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Le Journal de Lunéville

- 1926 -
 


3 janvier 1926
BLAMONT
Procès-verbaux. - Les gendarmes ont verbalisé contre Weberspill Henry, brocanteur, demeurant à Lunéville, pour défaut de registre de brocanteur.
Contre Geyer Louis, débitant pour avoir embauché une bonne non pourvue du certificat de bonne vie et mœurs.
Défaut d’éclairage. - Pour n’avoir pas allumé les phares de son auto, M. Louis Jourde, 43 ans, agent d’assurances, demeurant à Sarrebourg, s’est vu gratifier d’un procès-verbal.
Ivresse. - procès-verbal à Emile Soubriard, 56 ans, camionneur à Foulcrey, rencontré à Blâmont, en état d’ivresse.

AVRICOURT
Abandon d’attelage. – Procès-verbal a été dressé contre Ars Albrecht, domestique à Réchicourt (Moselle), pour avoir laissé sans surveillance sa voiture attelée, alors qu’il consommait dans un café.

REPAIX
Police des étrangers. – Les gendarmes ont verbalisé contre Wascon Renaldo, 52 ans, maçon, pour défaut de carte d’identité et d'extrait d'immatriculation.

VAUCOURT
Les cyclistes. - Procès verbal contre Emile Muller. 42 ans, cordonnier à Lagarde, pour défaut de plaque d'identité à son vélo.


17 janvier 1926
BLAMONT
Bal. - Le bal que l’Union Sportive Blâmontaise a donné à l’occasion du Nouvel An, dans le salon de l’Hôtel de Ville, a obtenu un grand succès.
Le Comité nous prie d’adresser ses plus vifs remerciements aux dévouées vendeuses de fleurs qui ont largement contribué au succès de cette belle soirée.
Ambulants en défaut. - Les gendarmes ont verbalisé le marchand ambulant Sarnatron, pour défaut de patente.
- Triple contravention a été relevée contre Émile Noël, marchand de peaux de lapins, pour défaut de récépissé de déclaration de commerçant, défaut de patente et de plaque d’identité à son vélo.
Éclairez ! - Charles- Émile Frémiot, conducteur, s’est vu dresser procès-verbal pour défaut d’éclairage à son automobile malgré l’obscurité.
- Ercole Nurbani, ferblantier, a également récolté un procès, pour défaut de lumière à sa bicyclette, la nuit venue,
L'ivresse. - Henri Bouton, manoeuvre, s’est vu dresser procès-verbal pour ivresse publique.

AVRICOURT
Contravention- Relevée à la charge de Pietro Stévanin. Manœuvre, pour circulation sur la voie ferrée.

CHAZELLES
Acte de probité.-- Le jeune Marcel Gillot ayant trouvé un porte-monnaie contenant une certaine somme, s’est empressé de le faire parvenir à son propriétaire.
Nos félicitations.

HARBOUEY
Ëclairez ! - Rencontré la nuit, sur une bicyclette sans lumière. Paul Fiel, cultivateur, a été l’objet d’un procès-verbal.
Les autos. - M. André Morgenthaler. loueur d’autos à Sarrebourg, a été verbalisé pour défaut de plaque d’identité à son automobile.

OGEVILLER
Et la plaque ? - Louïs Noël, marchand ambulant à Raon-l’Étape, pour défaut plaque d'identité à sa bicyclette, s’est vu relever contravention.

24 janvier 1926
BLAMONT
En Appel.- Récemment, M. Jean Hennequin. 27 ans, quincaillier, faisait appel devant la Cour de Nancy d'un jugement du Tribunal correctionnel de Lunéville le condamnant à 25 fr. d’amende pour coups sur la personne de sa femme, née Léonie Verrel, âgée de 25 ans.
Celte dame s’était présentée le 4 octobre dernier à la gendarmerie de Blâmont en déclarant quelle venait de recevoir de son mari plusieurs coups de poing au visage. Elle ajoutait quelle avait trouvé dans le portefeuille de son mari des photographies d’une personne de Bruyères Don mari s’en étant aperçu, s’était mis en colère et l’avait frappée en la menaçant que si elle ne partait pas immédiatement, il la ferait sortir de force. C’est pourquoi elle se réfugiait chez sa mère.
A l’appui de sa plainte, elle produisit un certificat médical constatant qu’elle avait des traces de coups au visage.
Interrogé par la gendarmerie, M. Jean Hennequin déclara :
« Je nie formellement avoir frappé ma femme, mais je lui ai fait une observation qu’elle a mal prise. »
Devant la Cour. M. Hennequin protesta de nouveau de son innocence et assura qu’il n’avait pas frappé sa femme.
Dans ces conditions, la Cour a prononcé l’acquittement de M. Hennequin

GOGNEY
Ambulant en défaut. - Les gendarmes ont verbalisé Frédéric Muller, boulanger à Saint-Georges, pour défaut de récépissé de déclaration de marchand ambulant.

21 février 1926
BLAMONT
Collision. - M. Joseph Beckerich. .39 ans, boucher, revenait de livrer de la marchandise à Domèvre, avec sa voiture automobile, lorsque remontant la côte de Barbezieux, voyant venir dans sa direction un camion automobile, il fit appel en veilleuse avec ses phares, mais aveuglé par les lampes à acétylène du camion automobile, il fut tamponné par le derrière de ce camion. De ce fait, la voiture, fortement endommagée, a besoin d’une réparation d’un millier de francs. Le conducteur du camion de la Brasserie de Champigneulles, nommé Alexandre Hess, a reconnu devant témoins, qu’il n’avait pu mettre ses phares en veilleuse et qui est la cause de ce tamponnement.

AUTREPIERRE
Et la déclaration ? - M. Alph. Rouillon, 40 ans. boulanger-épicier à Autrepierre, a, pour augmenter ses affaires, entrepris d'aller vendre des marchandises dans les villages environnants. Il ne fit pas la déclaration de profession ambulante. Les gendarmes lui dressèrent procès-verbal.

AVRICOURT
Auto. - Une contravention a été relevée contre Joseph-Lucien Flayeux, voyageur de commerce à Charmes, pour défaut de plaque d’identité à son automobile.
L’ivresse. - Carlo Tonni, bûcheron, se trouvant en état d’ivresse, s’est vu dresser un procès-verbal.
Cyclistes en défaut. - Procès-verbal à Marcel Brogéard, 23 ans, cultivateur à la ferme des Sallières, près Gogney, rencontré sur une bicyclette non éclairé malgré l’obscurité.
De même à Joseph Peltre, 25 ans, cultivateur à Maizières-les-Vic (Moselle), pour s’être servi d’une bicyclette non pourvue d’appareil sonore.

DOMJEVIN
Obsèques. - Jeudi 18 courant, ont eu lieu à Nancy, les obsèques de M. Jules-François Grangé, ancien prisonnier de 1870, pris comme otage en 1914, en sa qualité de maire de Domjevin, décédé à lngolstadt (Bavière), après 7 mois de captivité le 25 avril 1915, dans sa 71e année.

NOUVEL-AVRICOURT
Grave accident. - Un grave accident s’est produit jeudi dernier en gare de Nouvel-Avricourt. A 10 h. 1/2 du matin, M. Lemay, agent de train, dirigeait la manœuvre d'une rame de wagons en gare de Nouvel-Avricourt, lorsque son bras ayant heurté un poteau, il fut précipité par le choc sous les roues des wagons.
On se précipita à son secours ; le malheureux avait le bras et l'épaule gauche littéralement broyée. Il fut immédiatement emmené à l’hôpital de Strasbourg. Bien que grave, son état n’est pas désespéré.

REMONCOURT
Cycliste en défaut.- Emile Claudot. 29 ans. bûcheron a Moussey (Moselle), s’est vu dresser procès-verbal, pour s'être servi d'une bicyclette non pourvue de plaque ni d’appareil sonore.

28 mars 1926
BLAMONT
Police des Etrangers. - Le manoeuvre Louis Boldrini, qui ne possède ni carte d’identité ni extrait d'immatriculation, a été l’objet d'un procès-verbal.

AVRICOURT
Ambulant en défaut. Salmi Mohamed. 23 ans, marchand ambulant à Sarrebourg s’est vu dresser un procès-verbal pour non possession du récépissé de déclaration de profession ambulante.

DOMJEVIN
Vol. - Travaillant à la construction d'un four, M. Jean Chaine oublia de reprendre, à midi, son veston qu’il avait suspendu à proximité de son chantier. A son retour, il s’aperçut qu’il avait été délesté de son portefeuille renfermant un millier de francs. Il a déposé une plainte.

REMONCOURT
Exploit de poivrots. – Les Italiens Antonio Ferrari. 19.ans ; Vito Mazzocoto, 29 ans ; Jean Lucas, 27 ans, manouvres, travaillant sur la voie ferrée et demeurant tous trois à Avricourt, ayant terminé leur travail vers 14 h., décidèrent d'aller passer leur après-midi à Remoncourt. Ils entrèrent au café Malgras et n'en sortirent que le soir vers 19h., complètement ivres. Ils se dirigèrent alors vers Avricourt. Arrivés à hauteur du bois de Rappes. ils aperçurent un traîneau servant à sortir du bois de la forêt. Immédiatement, Ferrari et Mazzocoto mirent ce traîneau en travers de la route.
M. Louis Humbert, 37 ans, garde particulier à la ferme de Belcourt, et M. Marcel Gérardin revenaient d’Avricourt, en bicyclette. M. Gérardin. qui précédait de quelques mètres M. Humbert. aperçut l'obstacle, sauta de sa machine tout en prévenant M. Humbert, mais celui-ci. Emporté par sa vitesse, vint se jeter contre le traîneau et en fut quitte avec des égratignures, mais sa bicyclette est sérieusement endommagée.
Les trois Italiens ont récolté chacun un procès-verbal pour ivresse ; Mazzocoto en eut un second pour défaut de visa de sa carte d’identité, et le cafetier Ferdinand Malgras eut, lui aussi, son procès-verbal pour avoir servi à boire à des clients jusqu'à ivresse complète.

4 avril 1926
BLAMONT
Incendie. - Dans la nuit du 28 au 29 mars, un hangar dépendant des Etablissements Fensch et Labourel a été complètement la proie des flammes. Les dégâts s'élèvent à 8.000 francs.
On ignore les causes de cet incendie, mais un ouvrier, M. Bathelot, avait remarqué, il y a quelques semaines, que différents objets renfermés dans le dit hangar avaient été déplacés et qu’une bâche recouvrant une machine et une paire de chaussons et sabots avaient été brûlés.

AVRICOURT
L'Art à l’École. - Le samedi 3 avril, à 20 heures précises, dans la vaste salle du cinéma Loeffler, l’Art à l’Ecole offre une soirée récréative au profit de l'œuvre des Pupilles de l'Ecole.
Au programme quelques contes de Fernand Rousselot; « Le Misanthrope et l'Auvergnat », comédie de Labiche ; « La noce de not' Ugène», comédie d'Emile Badel.
Deux heures de fou-rire.

Etranger. - Les gendarmes ont verbalisé contre Vito Mazzocoto, manoeuvre, pour défaut de carte identité.
Ivrognerie.- Amédée Maillard, 38 ans, domestique de culture, s’est vu dresser procès-verbal pour ivresse.
Menaces et violences.- M. Louis Trente, 57 ans, retraité, possède une petite maison qu’il avait louée à Joseph Iuncker. 48 ans, bûcheron. Il fit signifier à son locataire de déménager, car il voulait l’habiter lui-même, pour le 1er avril.
Le 30 mars, vers 13 h. 30. ils se sont disputés au sujet du paiement, l’un offrant du bois et l'autre refusant d’en prendre livraison.
M. Trente prétend avoir été pris au collet par M. luncker, qui ensuite le menaça.

DOMJEVIN
Etranger. - Joseph Brouer. 22 ans. garçon de culture, qui faute d’avoir renouvelé sa carte d’identité, par suite du manque de photo, prétend-il, a été verbalisé.
Vol de canards, c'était un « canard » ! - Mme Marie Crouzier. 48 ans, et M. Gustave Ditter, 48 ans, boucher. avaient remarqué le 28 mars, qu'il leur manquait une dizaine de canards, aussi en firent-ils part aux gendarmes en tournée, qui s’empressèrent d’enquêter, sans résultat.
Quelle ne fut pas la surprise des plaignants, lorsque le 29 au matin. ils aperçurent leurs palmipèdes chantant couac, couac, couac, avec leurs congénères..

EMBERMENIL
Contraventions.- Relevées à la charge de : Augustin Kosnac. manoeuvre, pour défaut de carte d’identité; Joseph Cagné. Cultivateur, pour défaut de lanterne à sa voiture en l‘obscurité ; Emile Boiselle, manoeuvre, pour circulation de nuit sur bicyclette non éclairée.
Plainte. - Il a été relaté que M. Auguste Carrière, 50 ans, manoeuvre, avait déposé une plainte, pour coups, contre M. Léon Verrelle, exploitant de carrière à Baccarat. A ce sujet, M. Verrelle déclare qu’il n’a nullement frappé M. Carrière, mais qu’il a été, au contraire, provoqué et menacé par lui, et que, dans ces conditions, il porte plainte également.
Espérons que l'enquête de gendarmerie éclaircira cette affaire bien embrouillée.
Sans guides. - Contravention a été relevée par le» gendarmes, contre M. Charles Gérardin, cultivateur à Vého, pour défaut de guides à son attelage.

LEINTREY
Et la déclaration ? - Georges Frérot, marchand ambulant, demeurant à Héming (Moselle), exerce depuis plusieurs mois le commerce de volailles, mais il omit de faire sa déclaration de profession ambulante ; il récolta de ce fait un procès-verbal. Ayant avec lui son chien auquel il n'avait point mis de collier, Frérot se vit dresser un second procès.

2 mai 1926
BLAMONT
Ivresse. - Procès-verbal a été dressé à Louis Bagard, 48 ans, manoeuvre, qui déambulait dans les rues, ayant bu un coup de trop.
Mme Denette, débitante, écope de ce fait également un procès-verbal, pour avoir servi à boire à Bagard.

AVRICOURT
Les Etrangers. - Des procès-verbaaux ont été dressés contre : Jean Mlodriankowski. domestique de culture à Moussey, pour défaut de permis de récupération ; Attilio Violini, plâtrier à Guebwiller, pour défaut de visa à ses pièces d’identité ; François Perruchetti, plâtrier, pour défaut de récépissé ; Pierre Garfoli, manoeuvre, pour s’être servi d’une bicyclette dépourvue de plaque de contrôle, d’appareil avertisseur et de lanterne.

LEINTREY
Police des cafés. - Contravention a été relevée à la charge de Mme Gaullet. née Joséphine Breton, débitante, pour débit clandestin de spiritueux et fermeture tardive de son établissement.
Police des Etrangers. - Plusieurs contraventions ont été relevées contre Paul Kugynschy, manoeuvre, pour défaut de carte de récupérateur, de carte d’identité et d’extrait d'immatriculation.

OGEVILLER
Plaque à vélo. - Procès-verbal à Nicolas Brickler. 25 ans, manoeuvre à Moyenvic-la-Grande. rencontré pédalant sur un vélo dépourvu de sa plaque d’identité.

16 mai 1926
BLAMONT
Obsèques. - Samedi 1er mai, étaient célébrées, à Blâmont, les obsèques de notre ami, M. Stanislas Marchal, propriétaire. Le deuil était conduit par Mme Stanislas Marchal, son épouse; M. et Mme René Marchal-Gauche, M. et Mme Christian Marchal, M. Lucien Marchal, M. et Mme Albert Clément-Marchal, ses enfants, et les autres membres de la famille. On remarquait dans l’assistance, M. Labourel, maire de Blâmont; l’amiral Lafrogne. MM. Diot et Crouzier, notaires; l’abbé Gauche, curé de Gemonville, et un grand nombre de personnalités locales.
Une grande partie de la population blâmontaise a tenu à conduire à sa dernière demeure Stanislas Marchal, qui fut toujours un homme de bien, bon époux, bon père, bon citoyen, bon travailleur, toujours prêt à rendre service à ses semblables, âme éprise des plus hauts sentiments de justice et d’humanité.
Nous offrons à Mme S. Marchal et à ses Enfants l’expression de nos sincères et religieuses condoléances.
La vie sportive. - Nous donnerons dans un de nos prochains numéros le règlement de la course sur route qui se disputera le dimanche 30 mai.

AVRICOURT
Etranger en défaut. - procès-verbal a été dressé à Franz Zilinski, domestique de culture, pour ne pas être en possession d’une carte d’identité et d'un extrait d’immatriculation, obligatoires pour les étrangers.
Et le permis ? - Une contravention a été relevée contre M. Raymond Job, marchand de bestiaux à Sarrebourg. pour automobile dépourvue du permis de circulation.

SAINT-MARTIN
Le bois mort. - M. Charles Claudin, cultivateur, avait entrepris pendant l’hiver l’abattage d’une coupe. Comme payement. il avait les branches d’arbres. Le 2 mai. il s’aperçut qu’environ un stère et demi avait été enlevé par M. Joseph Jacquemin, 67 ans, vannier, qui l’avait ramassé, croyant que c'était du bois mort. M. Jacquemin a offert de dédommager M. Claudin.

30 mai 1926
BLAMONT
Querelle de dames. - Mlle Augustine Mangin, 50 ans, repasseuse, vit en mauvaise intelligence avec sa voisine, Mme Bridey Céleste, 34 ans. Le 20 mai, dans la matinée, les deux femmes se rencontrèrent dans l'escalier, lequel est mitoyen. D’aigres propos furent échangés, pelle à main et balai se levèrent, puis s'abattirent. Mlle Mangin dit avoir été menacée et frappée « Ce n’est pas vrai », déclare son adversaire. « c’est elle qui m a battue ». La justice tachera de s’y reconnaître.

ANCERVILLER
Adjudication de travaux. - Samedi après-midi a eu lieu, à la préfecture, l'adjudication des travaux communaux ci-après :
1er lot. - Aménagement des voies de communication à Ancerviller; embellissement et extension du village ; construction d’un réseau d égouts. Montant. 426 446 fr. ; adjudicataire. MM. Antonini et Maire, avec surenchère de 12,50 %, sauf approbation du conseil municipal.
2e lot. - Travaux de réparation aux bâtiments communaux. 36.664 fr. M. Bancon, à Baccarat, surenchère, de 13 %.

EMBERMENIL
Le chien féroce. - Le 19 mai, le burger Geoffroy Huerner était rentré au village pour manger la soupe, laissant ses moutons parqués. Quand il revint, il constata qu’un chien appartenant à M. Emile Desbœufs s’était introduit dans le parc et avait mordu avec une véritable férocité trois brebis et cinq agneaux. Les pauvres bêtes sont terriblement abîmées. Plusieurs agneaux devront être sacrifiés.
Le propriétaire du berger estime à 1.000 fr. le préjudice qui lui est causé et dont le propriétaire du chien est évidemment responsable.

6 juin 1926
BLAMONT
La Vie Sportive. - La très belle course organisée dimanche dernier, a obtenu, comme il fallait s’y attendre, le plus éclatant succès, succès sans précédent dans les annales sportives de notre cité.
Il est vrai que les dirigeants avaient fait l’impossible pour cela ; toute la semaine, ils s’étaient donné un mal incroyable pour que tout s’exécute de façon parfaite. aussi bien les opérations de départ et d’arrivée que l’ensemble de la course elle-même. Ils ont droit ù tous nos remerciements. et nous ne leur ménageons pas.
Associons-leur, comme de juste. MM. Jean Carré, Kintzler, café des Halles; Thomas. café-bal du Centre ; P. Schnorr; la Bière ‘Export’ de Baccarat, etc.... qui, par leurs nombreux prix, ont permis de doter richement cette épreuve, ainsi que MM. Tranchant. Léry, Rock. Kennel, qui mirent leurs voitures à la disposition des organisateurs et qui, par leur présence, ont encore rehaussé l’éclat de cette fête.
Dès 13 h., une affluence inaccoutumée règne sur la coquette place Carnot, où a lieu la remise des dossards suivie de la signature des engagés ; 25 concurrents, appartenant à l’U.S.B., ainsi qu’aux différents clubs de la région ; « Pédale» de Baccarat. Badonviller, Cirey, etc., s’alignent sous les yeux du starter, le sympathique M. Tranchant, et, après un dernier appel et les ultimes recommandations, notre ami leur donne le signal de départ.
La course sert déroulée ensuite avec les petits incidents habituels, au cours desquels les malchanceux ont pu se compter. Néanmoins, tout en rendant hommage à la qualité de tous les engagés, on peut dire que le vainqueur: Louis Michel, de la jeune, mais déjà si prospère société de Baccarat, « La Pédale ». a bien mérité sa victoire.
Les arrivées : 1er Louis Michel, de la « Pédale» de Baccarat, en 1 h. 6’, sur bicyclette Terrot. avec pneus Hutchinson ; 2e Pierre Colin; 3e Albert Mangeot; 4e André Glay; 5e Louis Grivel ; 6e Paul Galet; 7e Dominique Badiali; 8e L. Laurent; 9e Paul; 10e L. Didierjean ; 11e Romano ; 12e R. Seyer ; 13e R. Agelot: 14e Roméo Badiali ; 15e Bas.
Pour terminer, n’omettons pas d’adresser les plus flatteuses louanges aux Municipalités de Biâmont. Badonviller et Cirey. pour le service d’ordre impeccable assuré par la police locale, à qui nous adressons aussi nos plus cordiales félicitations.
Excursion en autocar. - La Société « Les Bons Amis de Blâmont » organise, pour la journée du Dimanche 13 juin, une excursion de 100 km en autocar, avec arrêt au Donon, pour déjeuner.
Prix du voyage : 20 fr. par personne. Pour se faire inscrire et pour tous renseignements, s’adresser Café du Commerce, place Carnot, avant le 11 juin, dernier délai.

Délit de chasse.- M. Constant Hertz. 68 ans, propriétaire à Blâmont. a un chien de chasse qui n’a pas besoin de fusil ni de permis surtout pour chasser le lièvre. Le 1er juin, le chien de M. Hertz a été reconnu pour avoir pris, au lieu dit Moyen-Pré, un jeune levraut, que son maître prétend être un lapin.

DOMJEVIN
Les Etrangers. - Guillaume Vitelet, 51 ans. paveur à Malzéville, son fils Henri. 18 ans, ont récolté chacun un procès-verbal pour défaut de carte d’identité ; de plus, le fils en eut un second pour défaut d’extrait d’immatriculation.

Menaces. - Le 28 mai, vers 19 h. 1/2. M. René Grandelaude était devant chez lui, lorsque le Sarrois Joseph Bréner, 22 ans, terrassier, passa et, avec un manche de pioche, cassa une lame de persiennes. M. Grandelaude l’interpella et lui dit son intention d’aller prévenir le Maire de la commune. Furieux. Bréner l’insulta et le menaça.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Epave. - Sur la route. M. Louis Bénédic a trouvé une fourrure, qu’il a déposée à la Mairie.

20 juin 1926
BLAMONT
Tombola des Pupilles de l’Ecole. - Le Comité du Groupement Cantonal, en possession de tous les lots et bons (marchandises, volailles et lapins) se fait un devoir de remercier bien sinèrement tous les donateurs sans exception, qui. par leur générosité, ont grandement contribué au succès de la Tombola cantonale, et passant de l’OEuvre des Pupilles de l'Ecole.
Profondément touché du beau zèle dont a fait preuve le personnel enseignant du Canton, pour la réussite de cette tombola, il est heureux de lui adresser les plus légitimes félicitations.
Le tirage aura lieu à Lunéville, le dimanche 11 juillet prochain, et sera suivi de la Tombola d’arrondissement, dont les billets sont ceux des Tombolas cantonales. Ainsi donc, aux 250 lots respectifs du canton de Blâmont, s’ajoutent, pour l’ensemble des Cantons de l'arrondissement, de beaux lots, dont les plus importants figurent sur les billets de tombola : chambre à coucher, bicyclettes homme et dame, appareil photographique.
Les personnes, qui n’auraient pas été sollicitées, par omission. au moment de la vente des billets de tombola, ou qui en désirent d'autres, peuvent s’en procurer à l’école de garçons de Blâmont, où il s’en trouve encore quelques-uns.
Le président: Lange.

La Vie Sportive. - C’est demain, dimanche, que 'La Pédale’ de Baccarat fera courir sur route une course de 50 km, avec contrôle fixe et signature devant la Brasserie Georges Colas. Ajoutons que quelques as de l'U.S.B. participeront à cette épreuve, et nul doute que les sportsmen blâmontais seront tous là pour les encourager. Arrivée probable : 15 hures.

La « Cyclo-Sportive Lunévilloise » nous informe que, dimanche 20 juin, elle fera sa Course annuelle de 60 kilomètres, sur le parcours Lunéville-Blâmont et retour, avec contrôle à la Brasserie Georges Colas. Une trentaine de coureurs sont inscrits et de nombreux prix viendront récompenser nos courageux jeunes gens. Arrivée probable à Blâmont : 15 h. 1/2.

Pour le Relèvement du Franc. - Georges Colas a bien fait les choses, puisqu’il a rapporté au profit de la Caisse d'Amortissement. 450 francs. Mais noue croyons que l’ami Kientzler. du Café des Halles, qui possède le vrai bal champêtre, qu’il installe le dimanche 27 juin, place de l'Hôtel de ville, pour un grand bal avec orchestre choisi, aura aussi un grand succès. Ajoutons même quelques forains se mettront de la partie ; de celle façon, la fête n’en sera que plus belle et la recette destinée à la Caisse d’Amortissement que plus forte, car tous nous y participerons.

Tapageur. - Un procès-verbal à Enrico Motta. maçon, pour tapage injurieux sur la voie publique.

Ivresse. - M. Joseph Simon, cultivateur, rencontré en état d’ivresse, s’est vu dresser procès-verbal.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE.
Divagation de chevaux.- Contravention a été relevée à la charge de Louis Bagard, manoeuvre, pour avoir laissé aller ses chevaux en liberté sur la route.

EMBERMENIL
Vélo sans plaque. - Charles Meaux, brodeur à Lagarde, pédalant sur un vélo dépourvu des plaques d'identité et de contrôle, a été l’objet d’un procès-verbal.

REMONCOURT
Les attelages abandonnés.- Le» gendarmes ont verbalisé M. Louis Thomas, cultivateur, qui avait laissé sans surveillance son attelage sur la voie publique.

27 juin 1926
BLAMONT
Perception. - M. Botté a été placé en disponibilité, à compter du 16 mai 1926.
Chien hargneux. - Le 16 juin, vers 12 h. 45, les trois enfants de M. Hanaux, marchand ambulant, rue Victor-Pierre, se rendaient à l’école, lorsque, passant à proximité de la maison de M. Dietrich, le chien de ce dernier se jeta sur l'un des enfants et mordit le jeune Lucien, âgé de 8 ans.
M. Dietrich a promis de prendre les frais à sa charge.

AVRICOURT
Les Etrangers. - Vérifiant les papiers des ouvriers étrangers, les gendarmes dressèrent un procès-verbal à Luigi Solia. 56 ans. manoeuvre, et à Pierre Ferrari. 26 ans. manoeuvre, pour défaut de visa.
Deux procès-verbaux à Francine Cretti. 21 ans, et Philippe Mélis, 26 ans, tous deux manoeuvres, pour défaut de carte d'identité et défaut de visa d’extrait d’immatriculation.

BLEMEREY
Fête de Reconstitution.- Une indiscrétion nous apprend que le village de Blémerey célébrera, le 11 juillet 1926, la fête de la reconstitution du village, la bénédiction de l’église, l’inauguration d'une plaque commémorative aux Enfants de Blémerey tombés au champ d'honneur.
Les plaques. - Maurice Munier, domestique oc culture, s’est vu dresser procès-verbal pour voiture démunie de plaque d’identité.

HARBOUEY
Stationnement sur la voie publique. - procès-verbal a été dressé contre le vannier ambulant Georges Ott, dont la roulotte stationnait près du passage à niveau et ce sans autorisation municipale.

18 juillet 1926
BLEMEREY
Fête de Reconstitution
La petite commune de Blémerey qui fut en partie détruite par les évènements de la guerre, fêtait dimanche sa reconstitution en même temps qu’elle honorait ses morts.
Le village était décoré avec beaucoup de goût et les habitants n’avaient rien négligé pour rehausser l’éclat de cette fête en parant leurs rues et leurs maisons.
A L’ÉGLISE
A 8 h. 1/2, M. le chanoine Barbier, curé doyen de Blâmont, bénissait la nouvelle église, où eut lieu ensuite un service pour l’âme des morts, célébré par M. l’abbé Huel, curé de Saint Martin et desservant de Blémerey. Pas de catafalque, mais un tertre formant une tombe surmontée d’une croix de bois, autour duquel les pompiers en tenue forment la haie. La quête fut faite par Mlle Anne-Marie Henry. Les chants forts bien exécutés par M. Friot, un des doyens des chantres font impression.
A LA MAIRIE-ÉCOLE
A l’issue de la messe, M. le doyen de Blâmont prit la parole et en des termes très émouvants, exhorte les habitants à fréquenter leur église, la maison de Dieu. N’est-elle pas le lieu de réunion de toutes les phases de la vie. baptême, 1re communion, mariages et décès, n’est-elle pas la consolatrice de tous les pêcheurs, puis M. le chanoine Barbier donne l’absoute à la suite de laquelle on se rend professionnellement à la mairie-école ou M. le doyen bénit les deux magnifiques plaques en marmorite, scellées sur les murs du porche de la mairie. L’une porte les noms des enfants morts pour la France :
Henry Edmond, aumônier de la 11e D. , 4 7 1915.
Paulus Victorin, soldat, 10e R. G., 29 3 1916.
Breneur Jules, soldat, 82e R.I., 14 9 1918.
1914-1918
L’autre, la citation :
« Occupée par les Allemands, dès le début des hostilités, a été incendiée et détruite par un ennemi sans pitié. Par ses souffrances endurées, a droit à la reconnaissance du pays ».
Ces deux plaques encastrées dans un cadre de pierres blanches où court une branche de laurier, sont l’œuvre de la maison Wucher, de Lunéville.
A 11 heures 1/4, M. Henry, maire, entouré de son conseil municipal, recevait dans la salle d’honneur de la mairie-école les personnalités invitées à la cérémonie : MM. Mazerand, député ; Bouët, sous-préfet ; Adrien de Turckheim, conseiller général ; Adam, conseiller d’arrondissement ; Coulon, inspecteur primaire ; Marchal, capitaine de gendarmerie.
Après un échange de compliments, des bouquets sont remis par les enfants aux personnalités ci-dessus nommées et l’on se rendit sous l’auvent de la maison commune, où après la Marseillaise, chantée par les enfants des écoles, M. Jarzac, instituteur fait l’appel des morts et, comme président du Comité d’érection, remet les plaques à M. le Maire de Blémerey, lequel rappelle en ces termes la mémoire des enfants de la commune morts pour la Patrie.

Discours de M. Henry
L’abbé Henry fut nommé, par décret du 2 août 1914, aumônier titulaire de la 11e division d'infanterie C'était son rêve le plus cher : faire campagne au milieu des braves pioupious de l’Est.
Il participa à la bataille de Morhange et aux durs combats du Léomont, puis aux attaques des Flandres, Belgique, Artois. Apres la fameuse offensive de Carency, son cœur se soulevait à la vue de tant de souffrances et d’héroïsme ; il se prodigue, au mépris du danger, pour soigner les blessés ; il renseignait les familles ; exaltait les courages; fleurissait les tombes.
C'est à Mareuil (Pas-de-Calais) qu’il tomba, foudroyé par un obus le 4 juillet 1915 ; pleuré de ses hommes, estimé de ses chefs. Des funérailles magnifiques lui furent faites à Haute-Avesne.
Paulus Victorin, mobilisé en 1915 ; il appartint au 10e régiment du génie et affronta les combats de Champagne, où il fut l’objet d’une citation. Ensuite, il se distingua devant Verdun, où il fut tué le 29 mars 1916.
Bréneur Jules, mobilisé en mars 1915, fut versé au 41e R.I.T. Il prit part aux combats du Mont-Sec (Hauts de Meuse), où sa compagnie eut a éprouver des bombardements intenses et des émissions de gaz. Affecté ensuite au 8e R.I., il était des batailles de la Somme, où il trouva une mort glorieuse le 14 septembre 1918.
Hélas ! ils nous revinrent, hier encore, pour prendre place dans le cimetière natal. Nous leur fimes cortège dans un recueillement qui témoignait de notre douleur mais aussi de notre patriotique fierté. A leurs familles ici présentes, je renouvelle l’expression de notre gratitude infinie.
En regard de votre plaque, chers morts, s’en trouve une deuxième.
Elle évoque, celle-là, le passé de notre village : l’invasion, l’occupation ennemie pendant plus d’un mois, les souffrances stoïquement supportées par nos pères, nos femmes, nos enfants ; l’évacuation ordonnée par l’autorité militaire française les 16 et 17 novembre 1914 et le départ pénible vers les localités de refuge. Enfin le martyre.
Plané entre les lignes ou dans la zone voisine des tranchées françaises, Blémerey fut détruit par un ennemi sans pitié ; ses bombardements journaliers meurtrirent son sol, effondrèrent ses toits et rasèrent ses murs. Il ne resta presque plus rien de ce que fut le berceau de nos morts.
Nous avons voulu, en relevant nos ruines, nous montrer dignes d’eux. Il nous reste encore beaucoup à faire Nous nous inspirerons de leur abnégation, de leur trépas ; nous travaillerons dans l’union, la concorde, la paix, à servir celle à qui ils ont offert leur sang : Notre France éternelle.
Morts de Blémerey, reposez en paix ! Gloire à vous !

M. Adrien de Turckheim
Le dévoué conseiller général du canton se lève et fit le discours suivant :
Nous voici une fois de plus devant un de ces monuments que dans toutes les communes de France on a élevés à la mémoire des chers disparus.
C’est toujours avec la même émotion et la même reconnaissance pour eux que nous nous approchons du granit où sont gravés leurs noms. De génération en génération, ces noms seront répétés comme étant ceux de braves enfants de France qui, par leur sacrifice suprême ont sauvé la Patrie.
Les enfants de Blémerey morts pour la France viennent apporter leurs noms à la longue et héroïque liste de tous ceux que la grande catastrophe a fauchés dans la fleur de l’âge.
Aussi venons-nous à notre tour saluer les enfants de Blémerey pour leur dire que leur souvenir est impérissable car ils ont été les héros de cette grande épopée, la plus formidable que la France et le monde aient jamais connue; ils ont été les héros de cette glorieuse victoire puisque prenant pour eux les balles et la mitraille qui labouraient l’air, ils ont permis aux camarades de passer, de refouler l’ennemi et de le chasser hors de France.
Cette victoire, ils ne l’ont pas connue hélas! mais ils savaient qu’en luttant comme ils l’ont fait, ils défendaient ce sol sacré de leurs aïeux, ces maisons, ces champs sur lesquels avaient peiné tant de générations, et ils ne voulaient pas que le fruit de tant de siècles de travail devint la proie de l’envahisseur.
Cette terre aimée qu’ils ont défendue de leurs poitrines, elle est là, grâce à eux, toujours bien française et ce sont les leurs qui continueront à la cultiver. Parents, frères et sœurs, veuves et enfants ont repris la tâche quotidienne pour faire prospérer cette terre, léguée par les anciens pour les faire vivre librement et pour nourrir la mère patrie.
En tenant la charrue, en faisant la fenaison ou la moisson, ceux qui restent au travail auront toujours présent le souvenir des chers disparus auxquels ils doivent d’être encore heureux sur le sol des aïeux.
Et ils l’aimeront doublement cette terre qui fait leur richesse et qui fait la richesse de la France aussi et qui la sauvera des difficultés si graves que nous traversons
Oui, c’est la terre qui nous sauvera, c’est vous, agriculteurs de France qui ferez front devant la catastrophe financière, devant l’agression de la finance internationale, comme vos frères, vos pères et vos enfants ont fait front contre l’envahisseur.
A la guerre du canon et des gaz a succédé une guerre moins cruelle mais plus vile, celle de l’or étranger, cherchant à prendre nos biens, notre trésor artistique, nos terres, nos usines.
Dans cette lutte contre l’or étranger nous ne pouvons vaincre que par un travail acharné, par une production intense, par la création de la richesse. Et c’est du sol de France que sortiront ces richesses qui, peu à peu, lentement mais sûrement feront reculer, ces nouveaux envahisseurs, jaloux de notre merveilleux pays.
Quelle misère est donc la nôtre après cette glorieuse victoire gagnée par nos chers disparus ? Quelle folie a donc pris tous ceux qui depuis huit années avaient la belle tâche de faire profiter la France de sa victoire? Pourquoi n’avons-nous pas pu comme nos héros trouver le chef compétent, ardent patriote, qui a su imposer à tous sa tactique, sa volonté de vaincre sans s’occuper d’aucune autre considération ? Pourquoi tant de bonnes volontés perdues parce que trop nombreuses, sans chef et sans directives ?
Et pourquoi devons-nous subir cette humiliation suprême de voir nos anciens alliés vouloir nous parler en maîtres absolus ?
N’étaient-ce donc pas nos soldats qui étaient là chaque fois qu’une défaillance se produisait dans les lignes alliées et qui arrêtaient la défaite. L’avez-vous donc oublié. Messieurs les Alliés ?
C’est qu’évidemment ce ne sont plus les anciens combattants qui ont aujourd’hui la direction de la France comme ils l’avaient pendant la guerre ; trop de forts sont tombés trop de faibles sont restés, qui peu à peu ont repris leur triste besogne d'avant guerre.
C'est qu’aussi chez les Alliés ce ne sont plus ceux qui ont combattu à nos côtés qui dirigent les destinées de leur pays.
Ils n’auraient pas admis, ceux-là, que ce matériel de guerre, autour duquel Français et alliés se faisaient tuer pour la défense commune, dût être payé sans contrôle, pendant de longues années par les vieux parents où les enfants de leurs compagnons d’armes.
Les anciens compagnons d’armes n’auraient pas admis que ce vaste bric à brac laissé, en France par les Américains, après la guerre et sans aucune valeur pour eux, dût être racheté pour des centaines de millions de dollars valant aujourd’hui plus de douze milliards et portant intérêts.
Certes, nous avons des dettes sacrées et nous devons les payer, mais en hommes libres et fiers de leur héroïsme qui discutent les prix et qui forcent les plus récalcitrants à comprendre qu’il faut faire entrer en ligne de compte la dévastation de nos zones rouges et le sang de nos enfants qui vaut plus que de l’or. Quand ils auront compris cela, nous accepterons leur secours dans notre détresse financière, comme ils acceptaient le secours de nos enfants dans leur détresse militaire, secours que nous leur donnions sans compter. Mais pour les convaincre, il faut que nous déléguions des hommes qui se souviennent de ce qu’a été la victoire et qui connaissent l’immense patrimoine de gloire accumulé depuis des siècles par la France
Aidés ainsi par nos anciens alliés, mais traités par eux en camarades et non en victimes, nous saurons faire le nécessaire avec nos propres ressources pour nous éloigner peu à peu du gouffre qui semble s’entr’ouvrir sous nos pas.
Que les hommes compétents qui ont montré les moyens de nous sauver soient écoutés ; que les innombrables bavards se taisent; que le chef surgisse, qui saura imposer les décisions à prendre, qui saura ramener la concorde et la confiance entre tous les Français, les yeux fixés sur le drapeau en danger!
Comme elle serait alors facile à gagner la victoire de la paix, qui semble s’éloigner toujours, comme l’âme de nos morts tressaillirait en sentant que leur sacrifice n’a pas été vain I Et nous, du plus profond de nos cœurs rassurés, nous reprendrons espoir comme sont revenues à l’espoir de la victoire nos armées en 1918 quand elles ont senti une main habile les mener au but.
La chute serait arrêtée, comme a été arrêtée l’invasion ; et la nation se sentant forte, vaillante, bien conduite, digne de ses grands morts et des glorieux ancêtres qui ont fait la France, saurait par un labeur acharné, par des restrictions de tous les jours, par la volonté de suivre les exemples de discipline et de courage qu’ils ont donnés jusque dans la mort, la nation saurait sauver encore une fois la chère patrie qu’ils nous ont remise et confiée, blessée et saignante certes, mais fière de la victoire, forte, glorieuse, immortelle.
Que le souvenir des enfants de Blémerey, comme le souvenir de tous les enfants de France tombés au cours de la grande tourmente, reste gravé dans nos cœurs comme un souvenir béni ; qu’il nous dicte notre devoir de Français, de vrais Français qui sentent la gravité de l’heure et de leur responsabilité en reprenant de leurs mains mourantes le flambeau qui guide et éclaire notre chère patrie vers de nouvelles et glorieuses destinées
Morts de Blémerey, je vous salue bien bas en vous disant au nom de tous un grand Merci.

M. Mazerand
M. Mazerand, député, après avoir déclaré que la commune de Blémerey figure avec honneur au nombre des dix-neuf agglomérations du canton de Blâmont entièrement détruites, fait l'historique de la guerre, et parle des difficultés actuelles pouvant être surmontées grâce au labeur de tous. (Ce discours est applaudi).

M. Bouët
Le sous-préfet fait un grand discours où il parle d'abondance, il passe en revue les divers phases de la guerre, d'après guerre, des formules à trouver pour arriver à une entente entre alliés et fait appel aux cultivateurs pour sortir de la situation actuelle.

M. Coulon
Après ce discours, les écoliers chantent le deuxième couplet de la Marseillaise et M. le Maire prend la parole, auquel succède M. Coulon, inspecteur primaire, qui est un orateur de première ordre, il fait l’éloge de l’école, félicite M. Jarsac, instituteur, et dans une conclusion d’une belle élévation de pensée, M. Coulon s'adresse aux habitants de Blémerey et dit :
« Vous avez élevé une belle église à vos convictions religieuses. Vous devez élever aussi une belle école à vos convictions civiques et républicaines ». (Applaudissements).

Le banquet
Un banquet très bien servi dans la salle d'école par le vatel Godard, de Lunéville, réunit une cinquantaine de convives parmi lesquelles nous relevons les noms, en dehors des personnalités déjà citées, de M. l’abbé Huel, curé de Saint-Martin, MM. Henry et Paulus. Dumas, adjoint, Coster, maire de Chazelles. Mmes Petit et Vallée, etc.., etc...
Des toasts ont été portés par MM. Henry, maire ; de Turckheim, Mazerand, Adam et Bouët.
M. Fernand Rousselot a soulevé l’enthousiasme en clamant son vibrant appel : « Lorrains, béyez vos sous ». et c’est sur ces mots que se termine ce banquet où ne cessa de régner la plus grande cordialité.

AVRICOURT
Un doublé. - Marcel Paul, 23 ans, conducteur d’auto, s’est vu relever une double contravention, pour défaut de carte grise et permis de circulation.

DOMIEVIN
Inauguration du monument. - L’inauguration du monument et la mairie-école aura lieu le dimanche 25 juillet.
Programme. - 6 heures, sonnerie des cloches en volée ; 9 heures 30, service religieux ; 10 h. 30. bénédiction du monument ; 11 heures, réception des autorités à la mairie ; 11 h. 20, inauguration du monument ; 12 heures, banquet ; 14 heures, concert sur la place de la Mairie ; 17 heures, distribution de jouets aux enfants des écoles ; 20 heures, bal populaire gratuit.

IGNEY
Chien sans collier.- procès-verbal à Mme Aimé Honoré, 42 ans, ménagère à Igney, dont le chien errait sans être muni d'un collier.

REMONCOURT
Automobiliste en défaut. - Contravention a été relevée à la charge de Jules Demange, 34 ans, charron à Remoncourt, pour défaut de permis de conduire.

VÊHO
Pour le Monument. - Une quête, au profit du monument commémoratif de la commune, a été faite an mariage Jacquemin-Verlé et a produit la somme de 63 francs. M. le Maire de Vého est heureux de présenter aux généreux donateurs ses plus sincères remerciements.

XOUSSE
Arrestation. Les gendarmes ont mis en état d’arrestation et écroué le nommé Florian Horecky, garçon de culture, qui s'était enfui de chez ses patrons en emportant une bicyclette et un veston de drap, le tout d’une valeur de 350 fr.
Domestique indélicat. - Florian Norecly, 23 ans, domestique de culture au service de M. Michel Wolter, à la ferme de Jambot, commune de Lagarde (Moselle) prétexta, le 6 courant, être souffrant. Il resta seul à la maison et profita de l’absence de ses patrons pour s’enfuir avec une bicyclette et un veston de drap gris, le tout d’une valeur de 350 francs.

1er août 1926
BLAMONT
Paris-Strasbourg à la marche. - Aujourd’hui et demain, les 63 marcheurs partis de Paris, mercredi dernier, passeront à Blâmont pour gagner Strasbourg.
412 kilomètres sont déjà accomplis et il leur reste encore 92 kilomètres pour arriver à la place Kléber, mais ce rude effort n’effraie pas ces gaillards habitués à de longues randonnées.
On prévoit que les hommes de tête passeront samedi 31 juillet, au contrôle fixe, tenu à la Brasserie Colas vers 14 heures.

AVRICOURT
Police des étrangers. - procès-verbal a été dressé contre Waasif Pavourdjieff, 32 ans. étudiant en médecine, demeurant rue Sellier, à Nancy, pour défaut de carte d'identité; Joseph Orloff, 50 ans, charretier de l’Office national de navigation à Varangéville pour défaut de carte d’identité, défaut d’extrait d’immatriculation.

HERBEVILLER
Les belettes. - On signale que depuis quelque temps, des poules, poulets, lapins, disparaissent assez mystérieusement et que, malgré les recherches entreprises par les propriétaires, les auteurs de ces disparitions n’ont pu être découverts.
Tant va la cruche à l’eau...
Procès-verbaux. - Des procès verbaux out été dressés contre Jean Magnin, magasinier. pour défaut de plaque d’identité à son vélo, et contre Robert Gerstel, tailleur d’habits, pour défaut d’appareil sonore à son vélo.

VAUCOURT
Toute la série. - Henry Léon. 45 ans. cultivateur à Lagarde. dont la bicyclette était dépourvue de plaque de contrôle, d’appareil sonore et plaque d'identité, récolte de ce fait trois contraventions.
Les étrangers. - Visinali Félix, 28 ans. maçon à Avricourt, non muni de la carte d’identité (nouveau modèle), a été l'objet d'un p.v.

29 août 1926
BLAMONT
Une affaire embrouillée. - Ayant quitté son mari pour éviter de mauvais traitements. Mme Gabin, épouse Fernand Petitfils, 23 ans, s’était réfugiée, en apportant son linge, chez Mme Hautin, née Marie Renard. Elle aurait remis une somme de 400 francs à Mme Hautin, pour s'occuper de son divorce. Or, prétend-elle, son hôtesse a pris la moitié du linge, gardé l'argent et détourné des bijoux à elle confiés.
Mme Hautin nie absolument avoir reçu du linge, des bijoux et de l'argent,

ANCERVILLER
Contravention. - Pour défaut d'appareil sonore à sa bicyclette, contravention a été relevée à la charge de Henri Pierron, 19 ans, mécanicien.

AVRICOURT
Arrestation pour vol.- M. Ruyer, fromager à Avricourt, s’apercevait depuis quelque temps que des vols se commettaient dans sa fromagerie. Une souricière fut tendue et l’on finit par prendre le voleur sur le fait. Celui-ci, un sieur Marcel Liotté, 22 ans, conducteur d’auto au service de M. Ruyer, était chargé d’aller au village ramasser le lait.
Il fut pris au moment où, rentrant de tournée, il avait déposé chez lui deux litres de lait et. profitant de l’absence de son patron, il avait emporté de l’usine à son domicile environ 40 kilos de houille.
Liotté a été arrêté et écroué.

Les Etrangers. - Étant en patrouille, les gendarmes rencontrèrent, en traversant le Bois de la Baronne. Franc Kuchel, 23 ans, Rudolf Prasnikar. 22 ans, et Martin Circly. 23 ans, tous trois mineurs demeurant à Tucquegnieux, à chacun desquels ils dressèrent deux procès-verbaux, pour défaut de carte d’identité et défaut d’extrait d’immatriculation.

3 octobre 1926
BLAMONT
Affichage des prix. - M. B... René-Marie. 28 ans. épicier à Lunéville, qui vendait sur la voie publique des denrées alimentaires sans indication de prix a été verbalisé.
Etranger. - P.-V. contre Kartchouck Romain. 34 ans. sujet polonais, pour défaut d'extrait d’immatriculation et de carte d’identité.
L’heure légale.- procès-verbal a été dressé à Mme Houbin, née Hélène Toussaint, 23 an», débitante. Grande-Rue, pour fermeture tardive de son établissement ; René Coster. 26 ans, Lamineur, et André Grivel, 26 ans, manoeuvre, demeurant tous deux rue des voileurs, qui y consommaient.

AVRICOURT
Les Etrangers en défaut.- Le» gendarmes ont verbalisé: Antoine Dominigini. 30 ans, manoeuvre, domicilié à Nancy, rencontré en non possession de carte d’identité ni d’extrait d’immatriculation ; Jean Nelodreenkowski, 42 ans, domestique de culture à Moussey (Moselle). et Giovanni Molinari, 24 ans, terrassier à Nouvel-Avricourt, également dépourvus de cartes d’identité.
Circulation sur la voie ferrée. - Procès-verbal a été dressé à Charles Poira. 18 ans, charron à Azondange (Moselle), qui, pour raccourcir son chemin, circulait sur la voie ferrée.
Brutalité révoltante. - Le 22 septembre, vers 18 h. 30, la petite Marie-Thérèse Burrus. 6 ans, jouait devant la maison de ses parents avec une petite amie, lorsque la dame Boul. née Germaine Juncker. 17 ans. ménagère, sortit de chez elle et gifla à plusieurs reprises la petite Burrus, qu’elle accuse d’avoir insulté son mari.
Plainte a été déposée.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Eclairez ! - Un procès-verbal a été dressé à M. Paul S...., maréchal-ferrant, pour bicyclette non éclairée.

IGNEY
Police de» Etrangers. - Tadeux Kryzanowski. 19 ans, et Franzy Zinth, 18 ans, tous deux manoeuvres, demeurant rue des Serruriers, à Colmar (Haut-Rhin), ont eu la mauvaise idée de venir faire un tour jusqu’à Igney, où ils rencontrèrent les gendarmcs, qui leur dressèrent à chacun deux procès-verbal, pour défaut d’extrait d’immatriculation et de carte d’identité.

10 octobre 1926
BLAMONT
L’Epopée des chasseurs. - On nous annonce que le Comité de l’A. M. C. (Section de Blâmont) donnera dans le courant du mois prochain, dans la grande salle de « Bon Accueil ». le célèbre film historique réalisé par la F. N. A. C.
L’épopée des chasseurs, l'un des plu beaux spectacles cinématographiques sera projeté en matinée et en soirée ; ces deux belles séances ne manqueront pas de réunir de très nombreux spectateurs et ce film aura à Blâmont le succès qu’il a obtenu partout ailleurs.
Dans un prochain article nous donnerons de plus amples informations.

Les ambulants. - Eugène Bégin, marchand ambulant, s’est vu dresser procès-verbal pour défaut de patente.

Pas en règle. - M. Gaston Cornet, représentent à Paris, qui n’était pas en possession de sa carte d'identité professionnelle, s’est vu dresser un procès-verbal.
Egalement, François Bertrand, 23 ans, marchand ambulant, pour non possession de patente.
Sans lanterne - A son vélo, malgré l’obscurité, Léon Thiry. 28 ans, manoeuvre à Barbas, est surpris et gratifié d’un procès-verbal.

ANCERVILLER
Succès. - Avec satisfaction, nous apprenons le beau succès remporté par M. Raymond Hovasee. élève du Lycée de Nancy, admis en bon rang à l’Ecole Centrale des Arts & Manufactures.
Nous lui adressons, ainsi qu’à sa ramille, nos meilleurs compléments.
Coups. - Le 30 septembre, vers 13 h., Jean Pierron. terrassier, et Pierre Schneider. terrassier également, consommaient au café Bouvard, lorsque Charles Pierrat. 37 ans, terrassier à Lepage (Vosges), qui était en état avancé d’ébriété, pénétra dans le café. Il chercha immédiatement chicane, Le débitant lui retirant la chopine demandée, Pierrat, furieux, s’élança sur Pierron. le gifla et le jeta à terre.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Les Etrangers en défaut.- Les gendarmes ont verbalisé Avriz-Francisco Pereira, terrassier, pour défaut d’extrait d’immatriculation et défaut de visa de carte d'identité. duire.
Vol de pommes de terre.- On a dérobé dans un champ appartenant à M. Charles Voissement, cultivateur, six sacs de pommes de terre, lui causant un préjudice de 320 francs. Auteur inconnu.

Logeuse en défaut. – Les gendarmes|. relevèrent contravention à la charge de Mme Kern. ménagère, pour non déclaration d’un étranger et pour défaut de registre de logeur.

OGEVlLLER
Cambriolage. - Le 4 octobre, vers 15 heures 30, Mme Lucie Cherrier, rentrant chez elle, constata que de hardis malfaiteurs s’étaient introduit chez elle, passant par une fenêtre sur cour du rez-de-chaussée. Divers bijoux et de l’argent avalent été volés ; le préjudice s’élèverait à 1.000 francs.
La gendarmerie de Blâmont prévenue téléphoniquement fit une rapide enquête qui permit d’établir que ce cambriolage était le fait de trois jeunes pupilles du patronage Rollet. venus à bicyclette. Les brigades de gendarmerie de Badonviller et Baccarat furent alertées.
Le gendarme Travaux, de Badonviller. se dirigea vers Sainte-Pôle ; en arrivant dans ce village, il aperçut trois cyclistes, dont l’un était à environ 150 mètres dérrière les deux autres. Ce dernier, à la vue du gendarme s’enfuit, mais ses deux 1arrons purent être appréhendée.
Ce sont les nommés Maurice Goujat. 16 ans, couvreur à .Saint Boingt. Eugène Fardeau, 17 ans, domestique de culture à Saint-Boingt. Ils avouèrent être les voleurs des bicyclettes dérobées le 3 octobre dans la grange de M. Windling, de Saint-Germain. Quand au troisième cycliste, qui s'est enfuit, c'est un nommé René Paulin. 17 ans. qui déroba la bicyclette de M. Maire, à Bayon, et qu'il abandonna dans un bois près de Domèvre.

17 octobre 1926
BLAMONT
Ambulant. - P.V. a été dressé contre Adolphe Favre, 52.ans, marchand de tableaux, demeurant à Toul, pour non visa de sa patente qui d'ailleurs ne portait pas son signalement.

AVRICOLRT
Opposition. - Christine Hari, 39 ans, vannière à Saint-Louis (Moselle), recherchée en vertu d’un extrait de jugement prononcé par le tribunal correctionnel de Lunéville, le 17 mars 1926. la condamnant par défaut à quatre jours de prison pour vol, a déclaré faire opposition. Elle devra se présenter devant le tribunal correctionnel départemental.

IGNEY
Le conseil municipal - Le conseil municipal de la commune d’Igney est dissous.

LEINTREY
Monument aux Morts. - Une quête faite à la mairie, au mariage de Mlle Nicole avec M. Lejeune, a produit la somme de 46 francs.

31 octobre 1926
BLAMONT
Le film des chasseurs à pied. – Comme nous l’avons déjà indiqué, la Comité de l’AM.C. offrira au public blâmontais et des environs, un des plus beaux films pris pendant la guerre et unique en France.
Ce film intitulé « L’Epopée des Chasseurs » représente tous les épisodes de la vie de ces soldats d’élite oendant la campagne 1914-1918. Il offre un intérêt complètement rétrospectif de tout premier ordre et certainement tous ceux qui ont servi dans les bataillons de chasseurs et tous les anciens combattants de la grande guerre seront heureux de venir admirer celte production, due au service cinématographique de l'armée pendant la guerre.
Nous ne doutons pas un seul instant que celle matinée et soirée qui sera encadrée également par la présentation de quelques comiques joyeux et amusants ne soit un prélude très agréable d'autres soirées en perspective. Nous reviendrons du reste sur celle fête présentée par l’A.M.C. qui sera certainement une des plus belles démonstrations que Blâmont doit à ce vigilant organisme dont chaque initiative est un succès.
Appel aux Anciens Chasseurs et Anciens
Combattants Messieurs et Chers Camarades, Le Comité de l’A.M.C. (section Blâmont) adresse un appel à tous anciens combattants de la grande guerre, et les prie de vouloir bien assister à la fête offerte le dimanche 21 novembre, au Théâtre de « Bon Accueil ». A cette occasion, un grand film représentant l’Epopée des Chasseurs fixera toute vive, et pour toujours l'Histoire représentant la vie et les exploits des « Diables Bleus » pendant la guerre. Sur l’écran, pendant deux heures, on verra brusquement ressurgir les ombres du souvenir, les cantonnements grouillants d’une vie pittoresque les grand'haltes. les ravitaillements, les montées en ligne, quelques uns des mauvais coins où les « Diables Bleus » vécurent, gueules béantes de canons crachant le feu ; et enfin, passage atroce d’exactitude et de vérité, une attaque : Heure H. bond par dessus le parapet, galopade vers la tranchée ennemie, parmi les explosions d’obus et de mines.
Confiant dans l'esprit de corps qui demeure chez les chasseurs et anciens combattants, le Comité de l’A.M.C. les convie à venir en grand nombre à cette fête où le meilleur accueil leur sera réservé.

Vol de deux lapins. - Deux lapins ont été volés notamment dans le clapier de M. Émile Jacquot chef de gare, lui causant un préjudice de 50 francs.

EMBERMÈNIL
Vol de lapins. - Mme Mercier. 53 an-, ménagère, au hameau de la gare d’Emberménil, possède une baraque située dans un verger à 20 mètres de son habitation.
Le 25 au soir, comme elle avait donné à manger à ses lapins, elle ne remarqua rien d’anormal mais laissa la clef sur la porte, le lendemain, elle constata la porte entrouverte ouverte et la disparition de dix gros lapins pesant chacun environ 3 kgs. Elle estime le préjudice qui lui est causé par ce vol à 300 francs.
Mme Mercier a porté plainte à la gendarmerie contre inconnu. Néanmoins la veille au soir, elle avait vu rôder un homme d allures suspectes autour de sa propriété.

VEHO
Mariage. - Le 23 octobre, à l’occasion du mariage de M. Jean Barthélémy, fils de M. le Maire de Xousse, avec Mlle Germaine Gérardin, fille de M. le Maire de Vého, une quête, qui a produit la somme de 62 francs, a été faite au profil de l’érection du Monument aux Morts.

7 novembre 1926
BLAMONT
Commémoration. - La fête traditionnelle de Commémoration s’est déroulée avec le cérémonial et le caractère qu’exige une semblable manifestation.
A 13 h. 30, devant l’Hôtel de Ville, réunion du Conseil Municipal, de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers avec le lieutenant Martin et le ss-lieutenant Moyen, de l’A.M.C. avec son président M. Caen, des Vétérans, des Enfants des Ecoles avec leurs maîtres et maîtresses, enfin de tous ceux qui, animés d’un beau sentiment de reconnaissance, ont voulu joindre leur hommage à celui de nos édiles, des corps constitués et de nos enfants, dont le nombre était fort restreint en raison de l’épidémie de rougeole.
Le cortège se forme dans l’ordre prescrit et l’on se rend place Carnot, devant le Monument, dont les massifs sont garnis de chrysanthèmes.
On sonne «Aux Champs» et M. Caen, au nom de l’A.M.C., dans une allocution empreinte du plus pur patriotisme, rend un hommage respectueux et reconnaissant aux victimes de la guerre. Puis M. de Turckheim, conseiller général, évoque la mémoire de nos héros.
Ensuite, M. Cæn invite tous les assistants à se recueillir une minute, minute sublime qui, à nos yeux, constitue le caractère essentiel de cette fête du souvenir ! Personnellement, nous regardons ces noms burinés en lettres d’or, et nous pensons à nos morts, qui sont tombés pour nous, pour la France, qui ont moralement posé lès premières assises de la paix générale et universelle. De cette tombe commune, des voix muettes semblent nous dire : « Assez de victimes ! plus de carnages ! Faites en sorte que cette guerre, où nous nous sommes battus courageusement, soit la dernière. ! »
Au son des clairons, le cortège se rend au Cimetière, devant le Monument aux Morts de 1870 et les tombes militaires.
A 14 heures, le cortège se reforme et l’on regagne la place de l’hôtel de Ville, où a lieu la dislocation.
Belle manifestation, qui se résume en ces mots : « N’oublions pas, n’oublions jamais. »

Autour de l’épopée des Chasseurs. - Nous allons aujourd'hui hui donner un aperçu rapide de la représentation du film, offerte par l’A.MC.. le dimanche 21 novembre, en matinée et soirée.
Dans la 1re partie, nous trouvons : les bataillons avant l'attaque, en Alsace. Skieurs au Camp Brunet Ravitaillement. Vie au cantonnement, le relevé de la garde. Embarquement. Montée en ligne.
Dans la 2e partie : Quelques coins fameux, les Bataillons pendant l'attaque : Serrés coude à coude dans la gigantesque mêlée, tous les fils de France, jaillis des quatre coins du sol natal, pendant quatre dures années, opposent le mur vivant de leurs poitrines à la ruée de l’envahisseur.
A la 3e partie, nous voyons : Après le coup dur, arrivée du général Mangin et du président Poincaré.
4e Partie : Les Diables Bleues en Italie. Réception et remise du vieux drapeau au Musée de l’Armée, etc...
Pour résumer, voici ce qu'écrivait un grand journal de Paris, lors de la première projection du film : « Les spectateurs suivirent avec une attention émue les épisodes héroïques du film de la Fédération Nationale des Anciens Chasseurs à pied présenté sur l’écran. Il avait fallu rechercher permis les 250 kilomètres de film du service cinématographique de l'armée toutes les bandes où figuraient les chasseurs à pied. Il vint un moment où les spectatrices pleuraient et où les hommes se levaient pour contempler - debout, par respect - les prouesses de nos héroïques « Diables Bleus ».
Pour terminer, souhaitons le beau temps pour cette journée qui devra contribuer à assurer le succès de notre société que dirige avec dévouement l’actif Président M. Caen entouré de nombreux et sympathiques collaborateurs

AMENONCOURT
Etranger. - P.-V. à Gariloff Jean, maœuvre, pour défaut de visa de pièces d’identité.

AVRICOURT
Etranger.- N'étant pas en prestation de sa carte d’identité. Giovanni Migliarina, manoeuvre, a été gratifié d’un p.-v.

14 novembre 1926
BLAMONT
Fondation Edmond Bechmann. - En mémoire de son mari. Mme Edmond Bechmann a remis collectivement au directeur et à la directrice des écoles de Blâmont des titres de rente formant un total de 100 francs de rente annuelle.
Cette rente est destinée à constituer chaque année deux livrets de caisse d’épargne de 50 francs chacun pour être attribués au meilleur élève de l’école de garçons et à la meilleure élève de l’école de filles Ces prix auront comme désignation : Prix Edmond Bechmann.
Libéralité - En mémoire de son mari, M. Edmond Bechmann, Mme Bechmann vient de faire don d’une rente annuelle de 300 francs à l’hospice de Blâmont et d'une rente de 400 francs pour le bureau de bienfaisance.

NONHIGNY
Coup double. - René Humbert. 21 ans, cultivateur, a récolté deux procès-verbaux pour abandon d'attelage sur la voie publique et parce que sa voiture n’était pas munie de plaque.

XOUSSE
P. V. - Fousse Marcel. 19 ans, carrier, à Vacqueville, pour bicyclette non éclairée.

21 novembre 1926
BLAMONT
Fête du 21 novembre. - Les préparatifs de la représentation l'Epopée des Chasseurs organisée par le comité de la section de l’A.M.C. de Blâmont, au profit de la caisse de secours, sont à peu près terminés.
Le Président et le comité invitent cordialement toute la population à assister à ces deux brillantes séances de famille qui auront lieu dimanche prochain 21 novembre, à 15 heures et à 20 heures, dans la jolie salle de Bon Accueil, mise gracieusement à la disposition de l’A.M.C. par les soins de l'honorable M. le docteur Hanriot.
Lever de rideau : 15 heures 30 et 20 heures 30.
Prix des places : Parterre, 3 fr. ; loges. 5 francs. Par mesure spéciale, entrée gratuite aux pupilles de la nation munis de leur carte.
Les chevaux ont disparu. - Ferdinand Perichon, plombier, au service de Mme veuve Joséphine Clasquin, quincaillerie, 59, Grande-Rue, alla effectuer des réparations à Nonhigny. Ces réparations faites, il déposa le complément de matériaux dans un hangar. Mais il y a quelques jours, Mme Clasquin veulant faire entrer ces matériaux dans son magasin, s'apercevait que 4 mètres de créneaux en zinc avaient disparu. Une enquête est ouverte.

AVRICOURT
Circulation sur la voie ferrée. - Edmond Hubert, 29 ans, photographe, 5, rue de la Gare, à Avricourt (Moselle), a été surpris circulant sur la voie ferrée. Procès-verbal lui a été dressé.
Police des étrangers. - L'Italien Giovanni Del Ori. 38 ans, maçon, 12, place Saint-Jacques, à Lunéville, récolte deux procès-verbaux pour défaut de visa de son extrait d'immatriculation et de sa carte d'identité.
Arrestation. - En vertu d’un mandat d’arrêt en date du 15 juillet, NikitaTchwiakoff. 35 ans, manoeuvre, sans domicile fixe, a été arrêté, pour vol et abus de confiance, de plus, il aura à répondre du délit de défaut de carte d'identité et d’extrait d’immatriculation
Défaut d’extrait d’immatriculation. - Jonota Jaroslaw, 28 ans, ajusteur-mécanicien.

LEINTREY
Libéralité. - M. Marin, cultivateur à la ferme de Serolles, écart de Leintrey. à la suite d'un différend avec un propriétaire de la commune, avait obtenu 15 fr. de dommages-intérêts, somme qu’il a versée à M. le Maire, au profit du Monument aux Morts.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Imprudence. - En jouant sur le quai de la gare en compagnie d’autres enfants, la jeune Jeanne Kine. 10 ans, mit la main dans un hache-paille confié au transport. Trois doigts de l'enfant ont été coupés.

OGEVILLER
Dans les postes. - Mlle Souillet, receveuse des postes à Ogéviller, est nommée à Mayen-Multien (Seine-et-Marne).

12 décembre 1926
BLAMONT
Un joli bal en perspective. - Comme suite à notre dernière information, nous pouvons annoncer aujourd’hui que le nouveau comité de l'Union Sportive Blâmontaise a décidé d'offrir, à tous ses membres honoraires et actifs, un bal à grand orchestre, dans les jolis salons de l'hôtel de ville, le 1er janvier 1927.
Tous les détails concernant cette soirée sont à l'étude actuellement, le comité de l’U.S.B. désirant donner à cette fête le même éclat que les années précédentes, si ce n’est davantage.
Aussi nous pouvons assurer dès à présent que ce premier bal de la nouvelle année sera éblouissant. Nous engageons donc nos jeunes gens à s'y préparer et leur donnons rendez-vous pour la soirée du 1er janvier.

ANCERVILLER
Contravention. - Beausset Pierre, ans, charron, pour défaut d’appareil sonore à sa bicyclette.

AVRICOURT
Les autos. - P.V. contre Louis Mathiot, 31 ans chauffeur à Nancy. pour défaut de numéro d’ordre, de carte grise et de permis de circulation.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Affichez ! - P.V. contre René Lejol, 15 ans, marchand ambulant à Montigny. pour défaut d’affichage des prix.

IGNEY
Les étrangers. - Une contravention a été relevée contre Bertelli, pour défaut da visa de carte d'identité.

LEINTREY
Les fagots disparaissent. - M. Arsène Jacquot possède au lieu dit « Bois de Saulxures », un bois qu’il exploite ; s’étant rendu dans sa propriété il s’aperçut qu'environ 35 fagots avaient été pris sur plusieurs tas et qu'une masse avaient disparue.
Ce bois donne en bordure de la voie ferrée sur laquelle une nombreuse équipe d’ouvriers effectue des travaux. M. Delarue. qui habite au passage à niveau ayant vu la masse de M. Jacquot aux mains des ouvriers, la leur reprit et la remit à son propriétaire, d’autre part, il a déclaré que les ouvriers brûlèrent des fagots pour se chauffer.

26 décembre 1926
BLAMONT
Sidi-Brahim Blâmontaise. Quinze jours se sont à peine écoulés depuis l’appel lancé par le comité provisoire qu'un nombre d’adhésions d’anciens chasseurs est venu grossir le noyau de la nouvelle société. A cet effet le comité de la Sidi-Brahim Blâmontaise adresse aux camarades qui sont venus à lui comme à ceux qu’il espère voit bientôt se grouper sous son fanion, ses remerciements les plus sincères.
Pour les hésitants, le comité rappelle qu'il ne changera en rien à sa ligne de conduite. et qu’il poursuivra son programme d’action, méthodique et soutenu, dont il entend pour la large part qui lui incombe assurer la réalisation.
Et d’abord, qu’il soit bien entendu que la Sidi-Brahim ne se propose nullement de se substituer aux associations déjà existantes, celles-ci ont leur raison d'être, elle sont nécessaires, utiles, et il est souhaitable quelles elles continuent à subsister.
Le comité profite de cette occasion pour rappeler que son seul but est de grouper dans une même grande famille, tous les anciens chasseurs de la région qui ont vécu coude à coude pendant 52 mois de souffrance et qui seront heureux de se retrouver tous ensemble au moins une fois l’an, dans un banquet fraternel
Vive la Sidi-Brahim Blâmontaise
Le Comité.

AVRIC0URT
Ivresse. Pour avoir fêté la dive bouteille, au point d’en être ivre. Nicolas Karcher, 48 ans, manoeuvre à Avricourt (Moselle), a récolté un procès-verbal.
Police des étrangers. Antoine Zanini. 44 ans. manœuvre, demeurant café Del Grante, place Saint-Jacques, à Lunéville a récolté deux procès verbaux pour défaut d’extrait d’immatriculation.

BLÉMEREY
Procès-verbal. Un procès-verbal pour ivresse publique a été dressé contre Voinson Jean-Baptiste, demeurant à Blémerey.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Vol d une lanterne. - Maurice Gonand, 18 ans, commis quincaillier, sera poursuivi pour vol d’une lanterne de bicyclette, au préjudice de M. Baptiste Joseph, charpentier.

IGNEY
Scrutin de ballottage du 19 décembre - A été élu Conseiller municipal M. Brégeard Louis, employé de chemin de fer, par 28 voix sur 39 votants.

SAINT-MARTIN
Police du roulage. - MM. Henri Vozelle et Emilien Jacquet, tous deux cultivateurs, se sont vus dresser procès-verbal parce que les chariots qu’ils conduisaient étaient chargés de grumes de plus de six mètres de longueur et qu’en outre, ils avaient négligé de placer un feu rouge à l’arrière du chargement.
 

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