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Journal - La Presse du jour

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Presse - Divers - 1816-2004


  • Journal, feuille d'annonces et avis du département de la Meurthe
    30 août 1816

Terre patrimoniale, située à Blâmont, à vendre.
Cette propriété, par son ensemble, est une des plus belles de la Lorraine, elle consiste en
1.° une maison de maître, située à Blâmont, dite le Château, maison de ferme, bergerie, maison de jardinier, caves, jardin, serre magnifique, contenant ensemble près de 6 jours.
2.° Deux cent quarante-sept jours de terres arables, 1.re qualité aux portes de la ville.
3.° Soixante-Huit fauchées de prés excellents, avoisinant Blâmont.
4.° Quatre jours de jardins et chenevières, du premier choix, en douze pièces, environnant la maison, et à très-peu de distance.
Une partie de ces immeubles est affermée cent-paires avec les réserves ; il reste la maison, les jardins et 37 fauchées de prés exploités par le maître.
Les caves pouvant contenir 6000 mesures, les greniers étant immenses, la bergerie logeant au moins 600 bêtes, laissent au propriétaire la faculté de faire.des spéculations commerciales trés-étendues, sans rien ôter aux revenus, et à l'agrément de la terre.
Les conditions de la vente seront très-avantageuses; il y aura long crédit pour une très-grande partie.
Les curieux, qui voudront avoir de plus grands détails sur cette belle propriété et les conditions de la vente, voudront bien s’adresser,
A Blâmont, à M.e Lafrogne, notaire ;
A Nancy, à M.e Charon, notaire, ou à M. Plassiart, agent d’affaires.


  • La Quotidienne
    16 mars 1819

Chambre des Députés
Séance du 15 mars
[...] Le sieur Demontzey, à Blamont (Meurthe), demande le paiement de soixante-sept voitures qu’il a fournies au gouvernement, pour le transport d'un bataillon de la garde nationale des Vosges, rendue mobile, et voyageant en poste.
La commission propose l’ordre du jour.
M. la Frogne. - Lorsque la garde nationale rendue mobile, a été mise à la disposition du ministre de la guerre, les dépenses que cette mesure a occasionnées doivent être payées sur les fonds de ce ministère. Je demande le renvoi au ministre de la guerre.
M. Barthe-Labastide, rapporteur, observe que la commission a reconnu le principe établi par le préopinant ; elle n’a proposé l’ordre du jour que par d’autres motifs qui ne portent pas sur le fonds de la demande. Il ne s’oppose pas au renvoi demandé. - Adopté.


  • Gazette de Metz et de Lorraine
    14 janvier 1836

Abreschviller, un des villages les plus populeux et les plus riches de la Meurthe, situé dans une vallée
pittoresque au pied des Vosges, vient d’être effrayé par un incendie terrible. Les magnifiques bâtimens d’une ancienne papeterie, vendue par M. Henriet à MM. Martin et Horrer de Blâmont qui y avaient établi une filature, ont été réduits en cendres, sans que rien, pour ainsi dire, ait pu échapper au désastre, Ces industriels ont ainsi perdu un des plus beaux établissemens du pays ; on ne sait rien sur la cause de ce sinistre. Les bâtimens et le matériel étaient heureusement assurés.


  • L'Indépendant de la Moselle
    11 mars 1840

A VENDRE à l’amiable une belle PROPRIÉTÉ, à Blâmont, chef lieu de Canton (Meurthe), route de Paris à Strasbourg, dans une position des
plus agréables, composée dune jolie habitation, maisons de fermier, jardiniers et portier ; vastes jardins potagers, plantés d'une grande quantité d’arbres fruitiers en plein rapport, dans lesquels se trouvent les ruines de l’ancien Château-Fort ; serre, vergers, terrasses, Luzernières, le tout de la contenance de 4 hectares. - S’adresser sur les lieux, aux propriétaires qui l'habitent, et qui donneront toutes facilités pour le payement.


  • Gazette de Metz et de Lorraine
    4 juillet 1843

[Mercredi 21 juin...] La semaine suivante le collège de Blâmont a donné le même exemple de piété chrétienne; il a honoré d’une manière particulière le grand saint qui est de venu le modèle de la jeunesse et qui l’a aussi adopte pour son patron et son ange tutélaire. La fête du bienheureux Louis de Gonzague a été célébrée à l’église paroissiale : la messe et les vêpres ont été chantées admirablement par les voix mélodieuses de quelques élèves, soutenues par l’orgue et par le chœur
de musique instrumentale qui s’est formé au collège.
C est la première fois que cette fête patronale est solennisée avec tant d’éclat, puisse-t-elle aussi laisser dans l’âme de ces jeunes gens qui vont bientôt prendre part aux luttes de la vie, des traces ineffaçables de foi et d’innocence. Puisse-t-elle leur faire bien comprendre qu’il n’y a de vrai bonheur que dans la vertu.


  • Journal de la Meurthe et des Vosges
    2 septembre 1845

A M. le rédacteur du Journal de la Meurthe et des Vosges.
Blâmont, le 28 août 1845.
Monsieur le rédacteur.
Vous accueillerez avec bienveillance, je l’espère, les détails que j’ai l’honneur de vous transmettre sur un événement qui vient de se passer dans notre ville, et qui intéresse, en quelque sorte, l’histoire du pays.
On sait que le fameux Régnier, duc de Massa, est né à Blâmont. Ce n’est pas ici le moment d’émettre une opinion sur la carrière politique de cet homme d'Etat, mais nous croyons qu’il est permis de s’enorgueillir d’une de nos plus belles célébrités contemporaines.
Les parents du grand-juge étaient inhumés dans une partie de l’ancien cimetière qui côtoie la rue et qui se trouve aujourd’hui envahie par des constructions successives. Diverses réparations sont également projetées pour, l’agrandissement de l’église paroissiale, et les plans adoptés entraîneront des fouilles nombreuses dans le lieu même où l’on avait déposé les ancêtres d’un homme arrivé par ses talents et par le flot des révolutions aux plus hautes dignités sociales.
La première pensée de l’excellent curé de Blâmont a été d’épargner toute profanation à ces honorables sépultures. De concert avec l’administration municipale, qui ne recule jamais devant aucune bonne oeuvre, des mesures furent arrêtées pour la translation des ossements et des pierres tumulaires de la famille Régnier. Une cérémonie funèbre fut indiquée; les restes vénérés furent placés dans une vaste bière peinte en noir et confiée à. de jeunes clercs qui se relayaient tour à tour. La ville entière a voulu prendre part à cette fête des morts; et c’est au milieu de l’immense cortège de la population, que le convoi est arrivé au nouveau cimetière, où les aieux du ministre impérial ont trouvé-un dernier et sûr asile.
Le concours des habitants et le zèle déployé par les autorités dans.une pareille circonstance, ne. sont pas seulement un hommage offert à une grande illustration ; mais on doit y voir aussi l’expression d’une vive reconnaissance pour les bienfaits reçus. Les souvenirs des nombreux services rendus autrefois par la famille Régnier, et des faveurs-publiques ou particulières qui ont été accordées par le grand-juge, n’est pas encore éteint dans la ville de Blâmont. Une occasion s’est présentée et on a été heureux de la saisir, afin de réitérer à l’honorable duc de Massa, (*) les témoignages de gratitude et de vénération que ses concitoyens lui garderont toujours dans le coeur, avec la ferme confiance, qu’il maintiendra, comme auparavant les beaux exemples de générosité et de dévoûment que nous avons trouvés dans sa famille.
Agréz, etc... E.G.
(*) M. le duc de Massa, fils du ministre, grand-juge, sous l’empire, est pair de France depuis 1816.

Le mercredi 20 août, devait être pour Blâmont un jour de véritable fête : la distribution annuelle des prix s’est renouvelée pour les nombreux élèves, du collège, et cette solennité n’aurait laissé que des souvenirs de paix et de bonheur si elle n’eût pas été voilée de crêpes funèbres.
Une foule considérable accourue des communes environnantes se pressait dans le grand salon fraîchement décoré de l’Hôtel-de-Ville. M. le maire venait encore de constater les progrès merveilleux du pensionnat de Blâmont et de payer un tribut d’éloges à ses premiers fondateurs. Sa parole toujours si ferme et si loyale n’avait jamais exprimé des sentiments plus nobles, des idées plus hautes et des convictions plus indépendantes ou plus conformes à la saine raison. Il avait terminé
son allocution et recueilli les suffrages unanimes de l’assemblée, lorsque son vénérable père, M. Lafrogne, ancien député, membre du conseil général et chevalier de la Légion-d'Honneur, parut s’affaisser un instant, sans même provoquer l’attention de ses voisins.
Ce digne vieillard qui aimait beaucoup ces fêtes de l’enfance, avait voulu assister à la distribution, malgré son grand âge et un certain malaise qu’il ressentait depuis longtemps.
Les regards de la foule tombèrent sur lui, et quand on le vit incliner la tête et entr'ouvrir les lèvres pour en faire jaillir une sorte d’humeur visqueuse, l’inquiétude s’empara de tous les coeurs. On se précipita pour le secourir, mais il n’était plus temps, M. Lafrogne était frappé d’apoplexie! On le transporta, en toute hâte, dans une salle voisine et de là dans sa maison où il a rendu le dernier soupir, après une longue agonie, et sans avoir pu articuler une seule parole.
C’est le lundi suivant que les honneurs funèbres lui ont été rendus, au milieu d’un concours immense. M. le sous-préfet de Lunéville est venu également lui apporter un dernier tribut d’estime et d’affection. Les adieux les plus modestes ont été adressés au défunt par M. le maire de Barbas, au nom des habitants de la campagne : aucun autre discours n‘a été prononcé et nous désirons qu’on fasse ainsi oublier un usage, qui touche souvent au ridicule.
M. Lafrogne, après sa longue et utile carrière n’avait pas besoin que des paroles plus ou moins habiles vinssent tomber sur son paisible cercueil, pour vivre toujours dans les souvenirs du pays. Homme éclairé, magistrat dévoué et intègre, législateur, mandataire des intérêts de ses concitoyens depuis la création des conseils généraux, il n’a pas cessé de consulter avant tout les besoins du peuple et de les protéger selon sa portion d'influence. Les regrets qui le suivent, forment son plus bel éloge.
Dans ses dernières années, il avait modifié ce qu’il pouvait présenter d’exclusif dans ses idées, et ses opinions politiques et administratives reposaient sur les plus sages principes. La mort vient de faire dans nos contrées un vide qui sera difficilement rempli : heureux quand là vie est pleine de bonnes oeuvres, à l’heure où il faut partir ! E.G.


  • Courrier de la Moselle
    9 juillet 1857

Au marche du 5 juillet, à Blâmont, on a amené 530 hectolitres de blé ; 234 ont été vendus an prix moyen de 23 f 77, avec une baisse de 2 fr. 59 c. sur le cours précédent.


  • L'Espérance : courrier de Nancy
    31 décembre 1857

A Blâmont, 210 hectolitres sur 271 ont été vendus au prix moyen de 15 fr. 19 c.


  • L'Émancipation sociale
    8 avril 1886

UN PROTÉGÉ DE FERRY
On lit dans le Réveil démocratique de l'Est :
Ce que nous allons raconter est incroyable, et nous avons hésité d’abord à le publier, tant le fait nous paraissait invraisemblable. Après nous être renseigné il a bien fallu pourtant reconnaître que ce fait est vrai.
Sait-on quel percepteur l’administration des finances a placé à Blâmont, à deux pas de la frontière allemande ? Un individu qui, après la guerre, a servi la Prusse pendant trois ans.
Il percevait des thalers pour le compte de M. de Bismarck et avait sa résidence à Saverne. Depuis, et sans doute pour être plus utile à sa patrie de prédilection, il vint en France où il fut recommandé par le chancelier à M. Jules Ferry. On sait que le Tonkinois n’a rien à refuser à Bismarck. Aussi notre percepteur de guldens et de marcks obtint-il rapidement un emploi à Thiaucourt, tandis que de nombreux anciens sous-officiers, possédant de brillants états de service, attendent indéfiniment les plus modestes emplois et, de lassitude, finissent par accepter des places de facteurs ruraux ou de gardes forestiers.
Le prussien dont nous parlons a un frère qui est encore actuellement feldwebel (sergent-major) dans un régiment allemand en garnison à Metz. Quand ce casque à pique s’est bien rempli de bière, il tutoie tout le monde et exalte en public les qualités allemandes.
Un autre parent du percepteur de Blâmont, son neveu, croyons-nous, sert également dans l’armée prussienne, il contracta un nouvel engagement il y a quelques années et, à cette occasion, vint voir son cher oncle à Thiaucourt. Celui-ci eut le cynisme de vouloir le présenter au cercle de cette localité et reçut de plusieurs membres de ce cercle l’injonction de s’abstenir, ces Français ayant jugé indigne d’eux d’entrer en relations avec un soudard de Guillaume.
Nous pensons que M. Sadi-Carnot, au lieu d’encombrer son administration de nouveaux fonctionnaires qui n’ont d’autre titre que celui de blackboulés du suffrage universel, ferait mieux de vérifier les antécédents des protégés de M. Ferry et de rendre à la vie privée ceux qui, comme le percepteur de Blâmont, ont eu l’impudence d’offrir leurs services aux pires ennemis de la France.
Ainsi qu’on le voit, les opportunistes ne nous dotent pas seulement d’Onslow ; il leur faut aussi des têtes-carrées, des mangeurs de choucroûte dans leurs administrations.


  • Le Courrier de Metz
    7 juin 1899

RECHICOURT. - Ces jours derniers, un vol a été commis à la gendarmerie de Blâmont (Meurthe-et-Moselle) en l'absence des gendarmes. Le voleur s'était emparé de deux montres et d'une somme de quarante francs. Deux gendarmes, en rentrant à la caserne, s'en sont aperçu et se sont mis immédiatement a la poursuite du voleur. Celui-ci a été arrêté par deux gendarmes allemands de
Réchicourt en tournée près de la frontière. Il était encore porteur des deux montres volées et d'une somme de trente francs. Il a été reconnu par les autorités allemandes pour un déserteur et il a été dirigé sur son corps.


  • La Presse
    29 mars 1903

L’ESTEREL EN OMNIBUS
Hôtel Gallia, Nice 27 mars.
Oui, je viens de traverser l'Esterel en omnibus automobile et, malgré le temps peu favorable, la ballade fut ravissante. J'avais rejoint à Pioule la caravane des transports partie de Paris dimanche dernier. Pioule est une nouvelle station thermale dont les eaux ont, paraît-il, la valeur de celles de Contrexéville. Le pays est beau, et Ja proximité de la Côte d'Azur assurera probablement le succès de cet Établissement. Il s'était mis en frais pour nous recevoir : une représentation, avec le concours de Soulacroix, eut lieu au casino minuscule. Mais, à vrai dire, cette caravane des transports n'a pas été un succès. Un seul omnibus, le de Dietrich est arrivé à Pioule. Le Serpollet qui a également bien marché, mais n'a pas été servi par la chance, a dû gagner Nice sans passer par Pioule.
Bref, ce matin, par un temps brumeux, j'ai pris place dans l'unique véhicule arrivé, la veille, pour gagner Nice. Je n'ai pas regretté d'avoir troqué le chemin de fer pour l'automobile. Outre l'avantage du temps gagné - nous avons mis une heure de moins que par le train - nous avons eu l'agrément d'une excursion magnifique.
J'avais déjà passé l'Esterel en 1898 mais on ne se lasse pas des beaux spectacles de la nature, et j'ai éprouvé la même et forte impression en passant ces sites magiques qui valent le Tyrol, la Suisse et les Pyrénées. C'est peut-être un peu moins sauvage, mais combien plus Charmant !
A huit heures vingt, nous quittons Pioule.
Nous: MM. Paul Sencier, rédacteur au Vé!o Husson, Perron et Capron ; le mécanicien Loirel, votre serviteur et un jeune aide-mécanicien. Loiret, conduit la voiture depuis Paris, avec une sûreté de main, une prudence et une habileté dont il a été récompensé par le succès. Si Ie Serpollet a eu une panne, c'est par suite du passage brutal d'un caniveau, où son essieu s'est faussé.
Avec Loirel, nulle crainte d'accident semblable. Il se contente de profiter de l’admirable puissance de l'omnibus de Dietrich, dont les « 16-chevaux » permettent de faire du 40 en palier, du 20 à 25 dans les côtes (l'Esterel a été monté à 22) et une moyenne générale qui ne tombe jamais au-dessous de 30. Il en a été ainsi pendant les 1,100 kilomètres de ce beau voyage accompli en six jours. Et tout cela avec un véhicule qui pesait près de trois tonnes (en ordre de marche).
A 8 heures 40, nous atteignons Vidauban (10 kil.), à 9 heures 3, Le Muy (26 kil.), à 9 heures 23, Le Puget (36 kil.), à 9 heures 35, Fréjus (43 kil.), certains kilomètres ont été faits en 1 minute 30 secondes (45 kilomètres à l'heure).
Enfin, nous voici lancés dans la grimpée de l'Esterel. La pluie fouette la glace de la voiture, mais bien. abrités nous nous moquons de la pluie. Les nuées qui passent entre les sommets des monts ajoutent au pittoresque elles nous rappellent le décor de la Walkyrie. C'est à la quatrième vitesse (inouï mais vrai) que nous grimpons, le six premiers kilomètres. En 1898, sur une voiture de course pesant 800 kilos, je grimpai l'Esterel à 10 kilomètres à l'heure; aujourd'hui, sur un omnibus, de 3,000 kilos, j'enlève la même côte-à 25 kilomètres !
- A quoi servent les courses ? ne cessent de glapir les rétrogrades.
- A de tels progrès, répondrons-nous une fois de plus.
Oui, ce moteur de seize chevaux qui enlève sept personnes et leurs bagages au sommet de l'Esterel est le produit de toutes les courses disputées depuis huit ans. Sans ces dernières, nous en serions encore au moteur poussif qui nous obligeait à descendre dans une côte relevée à 4 % !
Nous voici parvenus à.travers un paysage de songe a cette, auberge des Adrets popularisée par le drame, d'Alexandre Dumas. Aujourd'hui les brigands ont disparu et le commerce des cartes postales fait fureur en cet endroit. Prudemment nous redégringolons les pentes, qui nous amènent à Cannes à dix heures vingt et nous achevons notre étape (112 kilomètres) au milieu des jardins d'orangers et de citronniers.
Midi dix-neuf, c'est-à-dire moins de quatre heures avant notre départ de Pioule, nous atteignons l'Automobile Club de Nice, où M. Laroze, le distingué président; nous fait le meilleur accueil.
Avant de terminer, je tiens encore une fois à complimenter la maison de Dietrich pour l'admirable instrument de locomotion qu'elle a créé. J'avais entendu parler depuis longtemps, du service de Lunéville à Blâmont assuré par des véhicules de cette marque, mais l'énorme raid de 1,100 kilomètres que vient d'accomplir l'omnibus de Dietrich sans l'ombre d'une panne et avec une consommation très réduite est la meilleure preuve que le « poids lourd » est maintenant entré dans le domaine de la praque.
Je signalerai également, mais dans un autre ordre d'idées, la performance de M. Paul Meyan, l'organisateur du Concours des Transports qui, dans sa 24-chevaux de Dietrich, vient de faire trois fois le trajet de Paris-Nice, Nice-Paris et Paris-Nice, sans avoir jamais eu une seconde d'ennui. Dans le Concours, M. Meyan avait à bord le commandant Ferrus, délégué du ministre dé la guerre, qui n'a pas cache son admiration. Un détail qui a son prix : cette voiture, agencée pour le tourisme, fait du 85 kilomètres à l'heure
G. DE LAFRETÉ.


  • L'Est Républicain
    30 avril 1910

Blâmont
Mlle Clotilde Varnerot, en religion sœur Eusèbe, de la congrégation de Saint-Charles de Nancy, vient de mourir à l'hospice de Blâmont, à l'âge de 82 ans.
Pendant 60 ans, soeur Eusèbe s'est consacrée entièrement à soigner les malades et les enfants dans les hôpitaux.
Née en 1829, à Jouy-sous-les-Côtes, elle était la fille de feu M. J.-F. Varnerot, cultivateur et adjoint nu maire, lors des troubles qui éclatèrent à Jouy en 1850.


  • La Dépêche algérienne
    18 août 1914

Lettres de combattants
QUELQUES TRAITS DE BRAVOURE
Un de nos concitoyens a reçu d’un officier de cavalerie de notre frontière de l'Est une lettre dans laquelle il cite plusieurs anecdotes démontrant la bravoure, le sang-froid et l’énergie manifestés par nos soldats dès le début des hostilités. Cet officier écrit :
La guerre a été déclarée le 4 août, à 3 heures Ma division a été portée de suite au front, Quelques escarmouches ont eu lieu entre les cavaliers allemands et les nôtres.
Nos hommes ont beaucoup de mordant. Leurs adversaires ne les attendent pas.
Dans les journées -des 5 et 6 août, les escarmouches ont été incessantes. Les cavaliers français ont brillé par un courage et un sang- froid dignes de tout éloge.
1° Un hussard revient de la frontière ramenant en mains le cheval d’un dragon blessé. En entrant à Blâmont, il apprend que 12 uhlans se trouvent dans la petite ville. Notre hussard met son cheval en sûreté ; puis, estimant que « 12 adversaires étaient peu de chose », il galope de toute sa vitesse, renverse deux cavaliers et ramène en mains le cheval d’un uhlan désarçonné.
Ce petit hussard ramenait un cheval de dragon, le sauvant de la capture allemande et prenait lui-même le cheval d’un uhlan.
Un des uhlans désarçonnés a été mis à l’hôpital pour commotion cérébrale. C’était, parait-il, le même qui avait achevé un brigadier blessé. Justice immanente.
2° Un chasseur du 13e régiment, rapportant un renseignement, tombe sous le feu des uhlans : son. cheval était blessé, il détruit sa dépêche, prend sa carabine, brûle toutes ses cartouches sur l’ennemi et lé tient à distance, puis il casse la tête de son cheval, pour qu’il tombe pas vivant entre les mains des allemands, coupe la sangle avec son sabre, emporte son harnachement et l’enfouit avec ses armes ; puis il change son uniforme contre des vêtements civils et, mettant un râteau sur son dos, pour se faire croire ouvrier jardinier, rejoint le bivouac du régiment à Saint-Martin, à dix kilomètres à l’ouest de Blâmont.
3° Un sous-officier du 14e dragons, accompagné de quatre hommes, aperçoit à deux kilomètres une patrouille. L’officier est pied à terre et écrit.
Le sous-officier, nommé Jama, prend le galop et à cinquante mètres de distance, il crie : « Chargez I » Les uhlans se sauvent, abandonnant leur officier, seul à pied. Celui-ci prend son revolver, tue trois chevaux de notre patrouille, tire quatre coups de revolver sur notre sous-officier qui, en fin de compte, envoie à terre l’officier d’un coup de pointe entre les deux épaules.
4° Un dragon roule avec son cheval sous le feu des allemands. Après beaucoup d’efforts, il relève sa monture, monte en selle et part au galop. Il peut se dérober et revenir à son régiment. Au retour, il me dit : « Après tout, ils ne sont pas bons tireurs. »
Que ne ferait-on pas avec des hommes pareils !


  • Le Courrier d'Auvergne
    10 janvier 1931

Une jeune fille brûlée vive en faisant fondre de la cire
Mlle Yvonne Cure, 23 ans, femme de service à la maison maternelle de Blamont près de Nancy, faisait fondre de la cire à l’aide d’un fer chaud au-dessus d’un récipient contenant de l’essence, lorsque celle ci prit feu. Les flammes atteignirent les vêtements de la jeune fille qui fut bientôt transformée en torche vivante. Malgré les soins qui lui furent donnés la victime succomba dans d’horribles souffrances.


  • Le Télégramme des Vosges
    9 juillet 1934

MEDAILLES COMMEMORATIVES DU CINQUANTENAIRE DE LA SOCIETE INDUSTRIELLE DE L’EST
[...] BLAMONT
Médailles d’argent
Anciens Etablissements Bechmann, Veil, Léon Caen et Cie. - Mmes Avare Marie, épouse Munier Camille, dévideuse, Barret, née Didiot Marie; Mlle Brignon Véronique ; MM. Cadario René; Cayet Léon; Mlle Cherrier Jeanne; MM. Coster Edouard; Cuny Alexandre; Depoutot Joseph, contremaître ; Galet Emile; Grivele André ; Mmes Helmer, née Faltot Marie; Hosti Angèle, épouse Wolff Joseph, ourdisseuse ; Mlle Isembart, née Renard Marie; MM. Kapfer Antoine; Kine Robert; Mme Knipiler, née Michel Louise; Mlles Labolle Maria; Murer Marie; M. Resnick Aria ; Mme Ravit, née Roimarmier Marcelle.


  • Le Courrier d'Auvergne
    22 mai 1935

Serait-ce le doyen ?
La petite commune de Vaucourt, dans le canton de Blâmont (Meurthe-et-Moselle), possède, croyons-nous, le doyen des conseillers municipaux.
M. Charles Brancard, qui est âgé de 91 ans, est né en 1844 à Vaucourt. Il fut élu conseiller municipal pour la première fois en 1871 et depuis cette date, c’est-à-dire depuis soixante-quatre ans, M. Brancard fut constamment réélu et il vient de l’être encore.


  • Le Courrier d'Auvergne
    21 avril 1937

Une femme qui témoignait devant le tribunal de Lunéville meurt subitement dans le prétoire
Appelée à déposer comme témoin dans une affaire de violences et de coups volontaires devant le tribunal de Lunéville, Mme Jeanne Maranzano, 36 ans, demeurant à Blamont, se présenta à la barre et prêta serment. Mais au cours de sa déposition, elle s’arrêta, s’excusant auprès des magistrats d’être émotionnée. Malgré les conseils du président et du procureur qui l’invitaient à se reposer, elle voulut terminer son exposé. Soudain, elle s’affaissa dans le prétoire. L’audience fut aussitôt suspendue et un médecin appelé d’urgence ne put que constater le décès de Mme Maranzano, dû à une crise cardiaque.


  • L'Avenir normand
    4 juin 1947

LE MOULIN, POSITION STRATÉGIQUE
Nancy. - Le Préfet de Meurthe-et-Moselle a suspendu les livraisons de farine à la commune de Blâmont qui n’avait pas livré les quantités de blé qui lui avaient été Imposées. Un groupe important de cultivateurs de Blâment ont alors pris d’assaut le moulin du village et ont installé un piquet de gardes, afin d’empêcher toute sortie de farine. Des forces de gendarmerie el des compagnies républicaines de sécurité sont sur les lieux.


  • Écho du Centre
    4 juin 1947

UN MOULIN PRIS D’ASSAUT
Le préfet de Meurthe-et-Moselle a suspendu les livraisons de farine à la commune de Blâmont qui n’avait pas livré les quantités de blé qui lui avaient été imposées.
Un groupe important de cultivateurs de Blamont ont pris d’assaut le moulin de village et ont installé un piquet-de gardes afin d’empêcher toute sortie de farine. Des forces de gendarmerie et des compagnies républicaines de sécurité sont sur les lieux.
Tout va très bien ! (Air connu).


  • L'Écho d'Oran
    22 décembre 1950

Madame et Monsieur Bereni Georges, avocat au Barreau d Oran; les familles parentes et alliées, adressent leurs sincères remerciements aux autorités civiles et militaires, au Souvenir Français et à toutes les personnes qui leur ont manifesté leur aide et leur sympathie a l'occasion du retour du corps de leur père, beau-père, parent et allié :
M. Emile CASCAILH
Contrôleur des P.T.T. en retraite
Victime civile
tué au cours du bombardement de Blâmont (M. et M.) le 15 novembre 1944


  • Le Monde
    8 novembre 2004

Un militant antinucléaire meurt heurté par un train de déchets
Le convoi, en provenance de l'usine de La Hague, se dirigeait vers l'Allemagne, où les résidus devaient être stockés. Inconnu des réseaux traditionnels, Sébastien Briard, qui s'était placé dans un virage avec sept compagnons, est décédé, dimanche, après avoir eu la jambe sectionnée.


  • La Dépêche
    8 novembre 2004

Meurthe-et-Moselle. Un jeune de 21 ans, accroché au rail, heurté par te train de déchets.
Un militant anti-nucléaire tué
Un militant écologiste de 21 ans qui s'était accroché hier à une voie ferrée à Avricourt (Meurthe-et-Moselle) a été tué par le train transportant des déchets nucléaires auquel il voulait barrer le passage.
Le train est reparti hier vers 18 heures à destination de l'Allemagne mais les militants antinucléaires étaient sous le choc. Une information judiciaire a été ouverte, a précisé le procureur de la République.
Selon la préfecture de Meurthe-et-Moselle, « vers 14h40, un groupe de huit personnes s'est rendu sur la voie ferrée Paris-Strasbourg sur laquelle circulait un transport de déchets nucléaires civils en provenance de Valognes (Manche) à destination de l'Allemagne.
Le jeune homme, qui faisait partie d'un groupe probablement originaire de la Meuse, s'était « accroché aux rails et a eu une jambe sectionnée », a précisé le procureur de la république de Nancy Michel Senthille. Selon lui, le convoi de « 400 mètres de long et de 2 000 tonnes roulait à 100 km/h et sortait d'une courbe lorsqu'il a heurté e manifestant ».
Le groupe avait installé « un dispositif sous la voie, formé d'un gros tuyau » auquel pouvaient s'arrimer quatre militants « qui sont censés se cadenasser au rail une fois le train arrêté », a-t-il précisé. « Trois des militants ont réussi à se dégager ».
PAS REPÉRÉS
Les militants n’avaient pas été repérés par un motard de la gendarmerie qui précédait le convoi de trois minutes. Un autre motard, immédiatement devant le train « a vu les jeunes et fait un signal au conducteur qui n’a pas pu arrêter le convoi à temps », a-t-il poursuivi. Quant à l'hélicoptère chargé de la sécurité du chargement, il était allé faire le plein au moment de l'accident.
Les Verts, « profondément choqués » par la mort du manifestant, ont demandé l'organisation d'un "véritable débat démocratique" sur la filière nucléaire. Un porte-parole de la Cogema a qualifié l’accident de « dramatique »…


  • Eco di Biella
    29 novembre 2004

MISSIONE ANTI-NUCLEARE Ieri sera nell’occasione della partenza da Vercelli del dodicesimo treno per l’inglese Sellafìeld, con il suo carico di scorie radioattive, delegazioni di Legambiente, Pro Natura e Greenpeace biellesi hanno manifestato contro il ritrattamento nucleare. “Se ci stavamo abituando a questa colpevole assurdità, la morte dell'ecologista Sèbastien Briart investito e ucciso ad Avricourt, in Francia, dal convoglio nucleare che cercava di fermare, ci ha ricordato che il nostro problema è il problema di tutti gli ecologisti”

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