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Journal - La Presse du jour

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Presse - Divers - 1888-1955


  • L’Ami du Peuple - 8 juillet 1888

Ecrasé par un train. - On écrit de Blâmont à l’Express : « Le nommé X..., âgé d’environ 60 ans, originaire de Reillon et pensionnaire à l’hospice de Blâmont, a tenté d’en finir avec la vie dont il semblait las, en se jetant résolûment sur la voie du chemin de fer de Cirey au moment du passage du train, à quelques centaines de mètres de la gare de Blâmont, près de la ferme appartenant à M. du Champ, au château de Blâmont. »
X... a eu le bras et la jambe brisés ; il a été aussitôt transporté à l’hospice. Ce pauvre malheureux ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales.


  • L’Evènement - 18 octobre 1891

INCIDENT A LA FRONTIÈRE
DOUANIER ET BRACONNIER
(DE NOTRE CORRESPONDANT PARTICULIER)
Lunéville, 16 octobre,
Un braconnier du canton de Blâmont chassait hier sur le territoire allemand, lorsqu’il fut surpris par un douanier allemand. Des coups de fusil furent échangés des deux parts, mais personne ne fut blessé.
Le parquet de Lunéville a fait arrêter le braconnier, et l’incident n’aura aucune suite.
D. Hulot.


  • Siercker Anzeiger - 3 mars 1894

Kirchberg am Wald. Wie man dem „Lorrain" meldet, hatte ein gewisser Joseph Bathelot von da dieser Tage Kirchberg verlassen, um sich Geschäfte halber nah Blamont (Frankreich) zu begeben. Als er am Samstag Morgen noch nicht nah Hause zurückgekehrt war, schickte die Frau ihre Tochter nah Heming, um sich nach dem Vater zu erfundigen.
Bei Barchingen, auf dem Futzpfade nach Heming fand das Mädchen den Vater in einem kleinen Bache als Leiche. Man vermuthet, daß ber Unglückliche in der Trunkenheit in den Bach gefallen ist.


  • L'Éducation physique (Paris) - 1er novembre 1895

Nous avons dit dans le Bulletin de septembre dernier que les machines étaient exemptes de tout taxe à l'entrée en Allemagne.
Or, il parait que cette information, exacte en 1894, ne l'est plus en 1895.
Un unioniste qui vient de faire un voyage en Allemagne, M. Adam, de Paris, nous signale qu'en sortant de France pour entrer en Alsace par le bureau de Blamont, il a eu à verser une somme de 3 marks 10 (4 francs environ) pour une machine de 15 kilos environ ; et n'étant pas rentré en France par le même bureau. il a dû renoncer au remboursement.
Voilà donc les cyclistes avertis; nous les engageons à tenir compte de cet avis, car en passant sans s'arrêter devant les bureau de douane allemands, ils risqueraient de recevoir un coup de fusil ou de se voir arrêter par la gendarmerie prévenue téléphoniquement.


  • Le Progrès : journal de Lyon, politique, quotidien - 24 septembre 1900

UN INCIDENT EXAGÉRÉ
Nancy, 23 septembre.
La nouvelle racontée par plusieurs journaux d’une violation de frontière aux dernières manœuvres a jeté une profonde émotion à Nancy. Seule l’autorité militaire savait à quoi s’en tenir à ce sujet, bien qu’elle n’ait appris que tardivement le fait.
Voici en quoi il se résume :
Le samedi 15 septembre, une vingtaine de soldats, appartenant aux 1re et et 3e compagnies du 37°, cantonnées à Blamont, et des 7e et 8e cantonnées à Repaix, passant à travers les mailles des postes de soldats, de gendarmes et de douaniers, gagnaient isolément et sans armes la frontière du côté de Foulcrey.
Les douaniers français en refoulèrent une dizaine, les autres réussirent à gagner une éminence située à 200 mètres de la frontière d’où ils espéraient découvrir une partie de l‘Alsace-Lorraine.
Ils n’y restèrent que peu d’instants du reste et revinrent en France après s'être procuré quelques paquets de tabac étranger.
Les douaniers signalèrent le fait à l’administration préfectorale qui ouvrit immédiatement une enquête.
De cette enquête, il résulte qu'il est absolument inexact que des inscriptions injurieuses aient été tracées sur les poteaux-frontières. Il est encore plus inexact que des ordures aient été apposées sur ces poteaux.
Le fait revêt donc un simple caractère de gaminerie. Du reste, quelques jours auparavant, un incident de cette nature s’était produit parmi les soldats du 132e régiment allemand qui vinrent de Niederhoff à Bertrambois.
La libération de la classe n’a pas été ajournée, ainsi que certains l’ont dit, car les coupables se déclarèrent dès qu’ils apprirent que les 7e et 8e compagnies étaient consignées. Une quinzaine d’entre eux viennent d’être punis de huit jours de prison, deux ou trois autres de quinze jours.
L’ambassade d'Allemagne n'a eu à intervenir à aucun moment et l’autorité militaire n’a agi que d’après les rapports qui lui ont été fournis par l’administration française. Voilà les faits dans toute leur exactitude.


  • Hayinger Zeitung - 6 septembre 1911

Von der Grenze. Als ein interessanter Moment aus den diesjährigen Divisionsmanövern, die sich längs ber Grenze abspielen, läßt sich hervorheben, daß vergangenen Samstag gegen 9 Uhr vormittags die französischen und deutschen Truppenabteilungen sich auf eine Entfernung von nur 4 Kilometern einander näherten. Das französische Militär, Artillerie aus Luneville, stand bei Blamont, während die deutschen Truppen vom Artillerieregiment Nr. 51 aus Straßburg bei St. Georges Aufstellung genommen hatten. Beiderseits nahmen die höheren Offiziere Veranlassung, sich gegenseitig durch die Feldstecher zu beobachten. Um die elfte Vormittagsstunde rückten alsdann die beiden Batterien des Straßburger Regiments wieder in ihr Quartier in Heming ein.


  • Le Nouvelliste d'Alsace-Lorraine - 17 juillet 1912

SARREBOURG. - Déserteur. - Un fantassin du 97me d’infanterie, en garnison à Sarrebourg, s’est présenté la nuit au poste de gendarmerie de Blâmont, demandant à contracter un engagement à la légion étrangère. C’est un nommé Lemper, âgé de 21 ans, et natif de la Prusse rhénane. Il a déclaré avoir déserté pour cause de mauvais traitements.


  • Le Progrès : journal de Lyon, politique, quotidien - 10 septembre 1912

Un chasseur. M. Isidore Petit, cafetier à Verdenal (Meurthe-et-Moselle), a tué accidentellement, près de Blamont, un autre chasseur, M. Emile Chatton, rentier, âgé de 62 ans, habitant également Verdenal.


  • Le Nouvelliste d'Alsace-Lorraine - 4 février 1914

Lunéville, 4 février.
Deux uhlans de Sarrebourg sont arrivés hier soir à Blamont, près de Lunéville, à cheval, en tenue et avec leurs armes. Ils ont déclaré avoir déserté à la suite des mauvais traitements endurés à Sarrebourg et vouloir contracter un engagement à la Légion étrangère. Ils ont été dirigés sur Lunéville où leur arrivée faisant suite à l'atterrissage des aviateurs allemands n’a pas été sans causer une certaine émotion.


  • Le Progrès : journal de Lyon, politique, quotidien - 26 septembre 1914

EN LORRAINE
Comment furent pris les Equipages de la Landwehr bavaroise
Paris, 25 septembre.
Le 20 au matin, la division française campée sur la Vezouse, après une marche de nuit de flanc le long du canal de la Marne au Rhin, avait réussi à réoccuper Avricourt. La position des Allemands, battue par le fort de Manonviller, menacée au nord par la marche de nos troupes était devenue intenable. Après un violent duel d’artillerie, l’ennemi évacuait la ville frontière, se retirant en pays annexé, dans la direction de Richecourt.
Dans la journée du 21, tandis que nos troupes fortifiaient la position conquise, barricadant les rues du village et garnissant d’artillerie les collines du Sanon, nos aéroplanes signalaient un retour offensif des Allemands, à 15 kilomètres au sud, sur le sentier de Richecourt à Blâmont. Ainsi donc, l’ennemi n’avait repassé la frontière à Avricourt que pour rentrer chez nous quelques heures plus tard, vers Richecourt. Par la ligne Richecourt-Blamont, impraticable à l’artillerie, les Allemands ne pouvaient acheminer que de l’infanterie sans la faire soutenir par le moindre canon. Il y avait certainement là une feinte d’attaque plutôt qu’une attaque réelle. Néanmoins, plusieurs colonnes ennemies franchissaient les crêtes, se dirigeant vers la ligne de la Vezouse, privée de la division qui l’occupait la veille, et l’avait quittée pour réoccuper Avricourt. Il semblait même que les Allemands, loin de dissimuler leur mouvement, avaient à cœur de signaler leur présence, car les colonnes suivaient bien ostensiblement les crêtes au lieu de se dissimuler dans les vallées. Ces mouvements étranges durèrent toute la journée du 21.
Notre état-major ne pouvait être dupe. L’ennemi cherchait à tout prix à attirer notre attention dans la direction de la Vezouse. Mais dans le but de tenter quelle opération dans la région d’Avricourt ? En vain nos aviateurs avaient survolé la vallée du Sanon, ni là ni sur la rive parallèle du canal, nos aéros n’avaient découvert rien d’insolite. On décida alors d’envoyer un peloton de cavalerie explorer la forêt du Paroy, inaccessible par son feuillage à l’œil de nos observateurs.
Cependant, au sud, l’infanterie allemande avançait toujours, réoccupant sans peine, Blamont d’abord, Domèvre ensuite, laissés vides de troupes, par notre avance sur Avricourt. D’Avricourt, nos canons avaient bien tenté de saluer l’entrée de l’ennemi dans la vallée de la Vezouse, mais sans grand succès, vu la grosse distance. Restant donc dans une expectative prudente, notre état-major, tout en faisant surveiller par quelques pelotons de dragons les colonnes allemandes, décida de laisser avancer l’ennemi, sûrs, que nous étions, à l’heure voulue, de repousser aisément une division de fantassins que n’appuyait aucune artillerie et dont la cavalerie était insuffisante. Il y avait, sans nul doute, dans cette marche des Allemands au sud, une feinte pour nous obliger à dégarnir les abords d’Avricourt.
Notre état-major ne tarda pas à avoir l’explication de cette tactique. Ce que n’avaient pu voir nos reconnaissances d’avions, notre raid de cavalerie venait de l'accomplir. Une estafette accourait, en effet, au soir du 21, annoncer au quartier d’Avricourt que nos cavaliers avaient, découvert, caché dans la forêt de Paray, un train d’équipage ennemi considérable. L'estafette, vu le nombre important de troupes ennemies accompagnant les convois, demandait à toute vitesse du renfort pour l’attaque prochaine.
Nous avions là l'explication de la feinte allemande vers le sud, feinte qui ne tendait à rien moins qu’à, nous attirer sur la Vezouse, afin que, au nord d’Avricourt, les équipages ennemis attardés pussent, durant la nuit, repasser sans encombre la frontière.
Notre état-major donna rapidement ses ordres. Dès l’aube, la forêt de Parnay était cernée par un régiment de chasseurs d’Afrique. Sur la ligne de Manonvillier-Avricourt, quatre batteries battaient la route. Les équipages ennemis étaient pris. Un bref combat sous bois eut raison de leur résistance. A onze heures du matin l’ennemi se rendait.
La prise était d’importance. Tout le train de la Landwehr bavaroise tomba entre nos mains, avec son personnel, conducteurs, boulangers, infirmiers. Un bataillon entier du IVe corps complétait la prise. De plus, nous capturions vingt autos de ravitaillement, y compris deux autos des postes appartenant aux IXe et XVIe corps allemands. Parmi les traînards faits prisonniers dans la même affaire, se trouvaient des soldats des VIIe XIIIe et XIVe corps. Ce mélange hétéroclite de troupes était la preuve du désarroi dans lequel la bataille de la Marne avait jeté nos ennemis, et du désordre de sa retraite vers la Meuse et l’Argonne.


  • Le Progrès : journal de Lyon, politique, quotidien - 22 avril 1915

Les «Déracinés»
Dans un magnifique tableau que l’on peut contempler à Paris, en l’une des salles du Luxembourg, un admirable artiste a illustré la pensée de notre grand Victor Hugo en montrant
Vêtus de peaux de bêtes
les victimes d’une invasion des âges primitifs, se pressant, s’enfuyant, tristes, lamentables, sous la menace de l'envahisseur.
Combien de fois, depuis le début de cette guerre, ce tableau, d’une note si poignante, n’a-t-il pas évoqué les misères de ceux que, chaque jour, la chronique des journaux désigne sous la rubrique de « réfugiés » ou « d’évacués » ? Seuls les moyens de l'exode ont changé, le chemin de fer a remplacé l’antique char à bœufs, mais la détresse des âmes n'est-elle pas la même à tous les âges, lorsque poussés par le barbare qui veut s’installer au foyer, il s’agit de quitter le toit si cher, où les ancêtres ont écoulé leur existence.
Ce sont là pensées qui s’imposaient à nous, mardi, à six heures du matin, lorsque, sous le hall de la gare des Brotteaux, nous attendions l’arrivée d’un train amenant dans le département du Rhône 258 réfugiés.
La matinée était radieuse. Le soleil parsemait sur toutes choses sa poudre resplendissante et, comme par une cruelle ironie, ce fut dans une apothéose de lumière dorée que le sombre convoi de « déracinés » s’engouffra sous la véranda.
- Je me demande qu’elle va en être la composition ? avions-nous entendu dire, un instant plus tôt à M. Lamy-Boisroziers, l'intelligent et actif secrétaire général de la préfecture du Rhône, qui arpentait le quai de la gare.
La composition ! Elle varie, en effet, sensiblement, celle des différents convois qui passent dans nos gares ! Ces anciens prisonniers des Allemands sont restés, les uns internés depuis six ou huit mois dans des camps de concentration, et présentent l’aspect misérable de gens dont les vêtements se sont peu à peu élimés ; d’autres, qui ont été laissés dans leur ville ou dans leur village jusqu’à ce jour, ont l’attitude gauche de personnes contraintes à effectuer malgré elles un long et pénible voyage. Les premiers portent sur leur corps tout leur linge, combien usé, hélas ! depuis le temps ! Ceux-ci, au contraire, très propres, possèdent valises ou paquets dans lesquels sont enserrées les précieuses hardes.
Quelle différence aussi entre ces derniers convois et ceux composés de certaine population de grandes villes, où se distinguent de nombreuses femmes, qui, la cigarette aux lèvres, affichent cavalièrement, au milieu de la tristesse ambiante, leur allure de filles de joie.
Il y a donc convois et convois.
A l'ouverture des portières, nous pouvons bientôt nous rendre compte que nous sommes en présence de la catégorie la moins misérable : Des sourires, un peu tristes, sans doute, mais non point- douloureux, éclairent la plupart des visages, et de joyeux petits drapeaux français sont agités par des mains d’enfants. Le train arrêté, des dames, des demoiselles de la Croix-Rouge se précipitent aux portières, les mains chargées successivement de victuailles, de vêtements et de linge.
« La façon de donner vaut mieux que ce qu’on donne », dit le proverbe ! Combien le proverbe est vrai ! Offriraient-elles du pain K sec, avec leur grâce et leur sourire charmant, ces dames feraient naître la douce reconnaissance dans le cœur des voyageurs ! Et comme elles présentent du bon pain blanc français fort bien accompagné, on devine quels remerciements sincères leur sont adressés.
Les distributions terminées, les voyageurs descendent de vagon, et nous pouvons converser avec quelques-uns d’entre eux. Ainsi, nous apprenons qu’ils sont tous des habitants de Blamont et de Cirey, en Meurthe-et-Moselle, deux localités plusieurs fois citées dans les communiqués au début de la guerre. Samedi, ils sont partis de leur domicile et mis en route par la Suisse, où partout, nous disent-ils, ils, ont été salués d’ovations chaleureuses.
Pendant huit mois, ils ont subi l'occupation allemande ! Pendant huit mois ils ont tout ignoré de la France. Huit mois ! Qu’ils ont donc tous le cœur gonflé de haine contre la horde qui les tyrannisait ! Ah ! il n’est nul besoin de les presser de questions. Les uns et les autres parlent, parlent d‘abondance des brutes près desquelles ils vécurent pendant ce temps. La sauvagerie des Teutons ? Mais il n’est qu’à interroger le premier enfant venu. Il vous citera vingt exemples :
- Voyez cette dame en deuil, nous dit un interlocuteur. Ils ont fusillé son mari !
Dans un autre groupe, nous entendons M. Harquet, qui fut chef de gare à Blamont pendant seize ans, qui nous fait le récit de ses démêlés avec l’autorité militaire allemande depuis l’invasion :
- Un jour, nous dit-il, le revolver au poing, ils m’ont amené devant leur général. Je croyais bien mon dernier moment arrivé lorsqu'un de leurs officiers m'appuya son revolver contre le front. J'ai échappé, mais j’en suis étonné, car j’étais pour eux un suspect.
Nous poursuivons nos entretiens et nous rencontrons un vieillard qui nous tend un papier :
- Tenez, nous dit-il, voilà ce qu'ils nous ont fait distribuer avant de partir. Comme ils ne pouvaient plus nous fournir les 125 grammes quotidiens de pain K, qu’ils nous vendaient très cher, ils se sont tirés d’affaire avec ces déclarations.
Et nous lisons :
AVIS. - A plusieurs reprises, le gouvernement allemande demandé au gouvernement français de fournir, par la voie des pays neutres, les aliments nécessaires aux habitants des localités situées dans la région occupée par les troupes allemandes. Le gouvernement français ayant opposé un refus formel à toutes ces demandes, le gouvernement allemand se voit, malgré lui, obligé de renvoyer en France une partie de cette population, en première ligne ceux qui ne sont pas en état de pourvoir à la longue à leurs propres besoins. Pour beaucoup de ces malheureux, qui seront ainsi forcés de quitter leur foyer, la mesure est très dure, mais toute ta responsabilité en retombe sur un gouvernement qui n'a pas voulu prendre soin de ses propres sujets.
Le morceau est d’une belle tartuferie !
Mais le train va bientôt partir. M. le commissaire Helly, avec tact, sans brusquerie, procède au classement des réfugiés pour leur répartition dans les différentes communes.
Pendant ce temps nous assistons à des effusions touchantes d’une famille qui vient de se retrouver : Le mari, soldat depuis la mobilisation, blessé, et en traitement à Lyon, n’avait pas eu des nouvelles de sa femme et de ses deux fillettes depuis son départ, pas plus qu’elles, de leur côté, n’en avaient eu du chef de famille. A Genève, par hasard, la femme avait connu l’adresse du mari à Lyon, et lui avait fait télégraphier, d’où la rencontre au passage du convoi. On juge de la joie éprouvée à se retrouver ainsi, après neuf mois de séparation et d’angoisse !...
Mais l’intérêt qu’a éveillé en nous le sort de tous ces braves gens est trop vif pour que nous les laissions s’éloigner ainsi : Nous tenons à les accompagner jusqu’à la destination qui leur est fixée.
A Anse, s’arrête le premier détachement. Sur le quai, près de M. le maire, se trouve déjà M. Lamy-Boisroziers. La sollicitude de ce haut fonctionnaire pour ces nouveaux administrés du département ne s’est pas bornée à l’attente des rapports qui lui eussent été fournis. Il a voulu se rendre compte par lui-même de l’accueil qui était réservé aux malheureux réfugiés.
Hâtons-nous de dire que partout il eut lieu de se déclarer satisfait, car partout, que ce soit à Anse, à Villefranche, à Saint-Georges-de-Reneins, à Belleville, etc., il constata, comme nous, l’empressement le plus admirable chez les autorités municipales, et l’esprit le plus cordial parmi la population.
Ce sont de bons Français qui accomplissent leur devoir patriotique en recevant à cœur ouvert des membres de la grande famille française victimes de la guerre.


  • Le Progrès : journal de Lyon, politique, quotidien - 12 septembre 1917

Accident à un enfant. - Le petit Georges Bijeard, 8 ans, réfugié de Blamont (Meurthe-et-Moselle), dont le père est mobilisé, a été renversé, hier matin, vers onze heures et demie, sur la route d’Heyrieux, en face du chemin des Quatre-Maisons, par une automobile.
L’enfant a été transporté et pansé au cabinet du docteur Garde. Son état n’est pas alarmant. La victime a été conduite au domicile maternel par l’auteur involontaire de l’accident.


  • Le Progrès : journal de Lyon, politique, quotidien - 10 décembre 1921

M. Florent Schmitt est nommé Directeur du Conservatoire de Lyon
Parmi les maîtres de la musique contemporaine française, M. Florent Schmitt se révèle comme la figure à la fois la plus sympathique et la plus originale. Il remplace, aujourd’hui M. Augustin Savard dans les fonctions de directeur du Conservatoire de Lyon. C’est là une nouvelle qui va combler d’aise, non seulement les amateurs de musique, mais encore les curieux d’art de toutes sortes.
M. Florent Schmitt est né à Blamont, en Lorraine. Nous avons déjà parlé de son séjour au Conservatoire de Paris, où il fut élève de Gédalge et de Gabriel Fauré. Cette époque, qui est celle de la formation, ne s’illustra d’aucune particularité saillante. Mais les premiers envois qu’il fit de Rome, par contre, révélèrent une personnalité puissante et une maîtrise bien faite pour surprendre chez un jeune musicien. On sait que M. Florent Schmitt écrivit une partie de son célèbre quintette lorsqu’il était pensionnaire de la villa Médicis.
Dans un fort bel article publié par le Monde Musical, M. Albert Roussel étudie particulièrement cette période vécue à l’école de Rome et de laquelle il est déjà possible de dégager les principales caractéristiques de son art, ses tendances Examinant les influences qui ont alors pesé sur sa personnalité, M Roussel le croit imbu des grands classiques allemands et sensible à la musique de chambre de César Franck. Il en donne pour preuve te premier mouvement du Quintette, qui pense-t-il, demeure significatif de la premier, manière de M. Florent Schmitt. « Puissance et sensualité se révèlent déjà dans cette musique. Rien de cette mièvrerie, ni de ces raffinements excessifs qu’on a pu reprocher parfois a notre école moderne. S’il a écouté avec complaisance les accents charmeurs de Debussy, s’il en a goûté, comme tous ses contemporains, l'exquise et profonde volupté il n’en a retenu qu’une grande leçon d’indépendance. »
Et c'est bien là ce qui se pouvait dire de plus juste et de plus définitif sur le grand musicien qui, tout en demeurant artiste de son temps et de son pays, a su garder une place bien a. lui dans un milieu particulièrement brillant. M. Florent Schmitt est un « jeune » au sens qu’à Paris, on attache à ce mot, c’est-à- dire qu’il a dépassé la cinquantaine. Il a d’ailleurs beaucoup produit. Outre son Quintette, qui passe pour un des ouvrages de musique.de chambre les plus intéressants, outre Le Psaume XLVI, pour orchestre. orgue chœurs et solo ; La Tragédie de Salomé, les Reflets d Allemagne, les Nuits romaines, les Musiques intimes, Rêves, Légende, pour alto et orchestre - ces pièces choisies parmi les plus connues - il a encore écrit de nombreuses mélodies : Star, sur des vers de M G. Jean Aubry, et enfin le chœur des Devadasis, L’Hymne a l’Eté, le Chant de Guerre.
Artiste passionné, profondément sincère et épris de musique, en plus d’un compositeur puissant et personnel, M. Florent Schmitt est encore un critique curieux des œuvres nouvelles, obstiné à les révéler et à les défendre envers et contre tous. Sans compter qu’il y apporte, parfois, une certaine véhémence et toujours, un grand courage.


  • La Croix du Nord - 18 août 1922

Départ de Missionnaires
Aujourd'hui, 17 août, s’embarquent, à Marseille trois missionnaires envoyés à Madagascar par la Procure des Missions Françaises G. G. M. de la rue des Stations, à Lille. Le P. André Gadenne, de Lille; le P. François de Gonneville, de Blamont (M.-et-M.), et le P. Bernard Vienne, de Tourcoing. Le P. André Gadenne est le petit-neveu de M. l’abbé Gadenne, mort curé de Raches, à l’Age de 106 ans. A l’occasion de ce départ, citons quelques chiffres qui intéresseront, croyons-nous, les lecteurs de la « Croix du Nord ». Depuis moins d'un an, la Procure des Missions Françaises de la rue des Stations, à Lille, a présidé à l'embarquement de treize missionnaires. qui pour la plupart, n'étaient préparés à leur travail apostolique pendant une quinzaine d’années chacun.
L'effort principal de la Procure n’est pas d’ailleurs de préparer les départs en mission ou les retours, mais de ravitailler en toute façon les trois missions, c'est-à-dire de ravitailler avec les trois évêques, 130 missionnnaires-prêtres, 49 missionnaires-laïcs, 106 religieuses enseignantes ou hospitalières. en tout 288 personnes lesquelles dirigent 3.365 catéchistes, maîtres et maîtresses d’école.
La Procure doit s’occuper aussi de :
668 Eglises et Chapelles :
6 Séminaires et Collèges ;
2.192 Ecoles (garçons et filles) avec 51.974 élèves ;
1 Léproserie avec 108 lépreux ;
8 Dispensaires (150.000 remèdes distribués) ;
1 Imprimerie (180 ouvrages édités).
C’est grâce surtout aux aumônes recueillies par la Procure des Missions G. G. M. que notre compatriote Mgr Lécroart a pu recueillir et nourrir, dans ses écoles, pendant la famine de 1921, 40.000 petits affamés chinois et faire bénir en Chine le nom de la France et celui des villes-sœurs de Lille, Roubaix et Tourcoing.


  • Le Progrès : journal de Lyon, politique, quotidien - 4 aout 1923

UN CAPITAINE ALLEMAND CONDAMNÉ A MORT PAR CONTUMACE
Nancy, 5 aout.
Le conseil de guerre de la 20e région a jugé, par contumace, l’ex-capitaine .Kuntz,
actuellement maire de Zitog (Saxe).
Accusé d’avoir commis, en 1914, des actes de pillage, à Neuviller, Blamont, Domevre et d'avoir, en outre, ordonné l’incendie de l’église d’Harbouey, Kuntz a été condamné à la peine de mort.


  • Le Progrès : journal de Lyon, politique, quotidien - 1er février 1928

CHALON-SUR-SAONE
Arrêté au poste. - Hier, le sieur Maurice-Joseph Claude, né en 1897 à Blamont (Meurthe-et-Moselle), se présentait au poste de police pour solliciter un billet de logement.
Comme cet individu était sans papiers et sans argent, il a été arrêté aussitôt pour vagabondage.


  • Le Progrès : journal de Lyon, politique, quotidien - 13 septembre 1929

Une jeune fille tuée
Montélimar, 12 septembre. Cet après-midi, vers 2 heures, une auto emmenant trois personnes : M. et Mme Emile Tranchand, garagiste à Blamont (Meurthe- et-Moselle), et leur jeune fille âgée de 20 ans, s’est jetée sur un camion-automobile qui était renversé sur le côté gauche de la route nationale numéro 7, à la hauteur du hameau Pannières, commune de Donzère.
Ce camion ayant dérapé dans la matinée, ses propriétaires, MIM. Alègre et Mondon, de Valence, avaient envoyé un second véhicule pour prendre la marchandise ainsi arrêtée, et ce deuxième camion se trouvait sur le côté droit de la route, en face du premier.
M. Tranchand aurait pu passer entre les deux ; il voulut cependant ralentir, mais ayant freiné trop fort sur le terrain glissant, il dérapa et sa voiture vint heurter violemment un des camions.
La jeune fille fut précipitée hors de la voiture et relevée avec une fracture du crâne. Les trois occupants ont été aussitôt transportés à l’hôpital de Montélimar par des automobilistes anglais qui passaient au moment de l’accident.
La jeune fille est décédée en cours de route; le père et la mère n’ont eu que des contusions sans gravité.
M. et Mme Tranchand et leur fille venaient de Nîmes, où ils avaient séjourné deux mois, et rentraient à Blamont. La jeune fille devait se marier prochainement.


  • Est-Républicain - 11 septembre 1934

Logeur en défaut. - Les gendarmes ont verbalisé contre Schmaleff Eugène, hôtel-café de la Paix, rue du Château, à Blâmont, dont le registre de logeur n'était pas en règle.


  • Cinémonde - 25 octobre 1934

Trois cinégraphistes blessés.
Trois graves accidents ont frappé les cinégraphistes, ces temps derniers.
[...] Enfin, la charmante vedette anglaise Francis Day, qu’on a vue en France dans Deux Cœurs, Une Valse, et qui tourne actuellement à Paris Antonia, Romance hongroise, a été victime d’un accident de voiture suffisamment grave pour qu’on juge nécessaire son transport à l'hôpital de Blamont.
Nos meilleurs vœux de rétablissement à tous.


  • La Croix du Nord - 26 janvier 1936

ELECTION A L’ACADEMIE DES BEAUX-ARTS
Paris, 25. - L’Académie des Beaux-Arts a procédé, samedi après-midi, à l’élection d’un membre titulaire au fauteuil vacant par la mort de M. Paul Dukas.
Au cinquième tour de scrutin, M. Florent Schmitt a été élu par 17 voix sur 32 votants.
Le nouvel académicien est né en 1870 à Blamont (Meurthe-et-Moselle).
Grand-Prix de Rome de musique en 1900, il fut appelé à diriger le conservatoire de Lyon de 1922 à 1924. Il est aujourd’hui critique musical du journal « Le Temps ».


  • Le Franc-tireur - 24 juillet 1951

Une tornade s’est abattue à Blamont (M.-et-M.) et a causé d’importants dégâts aux récoltes. Des arbres arrachés ont entraîné dans leur chute des poteaux télégraphiques. Le téléphone a été coupé dans plusieurs directions. Plusieurs routes ont été coupées.


  • L'Alsace : quotidien du Haut-Rhin libéré - 24 août 1948

Ein Kind wird von einer Dampfwalze zermalmt
Am Freitag gegen Mittag ereignete sich an der Strassenkreuzung von Cirey nach Blamont und der Ausfahrt von Badonwiller ein schweres Unglück. Am vorderen Walzenrad der Dampfwalze die im Rückwärtsfahren begriffen war, spielte ein Kind. Als jedoch der Maschinist, der das Kind nicht bemerkt hatte, wieder vorwärts rollte, kam der unglückliche vierjährige Jean-Claude Collot zu Fall und wurde buchstäblich von der Dampfwalze erdrückt.


  • Les Echos - 14 décembre 1951

Une faute professionnelle qui doit être pénalisée
Nous avons sous les yeux, une fois de plus, une sommation sans frais adressée par un percepteur (en l’occurrence celui de Blamont, commune d’Avricourt, en Meurthe-et-Moselle), et par laquelle un contribuable est convié, ou plus exactement sommé, d’avoir à payer dans un délai de douze jours une somme de... 20 francs !
Ne serait-il pas temps qu’un ministre des Finances réaliste, interdise tout envoi de sommations ou de rappels de ce genre pour toute somme inférieure à 100 fr. ?
Au cas où un fonctionnaire ne tiendrait pas compte de telles directives, il devrait être pénalisé pour avoir infligé à l’administration une dépense infiniment supérieure, tant en perte de temps qu’en consommation abusive de papier et en formalisme.
Sans compter le temps perdu pour le contribuable !


  • L'Alsace : quotidien du Haut-Rhin libéré - 30 juillet 1952

Ein 10 Monate altes Kind starb an Misshandlungen
Am Donnerstagabend verstarb im Spital zu Nancy das 10 Monate alte Baby Jean Weis, uneheliches Kind des Korbmachers Vincent Burckhardt und seiner 23 Jahre alten Freundin Henriette Weis. Man hatte das Kind am Morgen in der Wohnung seiner Mutter in Gogney bei Blâmont in einem hoffnungslosen und völlig verwahrlosten Zustand aufgefunden. Burckhardt hatte das Kind zuvor, in Abwesenheit der Mutter, öfters misshandelt und es auch wieder am Donnerstagmorgen mit Schlägen traktiert.
Als er feststellen musste, dass das Kind verletzt war, ergriff er die Flucht. Man vermutet, dass er sich nach dem Elsass gewendet hat, wo verschiedene seiner Sippe wohnen.


  • Le Soir (Marseille) - 8 novembre 1954

NANCY (A.F.P.). - Une automobile conduite par Mlle Michèle Georges, âgée de 19 ans, s’est jetée contre un arbre de Blamont Le père de la conductrice, négociant à Lunéville, a été tué, la mère et la sœur de la jeune fille ont été sérieusement blessées.


  • L'Union : organe du Comité départemental de la libération nationale (Reims) - 21 décembre 1955

Disparus depuis dimanche
Deux motocyclistes avaient trouvé la mort dans un ravin
L’un d’eux laisse une femme et cinq enfants
LUNEVILLE. - Dimanche, M. Charles Franck, âgé de 40 ans, demeurant à Avricourt, et M. Maurice Cotel, célibataire, demeurant à Autrepierre, tous deux employés aux usines Bata, étaient partis, comme chaque semaine, couper du bois à Domèvre-sur-Vezouse.
Ne voyant pas revenir les deux hommes, Mme Vve Cotel, mère de M. Maurice Cotel, et Mme Franck firent une déclaration à la brigade d‘Avricourt, qui entreprit immédiatement, avec le concours de la brigade de Blamont, des recherches qui demeurèrent vaines jusqu’à hier après midi.
Vers 15 h., les deux hommes furent découverts par la brigade de gendarmerie d’Avricourt. Ils étaient morts dans le ravin qui borde le côté gauche du virage, à proximité de la gendarmerie à l’entrée de Blamont.
D’après les constatations faites par un médecin, la mort due à une fracture du crâne, remonterait à dimanche soir, vers 22 h. Les corps ont été transportés à l’hôpital de Blamont.
La moto pilotée par M. Cotel avait heurté un arbre par le côté droit avant de rouler dans le ravin ; seuls le guidon et le phare ont souffert. La machine avait été achetée peu de temps auparavant par M. Cotel.
M. Franck, qui venait de faire construire une maison à Avricourt, laisse une veuve et 5 enfants.

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