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Terre patrimoniale, située à
Blâmont, à vendre.
Cette propriété, par son ensemble, est une des plus belles de la
Lorraine, elle consiste en
1.° une maison de maître, située à Blâmont, dite le Château,
maison de ferme, bergerie, maison de jardinier, caves, jardin,
serre magnifique, contenant ensemble près de 6 jours.
2.° Deux cent quarante-sept jours de terres arables, 1.re
qualité aux portes de la ville.
3.° Soixante-Huit fauchées de prés excellents, avoisinant
Blâmont.
4.° Quatre jours de jardins et chenevières, du premier choix, en
douze pièces, environnant la maison, et à très-peu de distance.
Une partie de ces immeubles est affermée cent-paires avec les
réserves ; il reste la maison, les jardins et 37 fauchées de
prés exploités par le maître.
Les caves pouvant contenir 6000 mesures, les greniers étant
immenses, la bergerie logeant au moins 600 bêtes, laissent au
propriétaire la faculté de faire.des spéculations commerciales
trés-étendues, sans rien ôter aux revenus, et à l'agrément de la
terre.
Les conditions de la vente seront très-avantageuses; il y aura
long crédit pour une très-grande partie.
Les curieux, qui voudront avoir de plus grands détails sur cette
belle propriété et les conditions de la vente, voudront bien
s’adresser,
A Blâmont, à M.e Lafrogne, notaire ;
A Nancy, à M.e Charon, notaire, ou à M. Plassiart, agent
d’affaires.
Chambre des Députés
Séance du 15 mars
[...] Le sieur Demontzey, à Blamont (Meurthe), demande le
paiement de soixante-sept voitures qu’il a fournies au
gouvernement, pour le transport d'un bataillon de la garde
nationale des Vosges, rendue mobile, et voyageant en poste.
La commission propose l’ordre du jour.
M. la Frogne. - Lorsque la garde nationale rendue mobile, a été
mise à la disposition du ministre de la guerre, les dépenses que
cette mesure a occasionnées doivent être payées sur les fonds de
ce ministère. Je demande le renvoi au ministre de la guerre.
M. Barthe-Labastide, rapporteur, observe que la commission a
reconnu le principe établi par le préopinant ; elle n’a proposé
l’ordre du jour que par d’autres motifs qui ne portent pas sur
le fonds de la demande. Il ne s’oppose pas au renvoi demandé. -
Adopté.
Abreschviller, un des
villages les plus populeux et les plus riches de la Meurthe,
situé dans une vallée
pittoresque au pied des Vosges, vient d’être effrayé par un
incendie terrible. Les magnifiques bâtimens d’une ancienne
papeterie, vendue par M. Henriet à MM. Martin et Horrer de
Blâmont qui y avaient établi une filature, ont été réduits en
cendres, sans que rien, pour ainsi dire, ait pu échapper au
désastre, Ces industriels ont ainsi perdu un des plus beaux
établissemens du pays ; on ne sait rien sur la cause de ce
sinistre. Les bâtimens et le matériel étaient heureusement
assurés.
A VENDRE à l’amiable une
belle PROPRIÉTÉ, à Blâmont, chef lieu de Canton (Meurthe), route
de Paris à Strasbourg, dans une position des
plus agréables, composée dune jolie habitation, maisons de
fermier, jardiniers et portier ; vastes jardins potagers,
plantés d'une grande quantité d’arbres fruitiers en plein
rapport, dans lesquels se trouvent les ruines de l’ancien
Château-Fort ; serre, vergers, terrasses, Luzernières, le tout
de la contenance de 4 hectares. - S’adresser sur les lieux, aux
propriétaires qui l'habitent, et qui donneront toutes facilités
pour le payement.
[Mercredi 21 juin...] La
semaine suivante le collège de Blâmont a donné le même exemple
de piété chrétienne; il a honoré d’une manière particulière le
grand saint qui est de venu le modèle de la jeunesse et qui l’a
aussi adopte pour son patron et son ange tutélaire. La fête du
bienheureux Louis de Gonzague a été célébrée à l’église
paroissiale : la messe et les vêpres ont été chantées
admirablement par les voix mélodieuses de quelques élèves,
soutenues par l’orgue et par le chœur
de musique instrumentale qui s’est formé au collège.
C est la première fois que cette fête patronale est solennisée
avec tant d’éclat, puisse-t-elle aussi laisser dans l’âme de ces
jeunes gens qui vont bientôt prendre part aux luttes de la vie,
des traces ineffaçables de foi et d’innocence. Puisse-t-elle
leur faire bien comprendre qu’il n’y a de vrai bonheur que dans
la vertu.
A M. le rédacteur du Journal
de la Meurthe et des Vosges.
Blâmont, le 28 août 1845.
Monsieur le rédacteur.
Vous accueillerez avec bienveillance, je l’espère, les détails
que j’ai l’honneur de vous transmettre sur un événement qui
vient de se passer dans notre ville, et qui intéresse, en
quelque sorte, l’histoire du pays.
On sait que le fameux Régnier, duc de Massa, est né à Blâmont.
Ce n’est pas ici le moment d’émettre une opinion sur la carrière
politique de cet homme d'Etat, mais nous croyons qu’il est
permis de s’enorgueillir d’une de nos plus belles célébrités
contemporaines.
Les parents du grand-juge étaient inhumés dans une partie de
l’ancien cimetière qui côtoie la rue et qui se trouve
aujourd’hui envahie par des constructions successives. Diverses
réparations sont également projetées pour, l’agrandissement de
l’église paroissiale, et les plans adoptés entraîneront des
fouilles nombreuses dans le lieu même où l’on avait déposé les
ancêtres d’un homme arrivé par ses talents et par le flot des
révolutions aux plus hautes dignités sociales.
La première pensée de l’excellent curé de Blâmont a été
d’épargner toute profanation à ces honorables sépultures. De
concert avec l’administration municipale, qui ne recule jamais
devant aucune bonne oeuvre, des mesures furent arrêtées pour la
translation des ossements et des pierres tumulaires de la
famille Régnier. Une cérémonie funèbre fut indiquée; les restes
vénérés furent placés dans une vaste bière peinte en noir et
confiée à. de jeunes clercs qui se relayaient tour à tour. La
ville entière a voulu prendre part à cette fête des morts; et
c’est au milieu de l’immense cortège de la population, que le
convoi est arrivé au nouveau cimetière, où les aieux du ministre
impérial ont trouvé-un dernier et sûr asile.
Le concours des habitants et le zèle déployé par les autorités
dans.une pareille circonstance, ne. sont pas seulement un
hommage offert à une grande illustration ; mais on doit y voir
aussi l’expression d’une vive reconnaissance pour les bienfaits
reçus. Les souvenirs des nombreux services rendus autrefois par
la famille Régnier, et des faveurs-publiques ou particulières
qui ont été accordées par le grand-juge, n’est pas encore éteint
dans la ville de Blâmont. Une occasion s’est présentée et on a
été heureux de la saisir, afin de réitérer à l’honorable duc de
Massa, (*) les témoignages de gratitude et de vénération que ses
concitoyens lui garderont toujours dans le coeur, avec la ferme
confiance, qu’il maintiendra, comme auparavant les beaux
exemples de générosité et de dévoûment que nous avons trouvés
dans sa famille.
Agréz, etc... E.G.
(*) M. le duc de Massa, fils du ministre, grand-juge, sous
l’empire, est pair de France depuis 1816.
Le mercredi 20 août, devait être pour Blâmont un jour de
véritable fête : la distribution annuelle des prix s’est
renouvelée pour les nombreux élèves, du collège, et cette
solennité n’aurait laissé que des souvenirs de paix et de
bonheur si elle n’eût pas été voilée de crêpes funèbres.
Une foule considérable accourue des communes environnantes se
pressait dans le grand salon fraîchement décoré de
l’Hôtel-de-Ville. M. le maire venait encore de constater les
progrès merveilleux du pensionnat de Blâmont et de payer un
tribut d’éloges à ses premiers fondateurs. Sa parole toujours si
ferme et si loyale n’avait jamais exprimé des sentiments plus
nobles, des idées plus hautes et des convictions plus
indépendantes ou plus conformes à la saine raison. Il avait
terminé
son allocution et recueilli les suffrages unanimes de
l’assemblée, lorsque son vénérable père, M. Lafrogne, ancien
député, membre du conseil général et chevalier de la
Légion-d'Honneur, parut s’affaisser un instant, sans même
provoquer l’attention de ses voisins.
Ce digne vieillard qui aimait beaucoup ces fêtes de l’enfance,
avait voulu assister à la distribution, malgré son grand âge et
un certain malaise qu’il ressentait depuis longtemps.
Les regards de la foule tombèrent sur lui, et quand on le vit
incliner la tête et entr'ouvrir les lèvres pour en faire jaillir
une sorte d’humeur visqueuse, l’inquiétude s’empara de tous les
coeurs. On se précipita pour le secourir, mais il n’était plus
temps, M. Lafrogne était frappé d’apoplexie! On le transporta,
en toute hâte, dans une salle voisine et de là dans sa maison où
il a rendu le dernier soupir, après une longue agonie, et sans
avoir pu articuler une seule parole.
C’est le lundi suivant que les honneurs funèbres lui ont été
rendus, au milieu d’un concours immense. M. le sous-préfet de
Lunéville est venu également lui apporter un dernier tribut
d’estime et d’affection. Les adieux les plus modestes ont été
adressés au défunt par M. le maire de Barbas, au nom des
habitants de la campagne : aucun autre discours n‘a été prononcé
et nous désirons qu’on fasse ainsi oublier un usage, qui touche
souvent au ridicule.
M. Lafrogne, après sa longue et utile carrière n’avait pas
besoin que des paroles plus ou moins habiles vinssent tomber sur
son paisible cercueil, pour vivre toujours dans les souvenirs du
pays. Homme éclairé, magistrat dévoué et intègre, législateur,
mandataire des intérêts de ses concitoyens depuis la création
des conseils généraux, il n’a pas cessé de consulter avant tout
les besoins du peuple et de les protéger selon sa portion
d'influence. Les regrets qui le suivent, forment son plus bel
éloge.
Dans ses dernières années, il avait modifié ce qu’il pouvait
présenter d’exclusif dans ses idées, et ses opinions politiques
et administratives reposaient sur les plus sages principes. La
mort vient de faire dans nos contrées un vide qui sera
difficilement rempli : heureux quand là vie est pleine de bonnes
oeuvres, à l’heure où il faut partir ! E.G.
Au marche du 5 juillet, à
Blâmont, on a amené 530 hectolitres de blé ; 234 ont été vendus
an prix moyen de 23 f 77, avec une baisse de 2 fr. 59 c. sur le
cours précédent.
A Blâmont, 210 hectolitres
sur 271 ont été vendus au prix moyen de 15 fr. 19 c.
UN PROTÉGÉ DE FERRY
On lit dans le Réveil démocratique de l'Est :
Ce que nous allons raconter est incroyable, et nous avons hésité
d’abord à le publier, tant le fait nous paraissait
invraisemblable. Après nous être renseigné il a bien fallu
pourtant reconnaître que ce fait est vrai.
Sait-on quel percepteur l’administration des finances a placé à
Blâmont, à deux pas de la frontière allemande ? Un individu qui,
après la guerre, a servi la Prusse pendant trois ans.
Il percevait des thalers pour le compte de M. de Bismarck et
avait sa résidence à Saverne. Depuis, et sans doute pour être
plus utile à sa patrie de prédilection, il vint en France où il
fut recommandé par le chancelier à M. Jules Ferry. On sait que
le Tonkinois n’a rien à refuser à Bismarck. Aussi notre
percepteur de guldens et de marcks obtint-il rapidement un
emploi à Thiaucourt, tandis que de nombreux anciens
sous-officiers, possédant de brillants états de service,
attendent indéfiniment les plus modestes emplois et, de
lassitude, finissent par accepter des places de facteurs ruraux
ou de gardes forestiers.
Le prussien dont nous parlons a un frère qui est encore
actuellement feldwebel (sergent-major) dans un régiment allemand
en garnison à Metz. Quand ce casque à pique s’est bien rempli de
bière, il tutoie tout le monde et exalte en public les qualités
allemandes.
Un autre parent du percepteur de Blâmont, son neveu,
croyons-nous, sert également dans l’armée prussienne, il
contracta un nouvel engagement il y a quelques années et, à
cette occasion, vint voir son cher oncle à Thiaucourt. Celui-ci
eut le cynisme de vouloir le présenter au cercle de cette
localité et reçut de plusieurs membres de ce cercle l’injonction
de s’abstenir, ces Français ayant jugé indigne d’eux d’entrer en
relations avec un soudard de Guillaume.
Nous pensons que M. Sadi-Carnot, au lieu d’encombrer son
administration de nouveaux fonctionnaires qui n’ont d’autre
titre que celui de blackboulés du suffrage universel, ferait
mieux de vérifier les antécédents des protégés de M. Ferry et de
rendre à la vie privée ceux qui, comme le percepteur de Blâmont,
ont eu l’impudence d’offrir leurs services aux pires ennemis de
la France.
Ainsi qu’on le voit, les opportunistes ne nous dotent pas
seulement d’Onslow ; il leur faut aussi des têtes-carrées, des
mangeurs de choucroûte dans leurs administrations.
RECHICOURT. - Ces jours
derniers, un vol a été commis à la gendarmerie de Blâmont
(Meurthe-et-Moselle) en l'absence des gendarmes. Le voleur
s'était emparé de deux montres et d'une somme de quarante
francs. Deux gendarmes, en rentrant à la caserne, s'en sont
aperçu et se sont mis immédiatement a la poursuite du voleur.
Celui-ci a été arrêté par deux gendarmes allemands de
Réchicourt en tournée près de la frontière. Il était encore
porteur des deux montres volées et d'une somme de trente francs.
Il a été reconnu par les autorités allemandes pour un déserteur
et il a été dirigé sur son corps.
L’ESTEREL EN OMNIBUS
Hôtel Gallia, Nice 27 mars.
Oui, je viens de traverser l'Esterel en omnibus automobile et,
malgré le temps peu favorable, la ballade fut ravissante.
J'avais rejoint à Pioule la caravane des transports partie de
Paris dimanche dernier. Pioule est une nouvelle station thermale
dont les eaux ont, paraît-il, la valeur de celles de
Contrexéville. Le pays est beau, et Ja proximité de la Côte
d'Azur assurera probablement le succès de cet Établissement. Il
s'était mis en frais pour nous recevoir : une représentation,
avec le concours de Soulacroix, eut lieu au casino minuscule.
Mais, à vrai dire, cette caravane des transports n'a pas été un
succès. Un seul omnibus, le de Dietrich est arrivé à Pioule. Le
Serpollet qui a également bien marché, mais n'a pas été servi
par la chance, a dû gagner Nice sans passer par Pioule.
Bref, ce matin, par un temps brumeux, j'ai pris place dans
l'unique véhicule arrivé, la veille, pour gagner Nice. Je n'ai
pas regretté d'avoir troqué le chemin de fer pour l'automobile.
Outre l'avantage du temps gagné - nous avons mis une heure de
moins que par le train - nous avons eu l'agrément d'une
excursion magnifique.
J'avais déjà passé l'Esterel en 1898 mais on ne se lasse pas des
beaux spectacles de la nature, et j'ai éprouvé la même et forte
impression en passant ces sites magiques qui valent le Tyrol, la
Suisse et les Pyrénées. C'est peut-être un peu moins sauvage,
mais combien plus Charmant !
A huit heures vingt, nous quittons Pioule.
Nous: MM. Paul Sencier, rédacteur au Vé!o Husson, Perron et
Capron ; le mécanicien Loirel, votre serviteur et un jeune
aide-mécanicien. Loiret, conduit la voiture depuis Paris, avec
une sûreté de main, une prudence et une habileté dont il a été
récompensé par le succès. Si Ie Serpollet a eu une panne, c'est
par suite du passage brutal d'un caniveau, où son essieu s'est
faussé.
Avec Loirel, nulle crainte d'accident semblable. Il se contente
de profiter de l’admirable puissance de l'omnibus de Dietrich,
dont les « 16-chevaux » permettent de faire du 40 en palier, du
20 à 25 dans les côtes (l'Esterel a été monté à 22) et une
moyenne générale qui ne tombe jamais au-dessous de 30. Il en a
été ainsi pendant les 1,100 kilomètres de ce beau voyage
accompli en six jours. Et tout cela avec un véhicule qui pesait
près de trois tonnes (en ordre de marche).
A 8 heures 40, nous atteignons Vidauban (10 kil.), à 9 heures 3,
Le Muy (26 kil.), à 9 heures 23, Le Puget (36 kil.), à 9 heures
35, Fréjus (43 kil.), certains kilomètres ont été faits en 1
minute 30 secondes (45 kilomètres à l'heure).
Enfin, nous voici lancés dans la grimpée de l'Esterel. La pluie
fouette la glace de la voiture, mais bien. abrités nous nous
moquons de la pluie. Les nuées qui passent entre les sommets des
monts ajoutent au pittoresque elles nous rappellent le décor de
la Walkyrie. C'est à la quatrième vitesse (inouï mais vrai) que
nous grimpons, le six premiers kilomètres. En 1898, sur une
voiture de course pesant 800 kilos, je grimpai l'Esterel à 10
kilomètres à l'heure; aujourd'hui, sur un omnibus, de 3,000
kilos, j'enlève la même côte-à 25 kilomètres !
- A quoi servent les courses ? ne cessent de glapir les
rétrogrades.
- A de tels progrès, répondrons-nous une fois de plus.
Oui, ce moteur de seize chevaux qui enlève sept personnes et
leurs bagages au sommet de l'Esterel est le produit de toutes
les courses disputées depuis huit ans. Sans ces dernières, nous
en serions encore au moteur poussif qui nous obligeait à
descendre dans une côte relevée à 4 % !
Nous voici parvenus à.travers un paysage de songe a cette,
auberge des Adrets popularisée par le drame, d'Alexandre Dumas.
Aujourd'hui les brigands ont disparu et le commerce des cartes
postales fait fureur en cet endroit. Prudemment nous
redégringolons les pentes, qui nous amènent à Cannes à dix
heures vingt et nous achevons notre étape (112 kilomètres) au
milieu des jardins d'orangers et de citronniers.
Midi dix-neuf, c'est-à-dire moins de quatre heures avant notre
départ de Pioule, nous atteignons l'Automobile Club de Nice, où
M. Laroze, le distingué président; nous fait le meilleur
accueil.
Avant de terminer, je tiens encore une fois à complimenter la
maison de Dietrich pour l'admirable instrument de locomotion
qu'elle a créé. J'avais entendu parler depuis longtemps, du
service de Lunéville à Blâmont assuré par des véhicules de cette
marque, mais l'énorme raid de 1,100 kilomètres que vient
d'accomplir l'omnibus de Dietrich sans l'ombre d'une panne et
avec une consommation très réduite est la meilleure preuve que
le « poids lourd » est maintenant entré dans le domaine de la
praque.
Je signalerai également, mais dans un autre ordre d'idées, la
performance de M. Paul Meyan, l'organisateur du Concours des
Transports qui, dans sa 24-chevaux de Dietrich, vient de faire
trois fois le trajet de Paris-Nice, Nice-Paris et Paris-Nice,
sans avoir jamais eu une seconde d'ennui. Dans le Concours, M.
Meyan avait à bord le commandant Ferrus, délégué du ministre dé
la guerre, qui n'a pas cache son admiration. Un détail qui a son
prix : cette voiture, agencée pour le tourisme, fait du 85
kilomètres à l'heure
G. DE LAFRETÉ.
Blâmont
Mlle Clotilde Varnerot, en religion sœur Eusèbe, de la
congrégation de Saint-Charles de Nancy, vient de mourir à
l'hospice de Blâmont, à l'âge de 82 ans.
Pendant 60 ans, soeur Eusèbe s'est consacrée entièrement à
soigner les malades et les enfants dans les hôpitaux.
Née en 1829, à Jouy-sous-les-Côtes, elle était la fille de feu
M. J.-F. Varnerot, cultivateur et adjoint nu maire, lors des
troubles qui éclatèrent à Jouy en 1850.
Lettres de combattants
QUELQUES TRAITS DE BRAVOURE
Un de nos concitoyens a reçu d’un officier de cavalerie de notre
frontière de l'Est une lettre dans laquelle il cite plusieurs
anecdotes démontrant la bravoure, le sang-froid et l’énergie
manifestés par nos soldats dès le début des hostilités. Cet
officier écrit :
La guerre a été déclarée le 4 août, à 3 heures Ma division a été
portée de suite au front, Quelques escarmouches ont eu lieu
entre les cavaliers allemands et les nôtres.
Nos hommes ont beaucoup de mordant. Leurs adversaires ne les
attendent pas.
Dans les journées -des 5 et 6 août, les escarmouches ont été
incessantes. Les cavaliers français ont brillé par un courage et
un sang- froid dignes de tout éloge.
1° Un hussard revient de la frontière ramenant en mains le
cheval d’un dragon blessé. En entrant à Blâmont, il apprend que
12 uhlans se trouvent dans la petite ville. Notre hussard met
son cheval en sûreté ; puis, estimant que « 12 adversaires
étaient peu de chose », il galope de toute sa vitesse, renverse
deux cavaliers et ramène en mains le cheval d’un uhlan
désarçonné.
Ce petit hussard ramenait un cheval de dragon, le sauvant de la
capture allemande et prenait lui-même le cheval d’un uhlan.
Un des uhlans désarçonnés a été mis à l’hôpital pour commotion
cérébrale. C’était, parait-il, le même qui avait achevé un
brigadier blessé. Justice immanente.
2° Un chasseur du 13e régiment, rapportant un renseignement,
tombe sous le feu des uhlans : son. cheval était blessé, il
détruit sa dépêche, prend sa carabine, brûle toutes ses
cartouches sur l’ennemi et lé tient à distance, puis il casse la
tête de son cheval, pour qu’il tombe pas vivant entre les mains
des allemands, coupe la sangle avec son sabre, emporte son
harnachement et l’enfouit avec ses armes ; puis il change son
uniforme contre des vêtements civils et, mettant un râteau sur
son dos, pour se faire croire ouvrier jardinier, rejoint le
bivouac du régiment à Saint-Martin, à dix kilomètres à l’ouest
de Blâmont.
3° Un sous-officier du 14e dragons, accompagné de quatre hommes,
aperçoit à deux kilomètres une patrouille. L’officier est pied à
terre et écrit.
Le sous-officier, nommé Jama, prend le galop et à cinquante
mètres de distance, il crie : « Chargez I » Les uhlans se
sauvent, abandonnant leur officier, seul à pied. Celui-ci prend
son revolver, tue trois chevaux de notre patrouille, tire quatre
coups de revolver sur notre sous-officier qui, en fin de compte,
envoie à terre l’officier d’un coup de pointe entre les deux
épaules.
4° Un dragon roule avec son cheval sous le feu des allemands.
Après beaucoup d’efforts, il relève sa monture, monte en selle
et part au galop. Il peut se dérober et revenir à son régiment.
Au retour, il me dit : « Après tout, ils ne sont pas bons
tireurs. »
Que ne ferait-on pas avec des hommes pareils !
Une jeune fille brûlée vive
en faisant fondre de la cire
Mlle Yvonne Cure, 23 ans, femme de service à la maison
maternelle de Blamont près de Nancy, faisait fondre de la cire à
l’aide d’un fer chaud au-dessus d’un récipient contenant de
l’essence, lorsque celle ci prit feu. Les flammes atteignirent
les vêtements de la jeune fille qui fut bientôt transformée en
torche vivante. Malgré les soins qui lui furent donnés la
victime succomba dans d’horribles souffrances.
MEDAILLES COMMEMORATIVES DU
CINQUANTENAIRE DE LA SOCIETE INDUSTRIELLE DE L’EST
[...] BLAMONT
Médailles d’argent
Anciens Etablissements Bechmann, Veil, Léon Caen et Cie. - Mmes
Avare Marie, épouse Munier Camille, dévideuse, Barret, née
Didiot Marie; Mlle Brignon Véronique ; MM. Cadario René; Cayet
Léon; Mlle Cherrier Jeanne; MM. Coster Edouard; Cuny Alexandre;
Depoutot Joseph, contremaître ; Galet Emile; Grivele André ;
Mmes Helmer, née Faltot Marie; Hosti Angèle, épouse Wolff
Joseph, ourdisseuse ; Mlle Isembart, née Renard Marie; MM.
Kapfer Antoine; Kine Robert; Mme Knipiler, née Michel Louise;
Mlles Labolle Maria; Murer Marie; M. Resnick Aria ; Mme Ravit,
née Roimarmier Marcelle.
Serait-ce le doyen ?
La petite commune de Vaucourt, dans le canton de Blâmont
(Meurthe-et-Moselle), possède, croyons-nous, le doyen des
conseillers municipaux.
M. Charles Brancard, qui est âgé de 91 ans, est né en 1844 à
Vaucourt. Il fut élu conseiller municipal pour la première fois
en 1871 et depuis cette date, c’est-à-dire depuis
soixante-quatre ans, M. Brancard fut constamment réélu et il
vient de l’être encore.
Une femme qui témoignait
devant le tribunal de Lunéville meurt subitement dans le
prétoire
Appelée à déposer comme témoin dans une affaire de violences et
de coups volontaires devant le tribunal de Lunéville, Mme Jeanne
Maranzano, 36 ans, demeurant à Blamont, se présenta à la barre
et prêta serment. Mais au cours de sa déposition, elle s’arrêta,
s’excusant auprès des magistrats d’être émotionnée. Malgré les
conseils du président et du procureur qui l’invitaient à se
reposer, elle voulut terminer son exposé. Soudain, elle
s’affaissa dans le prétoire. L’audience fut aussitôt suspendue
et un médecin appelé d’urgence ne put que constater le décès de
Mme Maranzano, dû à une crise cardiaque.
LE MOULIN, POSITION
STRATÉGIQUE
Nancy. - Le Préfet de Meurthe-et-Moselle a suspendu les
livraisons de farine à la commune de Blâmont qui n’avait pas
livré les quantités de blé qui lui avaient été Imposées. Un
groupe important de cultivateurs de Blâment ont alors pris
d’assaut le moulin du village et ont installé un piquet de
gardes, afin d’empêcher toute sortie de farine. Des forces de
gendarmerie el des compagnies républicaines de sécurité sont sur
les lieux.
UN MOULIN PRIS D’ASSAUT
Le préfet de Meurthe-et-Moselle a suspendu les livraisons de
farine à la commune de Blâmont qui n’avait pas livré les
quantités de blé qui lui avaient été imposées.
Un groupe important de cultivateurs de Blamont ont pris d’assaut
le moulin de village et ont installé un piquet-de gardes afin
d’empêcher toute sortie de farine. Des forces de gendarmerie et
des compagnies républicaines de sécurité sont sur les lieux.
Tout va très bien ! (Air connu).
Madame et Monsieur Bereni
Georges, avocat au Barreau d Oran; les familles parentes et
alliées, adressent leurs sincères remerciements aux autorités
civiles et militaires, au Souvenir Français et à toutes les
personnes qui leur ont manifesté leur aide et leur sympathie a
l'occasion du retour du corps de leur père, beau-père, parent et
allié :
M. Emile CASCAILH
Contrôleur des P.T.T. en retraite
Victime civile
tué au cours du bombardement de Blâmont (M. et M.) le 15
novembre 1944
Un militant antinucléaire
meurt heurté par un train de déchets
Le convoi, en provenance de l'usine de La Hague, se dirigeait
vers l'Allemagne, où les résidus devaient être stockés. Inconnu
des réseaux traditionnels, Sébastien Briard, qui s'était placé
dans un virage avec sept compagnons, est décédé, dimanche, après
avoir eu la jambe sectionnée.
Meurthe-et-Moselle. Un jeune
de 21 ans, accroché au rail, heurté par te train de déchets.
Un militant anti-nucléaire tué
Un militant écologiste de 21 ans qui s'était accroché hier à une
voie ferrée à Avricourt (Meurthe-et-Moselle) a été tué par le
train transportant des déchets nucléaires auquel il voulait
barrer le passage.
Le train est reparti hier vers 18 heures à destination de
l'Allemagne mais les militants antinucléaires étaient sous le
choc. Une information judiciaire a été ouverte, a précisé le
procureur de la République.
Selon la préfecture de Meurthe-et-Moselle, « vers 14h40, un
groupe de huit personnes s'est rendu sur la voie ferrée
Paris-Strasbourg sur laquelle circulait un transport de déchets
nucléaires civils en provenance de Valognes (Manche) à
destination de l'Allemagne.
Le jeune homme, qui faisait partie d'un groupe probablement
originaire de la Meuse, s'était « accroché aux rails et a eu une
jambe sectionnée », a précisé le procureur de la république de
Nancy Michel Senthille. Selon lui, le convoi de « 400 mètres de
long et de 2 000 tonnes roulait à 100 km/h et sortait d'une
courbe lorsqu'il a heurté e manifestant ».
Le groupe avait installé « un dispositif sous la voie, formé
d'un gros tuyau » auquel pouvaient s'arrimer quatre militants «
qui sont censés se cadenasser au rail une fois le train arrêté
», a-t-il précisé. « Trois des militants ont réussi à se dégager
».
PAS REPÉRÉS
Les militants n’avaient pas été repérés par un motard de la
gendarmerie qui précédait le convoi de trois minutes. Un autre
motard, immédiatement devant le train « a vu les jeunes et fait
un signal au conducteur qui n’a pas pu arrêter le convoi à temps
», a-t-il poursuivi. Quant à l'hélicoptère chargé de la sécurité
du chargement, il était allé faire le plein au moment de
l'accident.
Les Verts, « profondément choqués » par la mort du manifestant,
ont demandé l'organisation d'un "véritable débat démocratique"
sur la filière nucléaire. Un porte-parole de la Cogema a
qualifié l’accident de « dramatique »…
MISSIONE ANTI-NUCLEARE Ieri
sera nell’occasione della partenza da Vercelli del dodicesimo
treno per l’inglese Sellafìeld, con il suo carico di scorie
radioattive, delegazioni di Legambiente, Pro Natura e Greenpeace
biellesi hanno manifestato contro il ritrattamento nucleare. “Se
ci stavamo abituando a questa colpevole assurdità, la morte
dell'ecologista Sèbastien Briart investito e ucciso ad Avricourt,
in Francia, dal convoglio nucleare che cercava di fermare, ci ha
ricordato che il nostro problema è il problema di tutti gli
ecologisti” |