se piquant les doigts, a su
écarter ronces et épines pour parfaire la récolte.
« A toutes, élèves et maîtresses, j'adresse nos vives
félicitations.
« Du côté des garçons, j'enregistre avec plaisir le succès du
jeune Holveck au certificat du 1er ordre et des élèves Massa
Félix (mention bien), Daguindeau Robert et Merveley Roger,
lauréats du certificat du 2e ordre.
« A eux aussi et à leur dévoué maître, vont nos sincères
félicitations et nos encouragements pour l'avenir.
« Ce brillant palmarès que je viens d'étaler sous vos yeux me
fournit la conclusion de mon allocution que je vous ai promis de
faire brève.
« Cette conclusion sera un conseil que je vous demande de suivre
et, en quelque sorte, une prière que vous exaucerez, j'en suis
certain.
« Notre bon La Fontaine - que vous lisez quelquefois sans doute
- a écrit dans une de ses belles fables :
« Notre ennemi c'est notre maître.
« Je vous le dis en bon français. »
« En un français aussi bon que possible, je vous dis, mes chers
enfants, n'écoutez pas notre Bonhomme.
« Aimez, au contraire, sans arrière-pensée, sans réticences, vos
maîtres, pour la peine qu'ils se donnent, pour leur vie toute
entière consacrée à une tâche par moment bien ingrate, mais dont
ils tirent la récompense dans la haute et belle satisfaction
d'accomplir leur devoir et de préparer à notre cher pays les
générations qui seront son honneur et sa gloire. »
M. Mazerand prononce ensuite un discours.
A l'issue de la distribution des prix, un vin d'honneur a été
servi par la municipalité.
Nous adressons nos vifs remerciements aux généreux donateurs qui
ont permis de distribuer aux relèves des récompenses dignes de
leurs efforts, ainsi qu'à M. Chevalier et ses collaborateurs,
qui n'hésitent jamais à faire l'effort nécessaire pour rehausser
l'éclat des cérémonies blâmontaises.
7 août 1932
BLAMONT
Les autos - Contravention a été dressé contre J. Armand,
chauffeur à Lunéville, pour excès de vitesse et pour numéro
minéralogique avant illisible.
AVRICOURT
Coups et blessures. - Micula Perrbdack, 26 ans, sujet
tchécoslovaque, porte plainte contre Stansacka et Maujant, ce
dernier son chef de chantier, pour coups et blessures.
Maujant déclara avoir voulu renvoyer Perrbdack, parce qu'il
était mauvais ouvrier, il l'aurait simplement poussé, Stansacka
serait intervenu dans la discussion et se serait empoigne avec
le plaignant, qui porte des éraflures au cou et une contusion du
pouce.
Coups. - Lémée François, 59 ans, se plaint d'avoir reçu des
coups de Gaston Niklaus, qui nie. Le plaignant n'a d'ailleurs
aucune blessure.
14 août 1932
BLAMONT
Don. - A l'occasion de la naissance de François Caen, son
arrière-petit fils, Mme Edmond Bechmann a fait don au bureau de
bienfaisance de Blâmont d'une somme de 300 francs.
Nos plus vifs remerciements.
DOMÈVRE-SUR-VEZOUZE
En défaut. - F. Guérin, manoeuvre a Cirey, circulait route
départementale 13, territoire de Domèvre, sur une bicyclette
dépourvue de plaque de contrôle, rencontré par les gendarmes,
l'imprudent a fait l'objet d'un procès-verbal.
NONHlGNY
Insultes et violences. - Le 3 courant, vers 21 heures, M. Adrien
Durand, garde particulier au service de M. d'Hausen, de Nonhigny,
effectuait une tournée de surveillance en bordure du bois, au
lieudit « Au dessous du petit étang ».
A un moment donné, il aperçut un individu porteur d'une carabine
de l'armée allemande qui, à sa vue, se dissimula dans un champ
de blé. Le garde le suivit et reconnut cet homme pour être un
nommé Jédor Ernest, cultivateur chez ses parents, à Nonhigny.
Jédor saisit par le bras droit le garde qui l'interpellait et le
traita de fainéant, tout en le secouant fortement, puis il
l'insulta grossièrement.
M. Durand a porté plainte contre Jédor pour violences et
insultes. Ce dernier a fait l'objet de procès-verbal pour chasse
de nuit, sans autorisation et sans permis.
21 août 1932
IGNEY-AVRICOURT
Tapage injurieux. - Le 10 août, Lemée, 59 ans, manoeuvre à
Avricourt, invita Mlle Amélie Guerre, 29 ans, ménagère, à boire
un demi au café de l'Est, en face de la gare d'Igney-Avricourt,
débit où elle est employée.
Mlle Guerre refusa cette offre. Lemée, se mettant en colère,
l'insulta grossièrement.
Procès-verbal lui a été dressé pour tapage injurieux sur la voie
publique.
NONHIGNY
Quête à mariage. - Une quête faite au mariage Vouaux-Hoger, au
profit de la Caisse des écoles, a produit la jolie somme de 74
fr. Merci aux généreux donateurs et meilleurs vœux aux jeunes
époux.
28 août 1932
BLAMONT
En défaut. - M. Dosch Jean, boucher à Sarrebourg, vendait de la
viande place de l'hôtel-de-Ville. Comme il était dépourvu de
patente, les gendarmes lui ont dressé procès-verbal.
Cycliste et auto. - Garland Lucien, 16 ans, garçon boucher au
service de M. Beckrich Joseph, à Blâmont, était allé le 20
courant, à bicyclette, porter un panier de viande à Gogney.
Vers 19 h. 30, comme il se trouvait à environ 150 mètres du
carrefour formé par la route allant de Frémonville à Repaix et
croisant la route nationale 4, alors qu'il tenait exactement sa
droite, une automobile, qui suivait à vive allure, heurta le
cycliste en passant à sa hauteur et le projeta sur la chaussée.
L'auto ne s'arrêta pas après l'accident. Le jeune Garland qui,
heureusement, ne fut pas blessé, put relever le numéro de
voiture 905 KL. La bicyclette est hors d'usage.
M. Beckrich a porte plainte et fait rechercher le chauffeur
fuyard.
11 septembre 1932
COMICE AGRICOLE DE LUNÉVILLE
CONCOURS DE BLÂMONT
C'est la ville de Blâmont qui avait mette année l'honneur et le
plaisir de servir de cadre au concours annuel du Comice de
Lunéville.
L'agréable et vieille cité lorraine s'était fort joliment
pavoisée pour accueillir ses visiteurs.
De tous les points de l'arrondissement les agriculteurs,
éleveurs, constructeurs et généralement tous ceux qu'intéresse
cette périodique manifestation agricole, où ils viennent puiser
d'utiles enseignements, étaient venus nombreux et par tous les
moyens de locomotion, l'avion à part, au concours de Blâmont.
Une seule ombre au tableau : la pluie lie et pénétrante qui
tomba durant toute la matinée.
Les expositions de machine et d'animaux se tenaient au Pâtis,
sur la route de Cirey.
Parmi les personnalités présentes sur le terrain du concours
nous avons noté :
MM. Louis Michel, sénateur; Georges Mazerand, député ; Fenal,
maire de Lunéville; de Turckheim, conseiller général ; Colin,
maire de Blâmont ; Labourel, ancien maire ; Buisson, Marin et le
docteur Collot, conseillers d'arrondissement ; Paul Suisse,
président du Comice agricole et naturellement les membres du
jury fort occupés par leurs fonctions.
Les visiteurs ont pu admirer les progrès réalisés dans
l'outillage agricole et qui permettent, avec plus de rapidité,
un plus grand rendement dans le travail.
Au bord du stand, nous avons noté : d'abord les maisons Fensch
et Labourel de Blâmont, dont la réputation dépasse le cadre de
l'arrondissement ; le matériel de conserves de M. Hennequin,
également de Blâmont ; l'importante exposition de machines de
tous genres dont l'emploi s'impose dans toute exploitation
rurale moderne et présentée par la Lorraine Agricole de
Lunéville ; les envois des maisons Gérardin, de Flin, La bord et
Marchal, de Domêvre-sur-Vesouze, Marchal de Laneuveville-aux-Bois,
Breton frères d'Einvaux, Jeanjean-Richard, de Laronxe, toutes
très connues pour le travail consciencieux et le soin avec
lequel elles sc tiennent au courant de tous les
perfectionnements ; la Société Alfa-Laval, dont on retrouve les
machines dans beaucoup d'exploitations rurales ; la maison
Verrelle, de Baccarat, dont les machines à aiguiser les faux se
recommandent par une conception fort ingénieuse et un travail
irréprochable.
L'arboriculture était fort bien représentée par des massifs
d'arbustes réalisés par les pépinières de M. Pauchard, de
Roville-devant-Bayon.
Le meuble, qui paré et rend agréable le home campagnard, était
représenté par la maison Kocher, de Blâmont.
L'automobile, qui se répand de plus en plus parmi les
agriculteurs, et leur permet les déplacements rapides et
fréquents que leur impose leur profession s'ils veulent se tenir
au courant du progrès, offrait aux amateurs les modèles variés
et de tous prix des maisons Citroën et Renault, présentés par
les deux sympathiques garagistes de Lunéville, MM. Barthélemy et
Willmé.
Les spécimens de l'espèce chevaline et bovine n'étaient pas très
nombreux, niais la qualité compensait largement la quantité.
L'espèce porcine était représentée par un lot de magnifiques
verrats.
Les animaux de basse-cour et les produits agricoles et
horticoles étaient exposés dans un vaste stand, décoré avec
beaucoup de goût sur la place de hôtel-de-ville.
A noter tout particulièrement les magnifiques spécimens de
l'élevage du Frêne, de M. Biétrix de Lunéville et de M. Géo Le
Saint de Badonviller. Dans les produits apicoles signalons MM.
Gabriel de Blamont et Simoutre de Frémonville ; dans le rayon
légumes, les splendides échantillons de M. Bonus de Frémonville
; dans celui des fleurs, les magnifiques dahlias de M. Simon de
Lunéville ; dans celui de la médecine vétérinaire le «
météorifuge » de M. Lahoussaye et enfin dans la tonnellerie les
cuves et cuveaux de M. Holveck de Blâmont.
Suivant la tradition à laquelle les membres du Comice sont
toujours restés immuablement fidèles, un service religieux avait
lieu à l'Eglise de Blamont. C'est M. le chanoine Barbier, curé
de la paroisse, qui officia.
Ensuite ce fut sur la place de l'Hotel de Ville la distribution
des récompenses.
Sur l'estrade avaient pris place : MM. Paul Suisse, M. le
conseiller de préfecture Grenel, représentant M. le préfet de
Meurthe-et-Moselle, MM. Louis Michel, sénateur; Georges Mazerand
et de Wendel, députés; les conseillers généraux et
d'arrondissement déjà nommés; M. Colin, maire de Biamont, etc.
etc...
Avant la lecture du palmarès M. Paul Suisse prononça le discours
suivant :
Discours de M. Paul Suisse
Je considère comme un devoir, avant de poursuivre plus avant,
d'évoquer la haute et sympathique personnalité de M. Albert
Lebrun, président de la République, notre éminent compatriote,
qui préside aux destinées de la France avec tant de conscience
et de dignité, depuis la magistrale élection qui la élevé à la
plus haute magistrature de la République ; et nous saluons tous
la mémoire de son illustre prédécesseur, M. Paul Doumer, frappé
à son poste d'honneur, par la main d'un misérable, qui n'a pas
craint de frapper un homme que le chagrin aurait pu terrasser,
s'il n'avait été soutenu par un sentiment du devoir patriotique
poussé à son extrême limite.
Le monde agricole se préoccupe fort, en cette année 1932, du
sort qui sera fait à l'agriculture française et au pays tout
entier, par la crise qui sévit sur le monde. Nous lions, à
dessein, les destinées du monde agricole à celles de l'industrie
et du commerce, car on ne peut pas concevoir la prospérité de
l'un sans la prospérité des autres, dans un pays d'ordre et de
juste mesure comme le nôtre.
Jusque l'an passé, l'agriculture n'a pas trop pâti du malaise
général qui sévit partout à des degrés différents, d'un
continent à l'autre et dans les contrées voisines de la
communauté européenne, où règne une confusion déplorable et
lamentable, due certainement aux suites de la guerre mondiale.
Nous attendons, avec impatience, la convalescence oui viendra
certes, car tout a une fin en ce bas monde.
La guerre, avec ses destructions, nécessitant beaucoup de
production, a amené la surproduction le jour où on n'a plus rien
détruit, la machinerie qui remplaça l'homme qui se battait, a
mis cet homme sur le pavé dès qu'il a cessé de se battre,
cependant que la sous-consommation rendait inutiles les gros
stocks de marchandises qui se constituaient et que n'achètent
plus d'ailleurs les immenses pays comme la Russie, l'Inde et la
Chine.
Et que dire encore d'une autre cause, qui est peut-être la
principale à l'heure actuelle, le manque de confiance qui règne
en Europe, où tout le monde se jalouse, où aucune entente n'est
respectée, aucun contrat exécuté ? Il semble que nous retournons
à l'époque ou la force primait le droit.
Notre pays, notre malheureuse Lorraine, et en particulier le
vieux comté de Salin et de Blâmont, gardent toujours vers l'Est
quelque# sujets d'inquiétude qui ne laisseront pas, j'en suis
certain, endormir la vieille énergie des gens de nos campagnes,
qui ont su montrer leurs qualités d'endurance et leur
acharnement au labeur de la culture de la terre et de sa
reconstitution.
La région du Blâmontois, notamment, ainsi que le précise son
historien si autorisé, M. le chanoine Dedenon, dans sa
magnifique monographie, nous a donné l'exemple des grandes
vertus qui, dans l'adversité, trempent les caractères.
Aussi, Messieurs, c'est l'affection pour autrui et la solidarité
qui nous sont nécessaires aujourd'hui, comme par le passé, pour
vaincre les difficultés du moment et préparer un avenir meilleur
aux populations rurales qui nous sont chères.
Il ne faut plus que l'homme de la terre, au village, reste comme
autrefois étranger à tout ce qui se passe autour de lui, il faut
qu'il prenne sa part à la vie de l'arrondissement, notre petit
coin de pays, et qu'il cesse d'ignorer qu'il y a des
organisations agricoles qui doivent l'intéresser et qui sont
faites pour lui.
Notre comice agricole et toutes ses filiales, que vous
connaisses bien, n'est-il pas là pour vous soutenir, vous
instruire, vous aider dans l'accomplissement de votre tâche
journalière ? Il vous encourage à bien cultiver, à perfectionner
vos méthodes, aidé en cela par la direction des services
agricoles ; il cherche à donner à la masse rurale la cohésion,
la fraternité qui adoucissent, pour ceux qui peinent, la dureté
de la tache ardue qui est la vôtre, et l'isolement du laboureur
en face des grandes épreuves climatiques.
Vous savez que l'effet de certains accidents, de certaines
intempéries, que nous sommes incapables de prévoir, peut être
atténué par l'assurance : c'est l'incendie, c'est la foudre, la
grêle; assurons donc tous ces risques. Et puis, il y a la
confiance en nos associations que je vous demande de ne pas
négliger, c'est l'esprit mutualiste qui doit se développer
toujours plus en vous, pour devenir la règle de tous vos actes,
de tous vos rapports entre hommes, qui vivent la même vie, la
même vie des champs, en face de la grande nature qui a aussi sa
beauté, avec son grand calme si reposant.
Cette confiance, que je sollicite de vous, dans nos
associations, a porté déjà de beaux fruits. Vous n'ignorez pas
que c'est grâce à notre cohésion, imparfaite encore, que nous
avons pu obtenir la protection efficace du blé, notre principale
production, qui était à la merci du marché étranger, alors que
des tarifs douaniers couvraient notre industrie, bien
intéressante elle aussi, d'une sollicitude toute providentielle.
Le comice agricole s'est affilié à l'association des producteurs
de blé à celle des producteurs de viande, et nous sommes tenus
toutes les semaines, par ces deux organismes, au courant de tout
ce qui peut intéresser ces branches principales de la production
de l'arrondissement.
L'Association des producteurs de viande est en rapports
constants avec le ministère de l'agriculture et obtient tous les
jours de nouvelles dispositions qui permettent à l'élevage de ne
pas être ruiné, par ce temps de surproduction mondiale. La
sous-consommation de la viande est une cause, la principale, de
la surproduction; elle atteint jusque 25 % de la normale et elle
est due au chômage et à la gène de ceux dont les ressources
diminuent tous les jours, conséquence de la liquidation
financière des comptes de la grande guerre. Il y a aussi un
facteur qui pousse à la baisse, c'est celui de l'avilissement du
prix du cinquième quartier du bétail, c'est-à-dire de la
dépouille qui tombe à rien. Nos différentes Associations ont
obtenu, cette année, une réduction sensible des importations de
bétail étranger, et nous pouvons espérer que la situation
s'améliorera, à la condition toutefois que la viande au détail
suivra la baisse des cours de la viande sur pied. On peut
obtenir une amélioration à la crise de la surproduction si on
permet, par des prix raisonnables, à la consommation de
redevenir normale.
Il est nécessaire que ceux qui ont la charge de notre
administration fassent tout ce qui est nécessaire pour arriver à
ce résultat, sans aucun retard.
Nous avons tenu les lecteurs de la « Lorraine Agricole » au
courant de l'état du marché du blé à Paris. La soudure des
années 1931-32 s'est effectuée de façon normale, comme elle ne
s'est pas faite depuis longtemps d'une façon aussi parfaite,
mais avec un retard de trois semaines malheureusement, qui sera
pris sur les douze mois de l'année.
La moisson de 1932 s'annonce belle et les battages de notre
région accusent de bons rendements, au-dessus de la moyenne des
dernières années qui était mauvaise. Nous n'obtenons toutefois
que des rendements sans aucun rapport avec les chiffres donnés,
avec complaisance, par quelques journaux parisiens, inféodes au
grand commerce, qui agit à la baisse à la Bourse du commerce.
Cette frénésie de la spéculation a été poussée à l'extrême, au
point que le ministère a été obligé de prendre parti et
d'édicter quelques mesures qui seront peut-être efficaces. Nous
verrons le résultat à l'usage. Nous réclamons aussi une
protection des céréales secondaires, en rapport avec celle du
blé, car le cours de ces dernières n'est plus rémunérateur ;
seigle, orge, avoine, mais sont tombés à si bas prix, qu'il est
à craindre que les emblavures de ces denrées baissent
considérablement, ce qui nous obligerait à des importations plus
fortes encore que celles que nous déplorons actuellement.
Nous plaçant au point de vue du consommateur de pain, qui touche
de près le cultivateur producteur du blé, nous réclamons une
mise au point, étudiée sérieusement, entre le prix du pain et
celui du blé. Nous pouvons dire que le blé a baissé de plus de
45 frs. aux cent kilos, alors que le pain n'a baissé que de 20
francs aux cent kilos également, et nous trouvons cela
inadmissible, car le pain vendu aujourd'hui provient du blé de
la nouvelle récolte, qui est parfaite comme qualité.
Nous trouvons exagérés les avantages faits à la meunerie depuis
quelques années, alors que le charbon a baissé de façon
indiscutable dans ces derniers temps, en même temps que d'autres
éléments qui concourent à rétablissement de la prime de mouture.
Cette baisse est de l'ordre de 11 p. 100 au moins, puisque
l'indice de Paris, qui nous touche Ici, est passé do 618
(moyenne de 1930, à 547 pour juillet 1932.
Il en est de même de la prime de planification, en hausse
continuelle, sans cause apparente, puisque tout de même, le coût
de la vie a légèrement baissé en alimentation et en
combustibles.
On se plaint beaucoup de la mauvaise qualité du pain chez
certains boulangers, c'est déplorable et inadmissible en
travaillant des blés de 78 kgs et du kgs à l'hectolitre. Eu
résumé, nous devons demander l'abaissement sérieux de ces deux
taxes de mouture et de planification, ou leur suppression,
c'est-à-dire le retour à la concurrence.
Si ce n'est pas abuser de vos Instants, je vous citerai quelques
chiffres sur les taxes envisagées plus haut. Le 6 janvier 1928,
la prime de mouture était de 12 francs; le 23 décembre 1929,
elle passe à 14 francs ; le 5 février 1930, elle se trouve à 15
francs, et, aujourd'hui, août 1932, elle va à 20 francs, avec
des frais qui sont déjà comptés dans les chiffres cités plus
haut.
Pour la prime de planification, elle est : le 6 février 1925, de
38 francs; le 13 décembre 1928, elle passe à 53 fr. ; le 17 mars
1930, est portée à 62 francs, et elle est plus élevée .dans
plusieurs départements.
Je m'excuse de vous importuner avec des chiffres, cl cependant
II est bon que tout le monde les connaisse et comprenne qu'il
est nécessaire que le bon public sache qu'il est possible
d'améliorer notre situation à tous avant de nous demander de
nouveaux sacrifices pour établir un budget solide.
Je vous demande donc à tous de ne pas vous affoler en présence
de l'effondrement du cours du blé, dû aux manoeuvres dee
spéculateurs qui ont tiré sur voue à boulets rouges, n'ayant en
vue que leur profit personnel. Vendez votre blé, pour réaliser
quelques sous nécessaires, par petits paquets, et ne négligez
pas de vous agresser à votre caisse de crédit, pour des emprunts
à court terme, à 6 mois, par exemple. Beaucoup d'entre vous
peuvent le faire, c'est une question de solidarité, puisqu'il
faut faire avaliser son billet par un ami ou plusieurs amis, ce
qui est encore mieux. Ce genre de prêt est parfaitement envisagé
par la Caisse nationale de crédit et peut entrer dans nos moeurs.
Nous faisons appel, de plus en plus, aux bonnes volontés, aux
travailleurs sérieux, aux hommes scrupuleux qui font honneur à
leur signature, qui sont l'armature de notre classe paysanne,
les gardiens du bas de laine de la France, qui fait bien envie
aux étrangers, et les meilleurs défenseurs du sol hérité de nos
ancêtres. (Applaudissements).
Lecture est ensuite donnée du palmarès par MM. Marchal et
Bertrand C.
Au cours de cette cérémonie « la Blâmontaise », que préside M.
Veil et que dirige avec talent M. Chevalier, exécuta les plus
beaux morceaux de son répertoire.
Le banquet, auquel M. Godard, hôtelier attitré du Comice, avait
donné tous ses soins, avait lieu dans la Salle des Fêtes.
M. le conseiller de préfecture Grenel présidait, entouré de MM.
Paul Suisse, Colin, maire de Blâmont, Louis Michel, sénateur,
Mazerand, député, de Wendel, de Turckheim, Adrien Valentin,
Dauphin, conseillers généraux, Fournier, L. Marin, Liengey,
Buisson, Dr Collot. Mathieu, Colin, conseillers
d'arrondissement, Maldiiller, directeur de l'Ecole d'agriculture
de Tomblaine, Gruet, directeur des Services Agricoles de
Meurthe-et-Moselle, Auguste et Charles Bertrand, Pierre et Paul
Genay, Marchal, le colonel Lyauley, P. Masson. Wouters,
professeur d'agriculture. Désiré Dor, P. Messager, Gance, Purel,
Toussaint, président du Syndical des Maraîchers de Lunéville,
Ch. Petitjean, Chevalier, les lauréats, etc.
Au champagne, M. Colin, maire, prenant le premier la parole,
évoqua le souvenir des années qu'il passa comme élève du vieux
collège, devenu école communale de filles, et de son lointain
prédécesseur, M. Alexandre Brice, qui, élu maire en 1876,
consacra le meilleur de lui-même à la défense des intérêts du
canton.
M. Colin rendit hommage ensuite à ces distingués représentants
de l'agriculture lorraine que sont MM. Louis Michel, sénateur,
P. Suisse, président du Comice, Pierre et Paul Genay, qui ont de
qui tenir dans la carrière dont leur père et grand-père fut une
des plus remarquables figures.
Après avoir souhaité la bienvenue à tous M. Colin termina en
faisant un appel à l'union et en levant son verre en l'honneur
de la France républicaine.
On entendit ensuite M. Suisse qui remercia tout le monde y
compris l'hôtelier; puis M. Dauphin, maire de Toul qui apporta
le salut cordial du Comice de sa ville, et M. de Turckheim,
conseiller général qui prononça le discours suivant :
Discours de M. A. de Turckheim
La ville de Blâmont a l'honneur de recevoir cette année le
Comice Agricole de Lunéville ; nous nous en réjouissons et au
nom du Canton, je souhaite la bienvenue à tous ceux qui ont bien
voulu venir jusqu'à nous.
Il y a 9 ans que nous nous trouvions déjà réunis dans cette
salle ; je ne peux pas dire que l'assemblée était alors plus
brillante - ce ne serait pas aimable pour nos hôtes, - mais elle
était certainement plus nombreuse. Comme parlementaires nous
recevions M. Albert Lebrun, sénateur, depuis Président de la
République ; en souvenir de sa venue parmi nous, vous
m'approuverez certainement de lui adresser nos sentiments de
respect et de dévouement.
Nous recevions aussi M. Michel, sénateur et comme à cette époque
nous jouissions du scrutin de liste, nous avions quatre députés
à nos côtés.
Puisque nous parlons de MM. les Parlementaires, rappelons-nous
que le 16 octobre nous aurons des élections sénatoriales; or,
plusieurs candidats sont parmi nous. M. le Sénateur Michel peut
être tranquille sur les résultats du vote des délégués du canton
de Blâmont. Nous connaissons tous l'ardeur avec laquelle il a
toujours défendu les intérêts des cultivateurs et nous l'en
remercions. Pour les autres candidats, MM. de Wendel et Mazerand,
je ne peux que leur souhaiter bonne chance, mais j'avoue que je
trouverai bien fastidieux d'avoir de nouvelles élections
législatives dans l'arrondissement cet hiver.
I,cs cultivateurs étaient aussi plus nombreux il y a 9 ans.
C'est qu'alors la joie régnait, l'avenir paraissait si beau.
Nous sortions à peine du long cauchemar de la guerre, nous
étions vivants et encore Français. Nos demeures détruites se
relevaient sur notre terre de Lorraine retrouvée, meurtrie mais
guérissable.
L'agriculture était florissante; il fallait réparer la brèche
faite par la guerre dans le cheptel; le blé valait cher ; les
réparations si coûteuses devaient être payées par le boche, et
la victoire si glorieuse et si dure paraissait présager un bel
avenir et une prospérité infinie.
Aujourd'hui, hélas, tant de nos espérances sont déçues et nos
inquiétudes renaissent tous les jours. Une politique d'abandon
et de concessions nous a amenés à l'impasse où nous nous
débattons. Un dernier trait de plume a effacé récemment presque
tout ce qui restait des réparations à payer par les boches; et
notre ennemi séculaire, relevant la tête est plus menaçant que
jamais. Certains de nos anciens alliés sont devenus nos
adversaires et nous nous sentons isolés dans le monde.
Il ne reste plus grand chose de la victoire et la paix semble
plus problématique.
C'est nous qui devrons payer les destructions de l'ennemi, ce
qui met le budget en déséquilibre ; les impôts si lourds et
diminués a un moment donné, reprennent de plus belle, alors
qu'on nous avait promis leur diminution. L'impôt sur le revenu
est augmenté, de nouveaux impôts plus timides se créent à chaque
moment, comme ceux sur les chèques postaux et sur les
conversations téléphoniques et d'autres encore.
La vie est chère, mais les produits agricoles baissent; nous
avons vu le bétail diminuer de 30 à 35 % et la côtelette est
toujours jours au même prix. Le blé qui a paru s'effondrer iI y
a peu de temps, se remet difficilement, mais le pain n'a guère
diminué ; les engrais, les machines agricoles sont toujours à
des prix forts.
Certes, une baisse de prix générale est nécessaire. La déflation
s'impose puisqu'il faut nous rapprocher des prix mondiaux, moins
élevés que les nôtres. Mais les sacrifices doivent être
supportés par tous les Français, qu'ils soient capitalistes,
fonctionnaires, ouvriers ou agriculteurs. Sans quoi nos prix de
revient resteront trop élevés et ne pouvant plus concurrencer
les produits étrangers, notre balance commerciale serait de plus
en plus déficitaire, ce qui pourrait mettre notre monnaie en
péril.
Mais il ne faut pas que l'agriculteur seul soit frappé, qu'iI
soit toujours bon à peiner et à tondre.
Toujours on le considère comme un profiteur. Que faire? Se
plaindre ne sert à rien. Nous savons que nous ne pouvons pas
compter sur le Gouvernement qui n'a pas au empêcher la
spéculation de taper sur le cours des blés. On nous dira que la
baisse vient logiquement à la suite d'une bonne récolte ; mais
en 1929 aussi la récolte était belle et les prix s'étaient
maintenus.
Pour nous défendre, groupons nous mieux. Des syndicats, comme
ceux des ouvriers et des fonctionnaires sont presqu'impossibles
à créer parmi les cultivateurs, maîtres chacun chez soi. Mais il
y a des Associations puissantes, comme la « Centrale », présidée
par le Sénateur Michel, ou plus près de nous le Comice Agricole
de Lunéville. Il pourra vous donner non seulement le bon conseil
de conserver votre blé, mais aussi les fonds nécessaires pour
parer aux dépenses de fin d'année, en attendant que le blé ait
repris la valeur normale de 140 francs, puisque le prix de
revient pour le cultivateur moyen parait être d'environ 130 fr.
Vous défendrez plus facilement votre blé dans vos greniers
contre les souris, que contre la spéculation internationale qui
cherche à vous ruiner. Tenez bon et le succès viendra.
Je n'viral pas jusqu'à vous conseiller de faire grève, comme les
cultivateurs américains qui attaquaient les convois de
ravitaillement des villes et qu'on a du mettre à la raison à
coup de gaz lacrymogène. Mais évitons qu'il ne nous reste à nous
aussi, plus que les yeux pour pleurer.
On nous dit aussi que vous êtes des heureux parce que vous ne
connaissez pas le chômage. Ah certes non, on ne connaît pas le
chômage dans l'agriculture ; mais c'est précisément une raison,
puisque ce métier est dur, pour qu'il soit assez rémunérateur
pour créer non seulement le nécessaire, mais aussi le superflu ;
pour rendre la vie à la campagne plus attrayante et moins
monotone ; pour que les cultivateurs aient non seulement l'eau,
l'électricité, la radio, mais aussi l'auto pour pouvoir aller se
promener au loin.
Si l'industrie chôme, c'est qu'il y a eu surproduction; la crise
n'eut pas été si grave si les industriels avaient suivi
l'exemple du cultivateur, qui ne met pas plus de bétail dans ses
écuries qu'il ne peut en nourrir sur ses terres.
Aujourd'hui on propose comme remède dans l'industrie de faire la
semaine de 40 heures. C'est une solution de paresseux, qui
donnera de mauvaises habitudes à la jeunesse. Et que diront les
jeunes cultivateurs quand ils verront leurs camarades quitter le
travail, alors qu'ils peineront encore ? Ils quitteraient les
champs et ce serait la déchéance définitive de nos campagnes.
Le but à atteindre n'est ni dans une déflation exagérée, ni dans
la réduction des heures du travail, ni dans de nouvelles lois de
secours aux chômeurs, qui amènent des abus en attendant qu'ils
aboutissent à des catastrophes, connue en Allemagne et en
Angleterre.
Certes, il faut des secours dans certains cas, mais sérieusement
contrôlés. Pourquoi les chômeurs des usines ne viendraient-ils
pas à la terre, puisque le métier est proclamé si beau et si
facile ?
La vraie solution est de donner du travail aux chômeurs, par la
création d'outillage national, comme le voulait certains
gouvernements. Mais avec notre vieille Constitution usée, qui
permet aux Députés et aux Sénateurs de se livrer au jeu de
massacre sur les ministères, aucun homme d'Etat, qu'il soit de
droite ou de gauche n'arrivera jamais à aller au bout de son
idée et à appliquer les réformes nécessaires. Et on ira de plus
en plus au désordre, tant que nous n'aurons pas un Gouvernement
fort et durable.
Espérons qu'après avoir abandonné les sommes dues pour les
réparations, on n'abandonnera pas les armements devant un ennemi
de plus en plus décidé à déchirer le Traité de Versailles.
Espérons aussi que nous pourrons continuer à travailler en
sécurité derrière des frontières fortifiées, que nous ne
songeons pas à dépasser, mais que nous voulons défendre contre
des invasions sanglantes, comme celles que nous avons subies en
1914.
Vous voyez Messieurs, que la tâche est rude et l'horizon chargé
de nuages ; mais ne nous décourageons pas ; la France finira par
se redresser. Mais encore faut-il qu'elle soit dirigée par des
hommes énergiques et patriotes.
Les années de prospérité viendront après les années difficiles;
cela a toujours été, car ne croyez pas que la vie chère et les
abus de certains intermédiaires datent d'aujourd'hui.
Je lisais dans une chronique des anciens temps, qu'à la fin du
XVIe siècle, il y a plus de 300 ans, la régente du Duché de
Lorraine, mère du Duc Charles III, voulant pourvoir au
soulagement de ses sujets de Blâmont et prévenir la disette que
faisait redouter la cherté des vivres, rendit le 20 Mars 1587
une ordonnance ayant pour but d'empêcher cette cherté provenant
(dit la chronique), « de la malice et avarice débordée des
hôteliers, cabaretiers, taverniers et par les continuelles
fréquentations de leurs hôtelleries, tavernes et cabarets par
des débauches, gourmandises et ivrogneries qui s'y commettent
journellement ».
Nos bons ancêtres de Blâmont paraissent avoir apprécié la bonne
chère et les bons vins. Nous ne pouvons retendant pas accuser
nos excellents amis Fiel, Conrad, Cuny, Bain et autres, d'avoir
tant de malice que çà et d'être cause de la vie chère.
Et savez-vous le remède que l'on appliquait dans ces temps
reculés ? On défendait à ces hôteliers et cabaretiers de
recevoir, loger ou traiter aucun individu, quel qu'il soit, du
domaine ou de la recette de Blâmont, sauf les voyageurs
étrangers, voyageant pour leurs affaires ou leur négoce. Sont
prohibés aussi, tous festins et banquets des fêtes annales des
villages, fiançailles, noces ou assemblées de communautés.
Vous voyez, plus un verre de pinard, plus moyen de se réunir en
un joyeux baquet comme aujourd'hui !
Malgré la dureté des temps, il vaut encore mieux vivre
aujourd'hui que dans ces temps reculés. Quelques dizaines
d'années plus tard, la petite ville de Blâmont était
complètement détruite par les Impériaux, comme elle a failli
l'être en 1914. De ce côté-là, pas beaucoup de progrès.
Travaillez hardiment, sur la terre de vos ancêtres; estimez-vous
heureux d'être votre propre maître, de ne dépendre de personne.
Et si même vous avez à lutter contre la nature et des baisses de
prix, vous serez tout de même sûrs de pouvoir bien nourrir votre
famille.
Semez le bon grain ; et vous les jeunes, semez aussi des gosses,
si nécessaires à la France. (S'ils sont malades, on les soignera
bien à la Pouponnière). Et à la fin de l'année, lorsque vous
chercherez à vous rendre compte de ce que vous avez gagné,
n'oubliez pas d'ajouter aux bénéfices, la bonne santé que vous a
valu le travail en plein air dans notre saine Lorraine, la santé
de votre femme et les belles joues rouges de vos enfants. C'est
là le meilleur de la vie.
Aussi est-ce à votre santé que je lève mon verre, à la
prospérité de vos cultures et de vos familles.
(Applaudissements)
M. Mazerand parla ensuite de la crise mondiale et des différents
remèdes qui ont été envisagés.
M. de Wendel traita la question du blé, tout à fait de
circonstance et d'actualité, et du rôle des grandes associations
agricoles.
M. le Sénateur Louis Michel commença par rendre hommage à M.
Albert Lebrun président de la République et parla lui aussi du
problème du blé. Il constata que le prix du pain avait baissé de
11 % et conclut en disant qu'il ne fallait pas que cela dure.
Evidemment, c'est inadmissible.
M. .Michel termina en buvant à l'agriculture française.
M. Grenel clôtura la série des discours par un vibrant éloge de
la terre lorraine el de ceux qui la cultivent.
18 septembre 1932
BLAMONT
Délégués sénatoriaux. - Le Conseil municipal s'est réuni
dimanche 11 septembre pour procéder à la désignation des
délégués sénatoriaux.
Ont été désignés : MM. J. Colin, maire ; Eugène Campion, adjoint
; Lucien Labourel, ancien maire.
Suppléant : M. Alphonse Chambrey.
Conseil municipal. - Le conseil municipal s'est réuni cour sa
session d'août. Etaient présents : MM. Colin, maire ; Campion,
adjoint; Laurent, docteur Collot, de Turckheim, Charton, Veil,
Crouzier, Laboure!, Chambrey, Lartisant, Mantout et Courau.
Absent excusé ; M. Diot.
M. Crouzier, désigné comme secrétaire donne lecture du
procès-verbal de la dernière séance, qui est adopté sans
observation.
Le conseil, après examen des soumissions déposées pour
l'adjudication du quatrième lot de construction d'égouts,
trottoirs et caniveaux pavés, s'élevant à 348.600 francs,
déclare M. René Martignoni, entrepreneur à Val-et-Châtillon,
adjudicataire. Ces travaux doivent commencer prochainement dans
la Grande-Rue, rue de Gogney, rue du Château, rue Traversière,
rue de la Gare et rue de Voise. En ce qui concerne les
trottoirs, les matériaux nécessaires aux revêtements ayant été
définitivement acceptés, les travaux seront effectués fin
septembre pour être termines avant l'hiver.
Le conseil approuve :
1° Le budget primitif de l'exercice 1933 (ville), en recettes à
350.123 fr., en dépenses à 339.231 fr.
2° Le budget primitif de l'exercice 1933 de l'hôpital-hospice,
en recettes à 103.712 fr., en dépenses à 6.751 francs.
Approuve la délibération de la commission administrative de
l'hospice, déclarant la maison Bonnaire-Zimmermann, de Nancy,
comme adjudicataire, en vue de l'installation du chauffage
central dans cet établissement, pour une somme forfaitaire de
64.000 francs.
Vote un crédit de 2.000 francs pour achat de gravier destiné aux
allées des fosses communes du cimetière.
Approuve la délibération de la commission administrative de
l'hospice, ouvrant un crédit de 49.800 francs pour l'achat de
rente 6 p. 100 1927.
Approuve la délibération du bureau de bienfaisance acceptant un
don de 300 francs fait par Mme Bechmann, à l'occasion de la
naissance de son petit-fils.
Désigne les classificateurs pour la révision des évaluations
foncières.
Désigne MM. Veil et Adrien Laurent comme membres chargés de la
révision des listes des électeurs de la Chambre de commerce de
Nancy.
M. le Maire donne connaissance d'une lettre par laquelle Me V.
Diétrich, notaire à Lunéville, fait connaître que, par testament
olographe en date à Lunéville, du 4 août 1932, M. Jules
Reinstadler, ancien pharmacien à Blâmont, a légué, à titre
particulier, au bureau de bienfaisance une somme en espèces de
quarante mille francs.
Le conseil émet un avis favorable à six demandes d'assistance
aux femmes en couches.
Société de tir. - La dernière séance de tir de cette année aura
lieu au stand des Marmottes, le dimanche 18 courant, en matinée
seulement.
Au cours de cette séance, les tirs de concours seront exécutés
et les tireurs pourront achever leurs tirs réguliers.
NONHIGNY
Procès-verbal contre M. Auguste G…, 71 ans, cultivateur, pour
défaut d'appareil sonore à sa bicyclette.
XOUSSE
Tapage nocturne et outrages. - Au débit Dieulin, à Xousse, au
cours de la fête patronale, le nommé Robert Scher, 18 ans,
garçons de culture à Vaucourt étant ivre avait enlevé sa veste
pour inviter d'autres jeunes hommes à venir se mesurer avec lui.
Les gendarmes qui essayaient de le conduire au violon furent
outragés par l'ivrogne qui sera poursuivi.
25 septembre 1932
AVRICOURT
Ivresse. - Georges Duroc, manoeuvre à Réchicourt-le-Château,
étant ivre a été déposé pour y cuver son vin, au violon
municipal. Il en est sorti avec un P. V.
FRÉMONVILLE
L'éclairage. - Les gendarmes en patrouille de nuit, ont
rencontré route nationale, Antoine Auguste, ouvrier d'usine à
Cirey, qui pédalait malgré l'obscurité sur une bicyclette non
éclairée.
9 octobre 1932
BURIVILLE
Fête patronale. - La fête patronale de Buriville aura lieu les
dimanche 16 et lundi 17 octobre courant, grand bal sous tente,
piquet ciré, avec buvette et attractions. Toute la jeunesse des
environs y est cordialement invitée
BLAMONT
La Blâmontaise. - Un cours destiné aux nouveaux élèves
commencera le 7 octobre.
Les jeunes gens de Blâmont et environs désireux de suivre ce
cours, sont priés, soit d'adresser une demande à M le président
de la Fanfare La Blâmontaise, soit de se faire inscrire auprès
de M. Chevalier, chef de musique.
16 octobre 1932
DOMJEVIN
Dons. - A l'occasion du mariage Aubriot-Dulcy, les nouveaux
époux ont' remis à M. le maire la somme de 100 fr. à verser à la
caisse des écoles.
Ont été également attribués à cette caisse les dons suivants :
20 fr. de M. Messager, 5 et 60 fr. de deux anonymes, 20 fr. de
M. Chaton Emile, 10 fr. de M. Munier Joseph, 25 fr, de M. Perrin
Jules. Remerciements.
23 octobre 1932
BLAMONT
Renards à deux pattes. - M. Duchamp Gabriel, propriétaire à
Blâmont, avait à son service Belin Gabriel-Célestin, 22 ans, et
le père de celui-ci, Belin Léopold-Chéry, 54 ans.
Depuis un certain temps, les poulets de M. Duchamp
disparaissaient ; une quinzaine de volatiles manquaient au
poulailler.
Les gendarmes informés s'embusquèrent et surprirent les deux
voleurs en possession de volailles tuées. Ils ont avoué leurs
méfaits.
Tous deux ont été mis en état d'arrestation pour être conduits
au parquet.
AMENONCOURT
En défaut. - Les gendarmes de passage dans la localité ont
dressé procès-verbal contre Belin Anthille, chauffeur à
l'entreprise des Moulins de Sarrebourg pour défaut d'appareil
rétroviseur à son camion-auto.
HARBOUEY
Quête. - Une quête faite en mairie, à l'occasion du mariage
Bridey-Jacques au profit de la caisse des écoles. Cette quête a
produit la somme de 52 fr. 25.
Remerciements.
LEINTREY
Don. - A l'occasion de la fête patronale, M. Jacquet, de
Saint-Martin, entrepreneur de cette fête, a donné 20 francs pour
un bouquet au monument des morts de la guerre.
30 octobre 1932
OGEVILLER
Don. - A l'occasion du mariage de M.. Metz, maréchal des logis
au 73e R.A., avec Mlle Solange Petitcolas, sage femme à Crévic,
les familles ont remis à la mairie le somme de 100 francs à
partager par moitié entre l'A.M.C. et le Comité d'entretien du
Monument aux Morts.
Merci aux généreux donateurs et meilleurs vœux de bonheur aux
jeunes époux.
BLAMONT
Avis d'enquête. - Une enquête sur le projet présenté par l'Etat
français en vue d'installer sur le territoire de la commune de
Blâmont, sur un terrain situé entre la route nationale n° 4 et
la limite d'emprise de la gare de Blâmont (A.B.C.), une station
de stockage double (360 tonnes) et de réchauffage de goudron. .
A cet effet. M. Adrien Laurent, désigne comme commissaire
enquêteur, se rendra à la mairie de Blâmont, le 30 octobre 1932
de 14 à 16 heures, et y recevra les déclarations des habitants
de Ia commune sur les avantages et les inconvénients du projet
dont il s'agit.
Le dossier de l'affaire est déposé a la mairie où les intéressés
pourront en prendre connaissance tous les jours non fériés, de 8
à 12 heures.
Ecole d'agriculture ambulante. - L'Ecole d'agriculture ambulante
de l'arrondissement de Lunéville a pour but de donner une
instruction professionnelle aux fils d'agriculteurs qui ne
peuvent passer deux ou trois ans dans une école pratique
d'agriculture s'ouvrira pour le canton de Blâmont, dans une des
salles de l'hôtel de ville, dans le courant de novembre. La
durée des études est de quatre mois. La session commence en
novembre et se termine en mars. Les cours qui auront lieu une
fois par semaine, seront entièrement gratuits.
L'enseignement comprend les matières ci-après: agriculture,
horticulture, arboriculture, zootechnie, hygiène et entretien du
bétail, économie rurale et droit rural, technologie agricole,
arpentage mécanique agricole et toutes matières intéressant plus
particulièrement les régions dans lesquelles l'Ecole est appelée
à fonctionner.
Des applications et exercices pratiques ont lieu pour divers
matières.
Des visites dans les meilleures exploitations et industries
agricoles de la région ainsi que des projections
cinématographiques, complètent l'enseignement théorique.
Pour être admis, les élèves doivent être âgés d'au moins 15 ans
et avoir acquis une certaine pratique agricole. Il n'y a pas
d'âge minimum.
Les élèves qui désirent suivre les cours de l'Ecole doivent
adresser le plus rapidement possible leur demande d'inscription,
soit à la direction des services agricoles de
Meurthe-et-Moselle, soit à M. le professeur d'agriculture, 9.
place Victor Hugo, à Lunéville.
Reprise des séances d'instruction de l'école de perfectionnement
des sous-officiers de réserve (artillerie). - Séance jeudi 3
novembre à 18 h 15, à la mairie de Blâmont (description du
matériel).
Séance dimanche matin, 6 novembre, à 7 h. 45, dans la cour de la
gendarmerie de Blâmont (séance avec matériel, équipe de pièce et
de batterie).
Comme l'an dernier, tous les S.O.R., brigadiers-chefs et
brigadiers de réserve, sont cordialement invité, à prendre part
aux séances, et le capitaine de réserve Veil, directeur de
l'école, compte sur la présence continue et assidue du plus
grand nombre possible d'entre eux.
AVRICOURT
Abus de confiance. - Mme Cambu, débitante à Avricourt, avait en
garni du 29 août au 8 octobre 1932, Didier Albert, manoeuvre à
l'entreprise Michaut. Le 7 octobre, voulant se rendre à Nancy
pour s'engager. Didier demanda 10 francs à Mme Cambu pour
pouvoir prendre le train. Le même jour, à sa rentrée de Nancy,
la débitante, sur la demande du pensionnaire, lui servit un
casse-croûte avec promesse qu'il rembourserait dès qu'il
toucherait sa paye.
Depuis ce jour, Didier s'est fait régler et a pris la fuite sans
dédommager sa patronne de pension qui a porté plainte pour un
préjudice de 90 francs.
AMENONCOURT
Quête à mariage. - A l'occasion du mariage Didier-Baumgarten,
une quête faite au profit de la caisse des écoles, a rapporté 36
fr. Remerciements.
GOGNEY
Meule incendiée. - M. Jules Lavielle, cultivateur, possède à
Gogney, sur un chemin allant à Foulcrey, un parc entouré d'une
haie vive et de fil de fer, dans lequel il axait édifié une
grosse meule de paille de féverole et de seigle, le tout d'une
valeur de 7.000 francs qui lut détruite par un incendie.
De l'enquête ouverte il est à présumer que le feu a pris
naissance au milieu de la meute par suite de réchauffement
spontané de la paille de féveroles.
Cette meule était assurée pour 5.000 francs.
REPAIX
Une génisse blanche, tachée gris clair, âgée de 2 ans et demi,
s'est échappée d'un parc, dans la nuit du 22 au 23 Octobre.
Prière de prévenir son propriétaire, M. Victor Claude, à Repaix.
6 novembre 1932
GOGNEY
Pêche interdite. - En patrouille route nationale 4, territoire
de Gogney, les gendarmes ont aperçu François Schoumaker,
étameur, qui péchait à la ligne dans le ruisseau La Voise, où la
pêche est interdite. Procès-verbal a été dressé.
HERBEVILLER
Collision d'autos. – Rue principale, une collision s'est
produite lundi dernier, vers 17 h 30, entre deux automobiles
pilotées respectivement par M. Marande, chauffeur, au service de
la société l'Agriculture Lorraine, à Blâmont, et Lassale
Georges, chauffeur, au service de MM. Cahen et Walter,
propriétaire à Neufchâteau.
Dégâts matériels seulement.
AVRICOURT
Infraction à expulsion. - Valsecchi Généroso, 54 ans, avait été
frappé d'un arrêté d'expulsion à la suite d'une condamnation à
vingt jours de prison pour coups et blessures, en avril dernier
Valsecchi est bien parti en Italie, mais il est revenu le 18
octobre, muni d'un passeport. Il dit être revenu en France pour
défendre ses intérêts.
L'arrêté d'expulsion dont il a été l'objet ayant toujours force
de loi, Valsecchi a été arrêté et écroué.
Sans lanterne. - Procès-verbal contre M. Joseph Muller,
cultivateur, à Gondrexange, pour bicyclette non éclairée
A.M.C. - Fête du 11 novembre. - Programme :
Service religieux à 10 h, 30 ; visite en cortège au monument à
11 h. 30. dépôt de gerbes et bouquets.
Retour en mairie et distribution de friandises aux enfants.
Banquet à 12 h. 30. Le prix du banquet est fixe à 20 francs. Se
faire inscrire chez M. Charbonnet, café de Est, ou chez MM.
Rietsch et Thomas.
20 novembre 1932
BLAMONT
Collision. - Au moment où M. Emile Chrislet, 36 ans, chauffeur
au service de la brasserie de Tanconville, prenait sa gauche
dans un carrefour, pour rentrer au garage, une autre voiture
conduite par M. Jeandal, 31 ans, chauffeur au service des
moulins de Blâmont, entra en collision avec la sienne.
M. Goeury qui accompagnait M. Chrislet a été légèrement blessé.
Les dégâts matériels sont assez importants.
Vélo et auto. - Rue du Maréchal Foch, Mlle Lucienne Dedenon,
dactylographe à Domèvre, circulait, son vélo à la main, marchant
sur le trottoir. Une auto conduite par M. Emile Georges,
marchand de vins en gros, accrocha le vélo, qui fut écrasé.
27 novembre 1932
BLAMONT
Société des P.M. - Les séances de la P.M. reprendront le
dimanche matin, à partir du 4 décembre.
Leq jeunes gens désirant faire partie de la P.M. sont priés de
se faire inscrire à la gendarmerie de Blâmont.
Domèvre-sur-Vezouze.
Quête à mariage. - A l'occasion du mariage Pellet-Collet, une
quête faite à la mairie pour la caisse des écoles a produit la
somme de 53 fr.
Remerciements et voeux.
FRÉMÉNIL
Collision d'autos. - Au lieudit « Les Baraques », route
nationale 4, territoire de Fréménil, une collision s'est
produite entre deux automobiles pilotées respectivement par les
chauffeurs Masson Gustave, de Tomblaine, et Amet Alphonse, de
Nancy-Taxi.
M. Colette Charles, instituteur à Gogney, qui se trouvait dans
l'auto de ce dernier, en compagnie de Mme Amet, furent
légèrement blessés. Les deux véhicules ont subi des dégâts.
Le chauffeur Masson a fait l'objet de deux procès verbaux pour
défaut de permis de conduire et de circulation.
4 décembre 1932
IGNEY
Fête de la Sainte-Barbe. - A l'occasion de la Sainte-Barbe, la
compagnie de sapeurs-pompiers d'Igney organise un bal, café
Vannier, le dimanche 4 décembre. Elle invite gracieusement toute
la jeunesse d'Igney et des environs à venir y assister. Toutes
et tous seront reçus cordialement.
OGEVILLER
Football. - Résultats du dimanche. - Jeunesse Sportive de
Senones (1) bat A.S. Ogéviller (1), 3 à 1.
Match peu agréable à voir, disputé sur un terrain détrempé.
11 décembre 1932
BLAMONT
Révision des listes électorales. - Il est actuellement procédé
en mairie à la révision de la liste électorale 1932-1933. A cet
effet, on ne saurait trop insister auprès des nouveaux résidents
d'avoir à se présenter à la mairie en vue de leur inscription
sur la dite liste d'ici le 16 janvier 33, date à laquelle se
clôturera le premier tableau rectificatif.
Passe ce délai, jusqu'au 4 février inclus, ne pourront être
inscrits que les électeurs qui feront l'objet d'une réclamation
en inscription, soit en première Instance par la commission
municipale, soit à la suite d'un appel devant le juge de paix ou
d'un pourvoi de la cour de cassation.
Recensement des véhicules automobiles. - Les propriétaires de
véhicules automobiles, camions, camionnettes, ambulances,
voitures de tourisme, motocyclettes, tracteurs et remorques,
sont informés qu'ils devront faire avant le 16 janvier 1933, la
déclaration prescrite sur les réquisitions militaires.
Cette déclaration est obligatoire aussi bien pour les
propriétaires de nouvelles voitures que pour ceux possédant
antérieurement des véhicules inscrits les années précédentes.
18 décembre 1932
BLAMONT
Conseil municipal. - Le conseil municipal s'est réuni le 30
novembre, sous la présence de M. J. Colin, maire, pour délibérer
sur les questions ci-après :
M. le docteur Collot est désigné comme secrétaire et le
procès-verbal de la dernière séance est adopté sans aucune
observation.
Le conseil approuve un traité de gré à gré s'élevant à la somme
de 12.718 francs, pour des travaux supplémentaires exécutés par
M. Alini, entrepreneur.
Demande l'exploitation d'une coupe extraordinaire de 200 m3 pour
l'exercice 1933.
Décide que le marché du vendredi sera ouvert, hiver comme été, à
8 heures du matin, afin de permettre aux habitants des localités
environnantes d'arriver par les trains du matin.
Approuve les modifications apportées au tarif des droits de
place dans les foires et marchés et fixe uniformément à 0 fr. 80
par mètre occupé et 1 fr. 50 pour voiture sans déballage.
Décide de modifier l'éclairage à l'extrémité de la rue des
Capucins.
Vote un crédit de 780 francs pour l'installation de deux
nouvelles lampes électriques qui seront placées à l'angle de la
ruelle du Bouhot et à l'extrémité de la ruelle des Prés, sur le
pont, en face de la maison Petit.
Vote un crédit de 500 francs pour la distribution de jouets et
friandises aux enfants des écoles pour la Saint-Nicolas.
Autorise le maire à faire exécuter un devis en vue de
l'installation d'une lampe pour l'éclairage public, face au
cimetière.
Désigne MM. Charton, A. Laurent et Lartisant comme membres
devant faire partie des commissions chargées de la révision de
la liste électorale.
Vote un crédit de la somme de 100 fr. destiné au comité d'action
chargé d'élever un monument, à Aurillac, à la mémoire du
président Paul Doumer.
Fixe au 15 janvier, à 9 heures, le tirage des pâtis communaux.
M. le maire donne connaissance d'une lettre par laquelle le
comité des Amis des écoles fait connaître qu'à la suite de la
liquidation générale des organismes de la Reconstitution
scolaire départementale, un actif se trouve disponible et qu'une
somme de 6.000 francs sera remise à la caisse des écoles. Le
conseil adresse ses félicitations et ses vifs remerciements au
comité des Amis des écoles et charge M. Charton, trésorier de la
caisse des écoles, d'encaisser cette somme.
L'ordre du jour des affaires devant être traitées en séance
publique étant épuisé, le conseil se réunit en comité secret en
vue de délibérer sur différentes demandes d'assistance.
Admet deux demandes d'assistance aux vieillards, ainsi que
plusieurs demandes d'assistance aux femmes en couches.
FRÉMONVILLE
Trop vite. - Procès-verbal a été relevé contre M. W... Georges,
représentant de commerce à Nancy, pour excès de vitesse, en
automobile.
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