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Avricourt - 6 juin 1926
 


Le dimanche 6 juin 1926, la commune d'Avricourt inaugure son monument aux morts, orné de la croix de guerre qui lui a été décernée le 26 janvier 1926.

Journal officiel du 31 janvier 1926 :
«  Citations à l'ordre de l'armée.
Par arrêté en date du 26 janvier 1926, le ministre de la guerre cite à l'ordre de l'armée les communes suivantes:
[...] AVRICOURT (Meurthe-et-Moselle) : village frontière qui fut une des premières victimes de l'invasion et dont les habitants, malgré les souffrances de l'occupation du 3 août 1914 au 11 novembre 1918, ont toujours fait preuve des plus belles qualités de courage et d'abnégation ».

A cette occasion, M. Georges Mazerand  prononce un discours.
Monument aux Morts
Avricourt reconaissant à ses héros de la gr&ande guerre
  Monument aux morts - 8 juin 1926
Monument aux morts - 8 juin 1926 Monument aux morts - 8 juin 1926 Monument aux morts - 8 juin 1926
Comité du monument aux morts - 6 juin 1926    

Le monument est décoré d'un bas relief en fonte signé «  A.M. David » (similaire à celui du monument aux morts de Frémonville) : cette oeuvre du sculpteur Albert Eugène Marie David (1896-1971) a été largement diffusée par les fonderies du Val d'Osne.

Le monument porte 23 noms de militaires décédés lors de la grande guerre (il comporte cependant quelques oublis) :

Nom Prénom Date de naissance Date de décès  
ANTOINE Célestin 18 juin 1893 (Marainviller, 54) 5 août 1916 Caporal au 4ème Régiment de Zouaves de marche - Tué à Vaux-Chapitre (Verdun, 55) (Tombe individuelle n° 2964 - Nécropole Nationale "Douaumont")
ARBOGAST Théophile 25 septembre 1883 (Igney, 54) 23 octobre 1915 2ème classe au 289ème Régiment d'Infanterie - Décédé de suites de blessures à l'ambulance 3/55 de Camblain-l'Abbé (62) (Tombe individuelle n° 11274 - Nécropole Nationale "Notre-Dame-de-Lorette")
AUBERT Félix Augustin 8 octobre 1885 (Labry, 54) 25 septembre 1915 Sous-lieutenant au 151ème Régiment d'Infanterie - Tué à Aubérive (51)
BACCARD Raoul Louis 24 janvier 1896 (Reims, 51) 11 septembre 1916 Homme d'équipe au service de l'Exploitation des Chemins de fer de l'Est - Sergent au 149ème Régiment d'Infanterie - Tué à Cayeux-en-Santerre (80)
CAMAILLE Auguste Joseph 31 août 1893 (Igney, 54) 12 novembre 1915 2ème classe au 23ème Régiment d'Infanterie Coloniale - Décédé de suites de blessures à l'ambulance 15/22 au Château de Braux-Sainte-Cohière (51)
CHAMBREY Hubert Edmond 13 juin 1896 10 septembre 1915 2ème classe au 156ème Régiment d'Infanterie - Tué à Hans (51)
DAVILLÉ Auguste Félicien 15 juillet 1883 (Batilly, 54) 3 décembre 1914 2ème classe au 17ème bataillon de Chasseurs Alpins - Tué à la côte 170 de Souain (51)
FAIVRE Henri Isidore 20 novembre 1893 (Neuville en Ferrain, 59) 14 septembre 1916 2ème classe au 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied - Tué à Déniecourt (60)
GOUBLER Marcel 23 février 1897 (Noisy-le-Sec, 93) 12 décembre 1917 2ème canonnier-conducteur au 120ème Régiment d'Artillerie Lourde - Tué dans l'accident de chemin de fer de Saint Michel de Maurienne (73) (Tombe individuelle n° 37 - Nécropole Nationale "La Doua")
HIEBEL Edmond Nicolas 13 juin 1884 (Igney-Avricourt, 54) 8 mars 1917 Sous-lieutenant au 356ème Régiment d'Infanterie 21ème compagnie - Suite à une blessure reçue à Emberménil le 6 février, décédé de broncho-pneumonie à l'hôpital militaire de Lunéville (54) (Tombe individuelle n° 960 - Nécropole Nationale "Friscati")
KREBS Louis 20 septembre 1892 (Igney, 54) 14 juin 1915 Caporal fourrier au 17ème Bataillon de Chasseurs Alpins - Tué à Notre-Dame de Lorette (62)
LOEFFLER Charles Frédéric 22 décembre 1891 (Igney, 54) 9 novembre 1914 2ème classe au 1er Régiment de Zouaves - Tué à Luygheim (Belgique)
LOUIS Robert Georges Marcel 29 juillet 1892 (Igney-Avricourt, 54) 20 octobre 1918 Sapeur au 8ème Régiment du Génie - Décédé d'une maladie contractée en service à l'hôpital américain de Vittel (88)
MARCHAL René Victor 17 novembre 1898 15 avril 1918 2ème classe au 109ème Régiment d'Artillerie Lourde - Tué à Dommartin (80)
MASSÉ Gaston 24 juillet 1897 (Marville, 55) 31 mai 1918 Caporal au 71ème Bataillon de Chasseurs à Pied - Tué à Soissons (02) (Tombe individuelle n° 285 - Nécropole Nationale "BOIS ROGER")
ORTH Émile 16 avril 1885 (Wissembourg, 67) 3 juin 1918 Adjudant-chef au 6ème Régiment de Marche de Tirailleurs - Décédé de suites de blessures de guerre à l'hôpital n° 38 de Vitry-le-François (51)
ORTH Jean, dit Ernest 31 décembre 1888 (Igney, 54) 28 août 1914 Sergent au 26ème Régiment d'Infanterie - Tué à la Ferme des oeufs-Durs, Anthelupt (54) (Tombe individuelle n° 1586 - Nécropole Nationale "Friscati")
PIERRAT Joseph Auguste 27 septembre 1887 (Igney, 54) 14 septembre 1914 Caporal au 17ème Bataillon de Chasseurs à Pied - Tué à Suippes (51) (Tombe individuelle n° 3080 - Nécropole Nationale "Somme-Suippes")
QUERTAT René Jules 28 juin 1895 (Saint-Dié, 88) 22 juillet 1918 2ème classe au 54ème Bataillon de Chasseurs - Tué à Grisolles (02)
RONDEL Émile Célestin 6 mai 1890 (Laneuveville-devant-Nancy, 54) 29 août 1915 Cavalier eu 31ème Régiment de Dragons - Décédé de maladie aggravé en service à Blainville sur l'eau (54) - «  Non mort pour la France »
ROOS Eugène 4 février 1894 (Igney, 54) 18 mai 1915 2ème classe au 6ème Régiment d'Infanterie Coloniale - Décédé de méningo-encéphalite consécutive à l'hôpital mixte de Bar-le-Duc (55) (Tombe individuelle n° 688 - Nécropole Nationale "Bar-le-Duc")
SCHOENHERR Henri 21 février 1883 14 août 1915 Soldat au 17ème Bataillon de Chasseurs à Pied - Décédé de maladie aggravée en service à Nice (06). - «  Non mort pour la France » Note : le nom est orthographié différemment sur le monument et sur la plaque commémorative de l'église.
VOGIN Henri Joseph Victorien 22 janvier (ou juin) 1884 (Juvrecourt, 54) 20 août 1914 Lieutenant au 31ème Bataillon de Chasseurs à Pied - Tué au col de Saint-Léon - Walscheid (57)



 


Journal de Lunéville
16 juin 1926

AVRICOURT
Inauguration du Monument aux Morts
Avricourt a, dimanche 6 juin, solennellement inauguré le Monument élevé à la mémoire des Enfants de la commune (23) Morts pour la Patrie, et auxquels elle avait tenu à donner ainsi un pieux hommage de reconnaissance.
Dès 6 h., les cloches sonnèrent et à 9 h. eut lieu la cérémonie religieuse, en présence du Conseil Municipal et du Comité d'Érection au grand complet qu'accompagnait la musique de l' «Etoile île l'indépendance d'Avricourt.
L'église était supérieurement décorée ; le catafalque était recouvert d'un grand drapeau tricolore.
Dès que fut terminée la cérémonie, célébrée par M. l'abbé Voegeli. professeur au Collège St-Pierre Fourier de Lunéville, le Clergé, encadré des Autorités, de la Musique, des Enfants des Écoles, se dirigea vers le Monument dû au ciseau de M. Colère, de Nancy, et qui fut béni.
La musique avait attendu à la gare, les personnalités. Arrivèrent successivement MM. Lebrun, sénateur, vice-président du Sénat; le Sous-Préfet de Lunéville, le général de Brantes, commandant la 3e Division de Cavalerie, qui furent reçus par M. Mazerand, député, et M. le baron de Turckheim, conseiller général.
Le cortège se dirigea vers la Maison Commune, où le maire, M. Lœfler remercia les invités d'avoir bien voulu accepter de rehausser cette cérémonie de leur présence. Il présenta les excuses de MM. Louis Marin, Édouard de Warren et François de Wendel, députés, retenus par des engagements antérieurs.
De gracieuses fillettes offrirent des gerbes de fleurs aux personnages officiels.
Le Cortège se forme et, précédé de la Musique, se rend devant le Monument, en face duquel a été dressé une estrade où prennent place les personnalités déjà citées, ainsi que le Comité d'Érection, les membres de la Municipalité ainsi que les Maires d'Avricourt (Moselle), d'Igney, de Foulcrey, Domjevin, Fréménil, Amenoncourt, Autrepierre, Blâmont; le Capitaine de Gendarmerie de Lunéville. M. Coulon, inspecteur primaire: Resnick, délégué de l'A.M.C.; Grandbastien, inspecteur de la Cie de l'Est; Gris, chef de gare d'Avricourt, etc...
M. Guittin, instituteur, fait l'appel des Morts, auquel les Enfants répondent suivant la formule accoutumée.
Voici la liste glorieuse : Vogin Henri; Orth Jean-Ernest; Pierrat Auguste; Loeffler Frédéric; Davillé Félicien; Roos Eugène; Krebs Louis; Schœnherr Henri ; Rondelle Henri ; Aubert Félix ; Chambrey Hubert : Arborgast Théophile; Camaille Auguste ; Antoine Célestin ; Baccard Raoul; Faivre Henri; Hiebel Edmond; Goubler Marcel; Marchal René ; Massée Gaston : Orth Émile ; Querlal Jules; louis Marcel; Jacquiet Ferdinand.

Les Discours
M. Paul Bertrand, président du Comité, en quelques mots émus, remet au Maire le Monument et fait le serment que la mémoire des morts dont les noms sont gravés sur le Monument demeurera impérissable.
M. Lœfler, maire, remercie et assume que lui et ses successeurs resteront dignes de la tâche qui leur est confiée.
Puis, les Enfants des Écoles entonnent, sous la direction de M. Guittin, l'hymne : C'est l'Heure Sainte.
Le sympathique conseiller général de Blâmont, M. de Turckheim prend la parole. Voici le texte intégral de son discours qui fut chaleureusement applaudi :
« La cérémonie d'aujourd'hui est particulièrement émouvante, parce que nous sommes à quelques pas de l'ancienne frontière. Nous revoyons dans nos souvenirs de fièvre d'août 1914, les troupes françaises descendant la côte d'Avricourt pour pénétrer en Lorraine annexée, après avoir renversé le poteau frontière.
« Ce n'est que quatre années plus tard que cette frontière a été définitivement effacée : mais déjà, à ce moment, nous sentions la victoire possible.
« Nos Morts l'ont rendue définitive par leur suprême sacrifice.
« Pendant les premières années après la Guerre, quand nous inaugurions un monument élevé à la gloire de nos grands morts, nous nous approchions d'eux avec tristesse certes, mais aussi avec un sentiment de joie intense et de fierté en pensant que leur sacrifice n'avait pas été vain puisque non seulement ils avaient sauvé la France attaquée, mais qu'ils l'avaient faite plus glorieuse et plus forte que jamais. Et nous nous approchions d'eux la tête haute en leur disant que, nous aussi, nous saurions faire notre devoir et que nous maintiendrions notre cher pays au rang où ils l'avaient fait monter, à la tête des nations.
« Pouvons-nous aujourd'hui encore tenir ce langage ? Ne venons-nous pas, devant ce monument, avec une tristesse rendue plus douloureuse encore, par I'angoisse qui nous étreint ? Quelques années ont passé depuis ces jours de novembre et de décembre 1918, que nous avons vécus dans une atmosphère d'enthousiasme continuel. La France parlait en maîtresse alors et il semblait que rien ne pourrait la faire déchoir après l'effort formidable que ses enfants avaient donné.
« Hélas ! qu'ils paraissent loin ces jours heureux !
« Qu'elles sont tristes, les heures présentes vécues au jour le jour, dans une atmosphère de découragement et de crainte pour l'avenir. Quelles sont loin ces espérances qui nous faisaient voir la
Patrie sanglante, mais triomphante, relevée par les paiements de l'ennemi vaincu et par les efforts réunis de tous nos alliés qui nous devaient la victoire. .
« Les plaies sont pansées, les régions sinistrées sont en partie relevées, mais c'est la France seule qui a dû faire l'effort, trop lourd pour ses épaules meurtries.
« Comptant sur les paiements des vaincus promis par les traités, elle s'était mise courageusement au travail de reconstruction, peut-être un peu follement, dans la griserie de la victoire. C était beau d'effacer les traces de la guerre et de rendre à ceux qui avaient tant souffert de l'exil ce qu'ils avaient perdu et même mieux. Mais peu à peu les promesses de paiements s'évanouissaient, oubliant le sang versé par les Enfants de France, se dressaient contre nous en créanciers implacables ; et aujourd'hui nous voyons le vainqueur glorieux plus mal traité que l'agresseur vaincu.
« Ah ! pauvres morts, quand vous combattiez avec des armes et des munitions livrées par nos alliés, quand vous vous faisiez tuer en attendant l'arrivée des Anglais et des Américains, vous ne pensez certes pas que cette aide matérielle apportée pour arriver à la victoire commune, devrait plus tard être payée par vos vieux parents, par vos frêres, par vos fils et vos petits-fils. Et vous auriez crié de dégoût si on vous avait fait prévoir que vos alliés feraient un jour à votre pauvre pays meurtri, un compte formidable, qu'ils refuseraient de laisser discuter, et qui s'accroîtrait d'intérêts chaque année.
« Inquiets de voir tous les fruits de votre victoire disparaître peu à peu, vous nous poseriez ces questions.
« Pourquoi donc avez-vous faibli dans le combat pour la paix ?
« Pourquoi vous êtes-vous fatigués si vite, vous, les vivants, de l'effort à faire pour maintenir à notre pays la force et le prestige que notre victoire lui avait donnés ? ».
« Pourquoi acceptez-vous de laisser mettre la Patrie sous la tutelle de la finance internationale ?
« Ne voyez-vous donc pas qu'une nouvelle attaque vous guette, celle de l'or étranger, vous mettant à sa merci, vous suçant la moelle, volant votre patrimoine artistique, vos terres des plus belles régions de France et bientôt vos usines.
« Ah ! faites comme nous à la Marne redressez-vous, il en est temps encore !
« Malgré la fatigue et le découragement, nous nous sommes retournés face à l'invasion, pour la maîtriser et l'arrêter. Nous étions unis alors, nous avions un chef et nous avions confiance en ce chef.
« Si vous suivez notre exemple, le nouvel envahisseur s'arrêtera à son tour et s'écriera comme l'agresseur de 1914 :
« Nous avions fait nos projets de conquête sans tenir compte du farouche patriotisme des Enfants de l'rance et de leur merveilleux moral. »
« Rappelez-vous les enseignements de la guerre si proche.
« Rappelez-vous notre union, rappelez-vous que la victoire finale n'est venue que quand nous avons eu un chef unique préparé de longue date à sa tâche tragique. »
Écoutons la voix de nos morts et demandons-nous ce qui nous manque pour réaliser à notre tour ce qu'ils ont accompli au péril de leur vie.
« Il nous manque cette union patriotique que nos soldats avaient su faire devant le danger commun, et il nous manque ce chef.
« Au moment de l'attaque, ils étaient tous là, dans la tranchée, coude à coude, décidés à tout pour arrêter l'invasion, tous camarades, communiant dans une même pensée de France en danger de mort. Il faut que la paix renaisse entre les Français.
« Et il faut que nous ayons un chef préparé à sa tâche, entouré d'hommes compétents, travaillant dans le calme au-dessus des partis et dans un but unique, celui du salut de la Patrie.
« Comme elle serait facile, la nouvelle victoire si nous faisions ce qu'ont fait nos soldats, ce qui leur a valu de gagner la guerre. La France ne peut pas s'abaisser ignominieusement après une si belle page de son histoire ; elle ne peut pas faire honte à tant de siècles de gloire.
« La victoire renaîtra quand nous aurons suivi les enseignements de la guerre.
« Alors, mais alors seulement, nous pourrons de nouveau nous approcher de ces monuments le front haut, le cœur joyeux, et dire à nos chers disparus :
« Grands Morts, vous avez, par votre suprême sacrifice, délivré et glorifié la France ;
« Nous avons su, à notre tour, malgré toutes les difficultés, la sauver de la rapacité du monde, la maintenir glorieuse et forte comme vous nous l'aviez confiée.
« Vous pouvez reposer en paix ! »
M. Mazerand rappelle la citation de la commune et, montrant l'égoïsme et la sécheresse du cœur dans la lutte quotidienne pour l'existence, ces monuments funèbres sont non seulement une dette sacrée, mais doivent engendrer des pensées généreuses, même chez le passant anonyme. Il retrace les exodes successifs et tristes des habitants d'Avricourt, que le Gouvernement vient justement de récompenser par la Croix de Guerre, et il convie tout le inonde à l'œuvre de redressement financier.
Après quelques mots du Sous-Préfet de Lunéville, M. Lebrun a la parole. Il dit que, certes, l'heure est grave, mais qu'il faut renouveler l'acte de 1914. Il faut sauver la France, il faut faire son devoir : 1° obtenir l'exécution des traités ; 2° travailler, persuadé que le monde ne retrouvera pas autrement la paix; 3° pratiquer les vertus civiques; en un mot, subordination des intérêts privés à l'intérêt général.
M. le Sous-Préfet remet ensuite la Croix du Mérite Agricole à M. Haas, et les Palmes Académiques à M. Loeffler, maire, puis à lieu la remise officielle à la Commune de la Croix de Guerre, par le Général de Brantès, représentant le Ministre de la Guerre.
Le Banquet a eu lieu au Restaurant Gaspard Krœbel. Au champagne. M. le Maire a refait l'historique de la Commune laquelle est dans sa vingt-huitième année d'existence.
M. de Turckheim but à la santé des cheminots, dont la conduite fut héroïque pendant la guerre. M. Mazerand dit son espoir de la prospérité d'Avricourt, et M. le Sous-Préfet lève son verre à la santé du Président de la République.
Après que M. Lebrun eut montré que les espoirs de la victoire n'ont pas été ce qu'on attendait, affirme que la France n'a jamais trahi ses engagements et que la force du droit triomphera.
Le cortège s'est rendu à Avricourt-Moselle, demeurée 48 ans sous le joug allemand et où une réception eut lieu à la Mairie.

 

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