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Eloge funèbre du général comte Klein - 1847
Gazette
nationale ou le Moniteur universel
21 juillet 1847
CHAMBRE DES PAIRS
Séance du mardi 20 juillet
[...]
ÉLOGE FUNÈBRE DU GÉNÉRAL COMTE KLEIN.
LE PRÉSIDENT. La parole est à M. Viennet pour prononcer l'éloge
funèbre de M. le comte Klein.
M. VIENNET. Messieurs les pairs, l'illustre général, le digne pair
de France auquel je viens rendre un juste et dernier hommage, manque
depuis longtemps sur les bancs de la pairie. Des infirmités qu'il
devait à de longues et glorieuses fatigues retenaient le général
Klein loin de nous, quand la mort est venue éteindre les dernières
lueurs d'une vie consacrée au service de son pays. Le jour où cette
main s'est glacée, il y avait soixante-huit ans qu'elle avait pour
la première fois saisi une épée; et pendant le cours de nos longues
dissentions avec les rois de l'Europe, cette épée marchait presque
toujours la première à la rencontre de l'ennemi.
Né en 1759, à Blamont, dans une de ces provinces, où le spectacle
habituel de nos guerres entretenait l'esprit belliqueux et la haine
de l'étranger, Louis Dominique Klein était entré dès l'âge de quinze
ans dans la maison militaire de Louis XVI; et c'est là que, douze
ans après, la révolution vint le prendre pour le mettre à sa place.
Il en avait franchement adopté les principes, non point à la manière
de ces hommes pour qui les changements d'état ne sont qu'un désordre
à exploiter, mais parce qu'il y voyait pour son pays de nouveaux
éléments de prospérité et de grandeur. Homme d'épée, il courut
défendre nos libertés contre ceux qui les attaquaient par l'épée, et
c'est ainsi qu'elles furent plus dignement, plus efficacement
défendues. C'est par nos guerriers seuls qu'elles furent alors
sauvées, car ceux qui les soutenaient par la parole ne tardèrent
point à les souiller par la plus exécrable des tyrannies, et c'est
la gloire éternelle de nos armées d'être restées pures de ces excès,
sous la honteuse domination de ces tribuns sanguinaires, que, pour
l'honneur de la France, la plume la plus éloquente tenterait
vainement de réhabiliter dans l'esprit des gens de bien.
Lieutenant de cavalerie dans l'armée active, Klein montra, dès son
apparition sur les champs de bataille de Valmy et de Jemmapes, tout
ce qu'il y avait en lui d'intrépidité et d'intelligence guerrière.
Les soldats ne manquaient point alors à nos armées; le patriotisme
en soulevait de toutes parts, et l'aspect de l'ennemi redoublait
leur enthousiasme. Les généraux, les officiers étaient plus rares.
Les neuf dixièmes avaient été emportés par cette folie politique
qu'on appela l'émigration ; ils avaient tourné leurs armes contre
cette révolution dont ils pouvaient régler la marche par leur
ascendant sur les masses. Ceux d'entre eux qui, restés fidèles à
leur patrie, lui avaient donné ses premières victoires, venaient
d'être proscrits par l'ingratitude soupçonneuse de nos décemvirs. Un
sanglant et sacrilège ostracisme avait ainsi privé nos armées de
leurs derniers généraux, et il fallut en chercher parmi les braves
qui, dans les rangs subalternes de nos phalanges victorieuses,
s'étaient distingués de la foule.
Alors se forma cette génération de nouveaux chefs, orgueil éternel
de la France nouvelle, et qui, forcée de lutter vingt ans contre
l'Europe coalisée, a donné tant d'illustrations militaires à ce long
et brillant épisode de notre histoire. Klein fit partie de cette
génération guerrière qui s'éteint tous les jours, et dont quelques
débris à peine siègent encore au milieu de nous. Il fut le compagnon
d'armes et de gloire des Jourdan, des Masséna, des
Gouvion-Saint-Cyr, des Kléber, des Macdonald, des Marceau, des
Championnet, des Soult, des Molitor, de tous ces grands noms qui
jetèrent un si vif éclat sur les temps héroïques de la révolution
française. Il compta dans l'état-major de l'armée de
Sambre-et-Meuse, de ce modèle des armées, de ce foyer de
patriotisme, de désintéressement, de toutes les vertus civiques et
guerrières.
Klein signala son courage à la bataille de Watignies, à l'immortelle
journée de Fleurus, aux passages de l'Ourthe et de l'Aywaille. Il
s'élança le premier dans les flots de la Roër sous le feu des canons
autrichiens, et se montra, par son audace, un digne général
d'avant-garde. Ce poste est un des plus importants, des plus
périlleux de l'armée. Celui qui l'occupe est responsable de la
sécurité de tous. Il ne peut perdre l'ennemi de vue. Il doit
observer son altitude, deviner ses mouvements, déconcerter ses ruses
de guerre. Cette vigilance de tous les instants, ce mélange de
prudence et d'intrépidité étaient les qualités du général Klein. Il
est pourtant des occasions où la prudence ne saurait être écoutée,
où le succès dépend d'une résolution irréfléchie. Telle fui la
situation de Klein au passage de la Lahn. La brigade Brayer s'était
aventurée au delà de cette rivière; elle allait succomber sous le
nombre de ses ennemis. Klein voit le danger et se précipite dans les
flots à la tête de ses escadrons. Tombé avec son cheval dans un
gouffre qu'il n'a pas eu le temps de sonder, il presse de sa voix
tonnante la course de ses cavaliers, et sauvé par le secours que lui
prète le jeune frère du général Soult, il réparait à la tète de ses
braves pour décider la victoire. Peu de jours après il entrait de
vive force, et le premier de tous, dans les murs de Wurtzbourg, dans
les remparts de Bamberg, où, suivi seulement de 50 cavaliers, il eut
à lutter contre 1,000 Autrichiens.
Plus tard, quand la savante manœuvre du prince Charles eut arrêté
cette première invasion de nos armées au cœur de l'Allemagne, Klein
eut à soutenir la retraite de l'armée de Sambre et Meuse ; et le
combat de Weilbourg lit le plus grand honneur à sa fermeté.
L'offensive convenait mieux cependant à son audace. Reporté en avant
par le général Hoche, qui venait de succéder au vainqueur de
Fleurus, Klein détruisit, dans une charge, le régiment des hussards
de Barco, et chassa l'ennemi des hauteurs d'Ukerath et d'Altenkirchen.
Ce fut dans cette courte campagne qu'avec 6,000 hommes il en attaqua
11,000, et les mit en déroute, après avoir fait plus de prisonniers
qu'il n'avait de combattants.
Le grade de général divisionnaire fut la récompense de cette action
d'éclat; et la paix de Léoben lui permit enfin de se reposer de tant
de fatigues. Mais cette paix fut de courte durée, et, le 25 mars
1790, le général Klein combattait encore sous l'illustre Jourdan à
la bataille de Stokach. Six mois après, un nouveau chef et de
nouveaux ennemis l'appelèrent en Helvétie. Il y commandait la
réserve de Masséna à la bataille de Zurich; et c'est lui qui
rétablit le combat à la gauche de cette ville, au moment où le brave
Mortier était contraint de se replier devant les masses de Korsakot.
Klein s'élança à la tète de ses grenadiers et de ses escadrons,
refoula les colonnes russes vers les escarpements de la Limmath; et
les deux généraux, unis désormais par cette fraternité d'armes,
pénétrèrent ensemble dans la ville, chassèrent l'ennemi de rue en
rue, et détruisirent par cette victoire jusqu'alors incertaine, le
prestige fatal qui s'attachait déjà à la puissance moscovite.
Klein fut aussi un des lieutenants de Moreau dans la campagne que
l'armée du Rhin couronna par l'immortelle bataille d'Hohenlinden.
Ainsi il lui fut donné d'associer son nom aux triomphes des quatre
grands capitaines qui avaient promené avec plus de gloire notre
nouvelle bannière dans les champs de l'Allemagne et de l'Helvétie.
Jourdan, Moreau, Hoche, Masséna avaient tour à tour apprécié sa
valeur dans les combats, sa fermeté dans le commandement, sa passion
pour les devoirs militaires, son ardent patriotisme.
Un capitaine plus grand encore va réclamer ses services et
s'associer à des victoires plus éclatantes, à ces campagnes savantes
et rapides, à ces courses triomphales qui se terminaient par la
chute sanglante d'un empire, à ces miracles de guerre qu'avait fait
connaître Alexandre, qu'avaient imités César et Charlemagne, et dont
le monde et l'histoire avaient depuis Gengis-kan désappris la
tradition et le secret. C'est encore le général Klein qui, sous les
ordres de Murat, ouvrira l'un des premiers ce brillant chapitre de
la période impériale qui commence à Donawerth, sur le Danube, et
finit deux mois après à Austerlitz. Klein se signale au passage du
fleuve, au combat de Wertingen, où une division autrichienne et
quatre escadrons de cuirassiers sont enveloppés, chargés et pris par
ses dragons ; au combat d'Elchingen, où sa division et celle du
général Beaumont mettent en déroute les escadrons du prince
Ferdinand; à Languenau, où la division Werneck est décimée. C'est à
l'occasion de ce combat que l'empereur dit dans son sixième bulletin
: Le prince Murat a été très-satisfait du général Klein ; et une
ligne pareille tombée de la plume de Napoléon devenait alors un
titre de gloire. Les esprits dominés par les intérêts matériels ne
peuvent sentir aujourd'hui tout ce qu'il y avait de magie et
d'entrainement dans cet éloge du plus grand homme des temps
modernes. On l'enviait comme une distinction qui donnait
l'immortalité à un homme et l'illustration à une famille. Fier de
cette distinction, Klein s'attache désormais à l'ennemi qu'il vient
d'entamer. Il reprend Werneck a Neresheim, le poursuit jusqu'à
Nordlingen, et le livre à Murat avec son état-major et son corps
d'armée.
Détaché sur la rive gauche du Danube, il prend part au glorieux fait
d'armes de Diernstein , où le maréchal Mortier à la tète de 4,000
Français, combat et disperse les 25,000 Russes qui lui commandaient
de se rendre. Les deux héros de Zurich se retrouvaient les premiers
en face des mêmes adversaires; et soutenus sans doute par ce
souvenir glorieux ils leur arrachent une victoire plus diflicile
encore que la première. Klein parcourt la Bohème en triomphateur, et
arrive enfin à ce champ de bataille d'Austerlitz, où, comme tous les
héros de cette journée, il se montre digne de lui-même.
L'année suivante, il court à marches forcées à léna ; et une charge
vigoureuse signale sa présence dans cette plaine fameuse où
tombèrent comme frappés de la foudre et le trône du grand Frédéric,
et la renommée de ses lieutenants, et l'assurance de ses vieilles
bandes, et l'orgueil de ses imprudents héritiers. Jamais victoire
plus entière n'avait justifié les combinaisons du génie de la
guerre. Jamais dispersion ne fut plus rapide. De l'Elster à la
Baltique, de l'Elbe à la Vistule, ce n'était que confusion et
désordre, un pêle-mêle de légions victorieuses courant à la
recherche des vaincus, et de divisions fugitives, décimées,
mutilées, ne sachant où trouver un asile contre la poursuite du
vainqueur. Dans ce désordre immense qui n'avait point d'exemple dans
l'histoire d'un art si fertile en incidents merveilleux, le général
Klein se rencontre tout à coup avec le corps prussien de Blücher.
Celui ci est supérieur en nombre, mais ses troupes sont vaincues
d'avance et lui même n'a plus d'audace que pour tromper. Sommé de
rendre les armes, Blücher répond qu'un armistice a été signé, qu'il
rejoint les cantonnements qu'on lui assigne, et Klein lui ouvre le
passage; et l'empereur se plaint de ce qu'il appelle la simplicité
du général C'est que le brave Klein avait dans le cœur autant de
loyauté que de bravoure. Esclave de sa parole, il ne savait pas
douter de la parole des autres, incapable de tromper, il ne pensait
pas qu'un vieux soldat pût le tromper lui-même.
Sa disgrâce ne fut pas longue. Napoléon ne se privait pas pour si
peu, des services d'un pareil lieutenant. Huit jours après, il
retirait son reproche de simplicité et ne parlait plus que de la
bonne foi française abusée par un général prussien. Les dragons ne
perdirent point le digne chef qui les guidait au champ d'honneur.
Napoléon, qui savait si bien réparer ses torts envers de pareils
hommes, voulut les passer en revue, les consola par des avancements
et des décorations, et dit à l'Europe, dans son vingt huitième
bulletin : La division Klein a donné avec distinction à la bataille
d'Iéna, et a enfoncé plusieurs carrés d'infanterie prussienne. La
blessure était guérie; c'était un nouveau titre de noblesse pour le
général Klein, et c'est par de nouveaux exploits qu'il fera éclater
sa reconnaissance. Le 24 décembre, il culbute dans les flots de
I'Wrka la cavalerie qui a osé franchir ses rives. Le 26, au combat
de Golymin, il donne à Murat une nouvelle occasion de louer sa
bravoure. Le 7 février 1807, il préludé à la bataille d Eylau par
une charge brillante qui sauve une de nos brigades, et la maintient
sur le plateau sanglant qui dominera la bataille du lendemain. C'est
par là que devait déboucher le maréchal Davoust; ce corps d'armée ne
paraissait pas encore, la victoire était indécise, et l'empereur
n'était point sans inquiétude. Il ordonne au général Klein de tenir
jusqu'à l'arrivée du maréchal, et le brave Klein n'a jamais su
désobéir. Malgré les attaques incessantes des colonnes russes, il
resta inébranlable dans sa position jusqu'au moment où les
tirailleurs de Davoust se firent entendre, et rejoignit alors la
masse de cavalerie, qui se précipitant sur l'aile gauche des Russes
comme une avalanche de fer, décida la victoire par un horrible
carnage. C'est dans cette même masse qu'il prit part à la journée
plus décisive de Friedland, et qu'il poursuivit les colonnes
moscovites jusqu'au delà du Niémen, où la rencontre pacifique des
empereurs de France et de Russie semblait promettre un siècle de
paix à l'Europe. Heureuse la France, si ce même fleuve n'eût jamais
été franchi par le grand homme qui semblait y poser la borne de ses
conquêtes.
Avec la guerre de Prusse finit la carrière militaire du général
Klein. Des grandes illustrations dont il était le contemporain,
celles qui avaient survécu aux victoires de la république et du
consulat, comme aux deux premières guerres de l'empire, n'avaient
pas toutes trouvé place dans le cadre des dignités militaires
qu'avait relevées le fondateur de notre nouvelle société politique.
Les généraux qui étaient restés en dehors de ce premier choix
gênaient les ambitions récentes qu'avait excitées le nouveau
souverain de la France. Une noble retraite fut donnée au général
Klein, que l'empereur avait déjà décoré des titres de comte et de
grand officier de la Légion d'honneur. Le sénat fut la haute
récompense de ses services. Klein ne l'avait point sollicité, car il
ne savait rien demander. Il avait servi son pays sans s'inquiéter de
ce qui pouvait lui en revenir. Il avait reçu ses deux premières
distinctions sans se croire plus grand que ne l'avaient fait ses
services. Il accepta la troisième comme un nouveau poste où
l'appelait l'honorable confiance du chef de l'Etat et de l'armée.
C'est donc en 1807, à la paix de Tilsitt, que le comte Klein vint
prendre place dans cette enceinte, à côté des Kellerman et des
Lefebvre, et des hommes politiques qui avaient vieilli dans nos
assemblées nationales, et soutenu l'Etat par la sagesse de leurs
conseils. C'est alors qu'une femme d'une illustre naissance, digne
de lui par ses vertus, vint s'associer à sa nouvelle destinée, et
donner un charme de plus à la paisible existence qui lui était
imposée.
La chute de l'empire troubla la sérénité de sa vie. Le retour des
hommes du vieux temps qu'il avait repoussés autrefois loin de nos
frontières, le fit trembler pour les libertés de son pays. La charte
de Louis XVIII le rassura; il y trouva des garanties plus fortes que
celle des constitutions impériales ; mais comme la France entière,
il avait vu dans la gloire une compensation de la liberté; et quand
la gloire nous était ravie avec la France entière, il redemandait
cette même liberté comme la plus douce consolation de nos désastres.
Resté sur son siége de sénateur, sous le nouveau titre de pair de
France il fut heureux de conserver une position, où il pouvait
contribuer au maintien de ces mêmes libertés dans le cas où l'esprit
de réaction viendrait à les attaquer; et quand se réalisa cette
fâcheuse prévention, le comte Klein ne manqua point à ses principes.
Il fit partie de cette minorité qui repoussa le rétablissement du
droit d'ainesse, comme antipathique aux nouvelles mœurs de la
famille; la loi du sacrilège, comme la première atteinte de
l'hypocrisie à la liberté des cultes et cette loi plus sinistre qui,
sous prétexte de régler la liberté de penser et d'écrire, étouffait
la plainte, et punissait le droit d'examen et de contrôle. Heureux
les princes de ce temps s ils avaient pu oublier l'origine de cette
minorité conservatrice, et se laisser conduire par la sagesse de ces
hommes qu'entourait la confiance du peuple, et qui connaissaient la
force de ses répugnances politiques ! Mais quand cette minorité,
grossie de toutes les conversions que faisait la raison publique,
fut assez forte pour assurer la liberté des élections par la
permanence des listes du jury, l'esprit de réaction s'appesantit sur
elle. On la brisa en introduisant dans le sein de la pairie les plus
ardents de ceux qu'avait révoltés son indépendance. On détruisit son
œuvre par des ordonnances sacrilèges; et les prédictions de ces
dignes pairs, dont on calomniait la prudence, furent accomplies par
la colère d'un peuple dont on avait méconnu les droits et les
sentiments.
Les yeux du général Klein se mouillèrent de larmes à l'apparition de
ce drapeau national sous lequel il avait si glorieusement combattu.
Sous les glaces de l'âge, il retrouvait alors tout l'enthousiasme de
sa jeunesse; et il vit venir avec moins de regret l'heure fatale qui
devait le réunir à ses anciens compagnons d'armes. C'est d'ailleurs
un grand soulagement des dernières douleurs de l'homme que le
souvenir d'une existence noblement remplie; et le comte Klein
pouvait remonter le cours de sa vie entière sans y trouver une
action qui ne fût honorable. Doué d'un sens droit, d'un esprit juste
d un cœur aimant, d'une âme fortement trempée, constant dans ses
affections, bon père, bon époux, homme d'honneur avant tout, le
général comte Klein fut conduit toute sa vie par deux guides qui ne
trompent jamais, l'amour de la patrie et le sentiment du devoir.
Dans les assemblées politiques comme sur les champs de bataille,
dans la vie privée comme dans la vie publique, il mérita, il obtint
d'êre honoré de tous. Il fut toujours et partout le soldat de
l'armée de Sambre-et-Meuse, simple et bon comme Jourdan qui en avait
été le cher et le modèle, et digne d'être offert lui-même aux
générations qu'il a vues naître comme un exemple de loyauté de
désintéressement et de patriotisme.
De toutes parts. Très-bien ! très-bien ! l'impression !
M. LE PRÉSIDENT. La chambre ordonne l'impression de l'éloge funèbre
qu'elle vient d'entendre.
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